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15 août, 2024

Le mariage, vocation divine. CEC 1603

 


Le Catéchisme de l'Église Catholique (CEC) consacre une partie importante à la question du mariage, affirmant clairement qu'il s'agit d'une véritable vocation divine. Voici quelques points clés où cette notion est développée :

  • CEC 1603: "La communauté profonde de vie et d'amour que forme le couple a été fondée et dotée de ses lois propres par le Créateur. 
  • Dieu lui-même est l'auteur du mariage." Cette phrase est fondamentale car elle situe le mariage non pas comme une simple institution sociale, mais comme une réalité créée par Dieu lui-même.  
  • CEC 1605: "L'amour conjugal est une vocation à une communion intime, totale et féconde. Il est un chemin de sanctification pour les époux, et une source de vie nouvelle pour les familles et pour la société." 
  • Ici, le mariage est présenté comme un chemin de sainteté, une vocation à grandir dans l'amour de Dieu et du prochain.


  • CEC 1640: "Le lien matrimonial est donc établi par Dieu lui-même, de sorte que le mariage conclu et consommé entre baptisés ne peut jamais être dissout." 

  • Cette affirmation souligne l'indissolubilité du mariage, fruit d'un lien établi par Dieu lui-même.  
  • CEC 1660-1661: Ces paragraphes traitent de la dimension sacramentelle du mariage, soulignant que le sacrement du mariage confère une grâce spéciale aux époux pour vivre leur vocation.


*30.02.01 Jésus bonsoir* ! pour toujours…

 

16 août 2024*. Vendredi de la 19ème semaine du Temps Ordinaire.

 

*Matthieu 19, 3* : « Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ? » Il répondit : « N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme, et dit : “À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair.” Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, *ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas* ! »

 

 

*Le mariage est une vocation divine*.

De même que Dieu ne nous abandonnera jamais, de même la maman et le papa ne seront jamais séparés.

Dans leur amour grandissant, je trouverai l'image de Dieu.

Quelle grande vocation !

C'est un grand Sacrement.

C'est un grand Mystère.


14 août, 2024

Les familles nombreuses.



« La Sainte Écriture et la pratique traditionnelle de l’Église voient dans les familles nombreuses un signe de la bénédiction divine et de la générosité des parents » (Catéchisme, 2373).

 

Parmi les conjoints qui accomplissent la mission que Dieu leur a confiée, « il faut accor­der une mention spéciale à ceux qui, d’un commun accord et d’une manière réfléchie, acceptent d’un grand cœur d’élever dignement même un plus grand nombre d’enfants. » GS 50

 

Les familles nombreuses constituent « la garantie de la santé physique et morale d’un peuple »  PIE XII, Discours, 20 janvier1958.

Une société « spirituellement forte est toujours formée par des familles fortes » (JEAN PAUL II, Lettre aux fa­milles, 2 février 1994, 18).
C’est pourquoi lorsque l’Église rappelle que la famille, en général, «a le droit à l’assis­tance de la part de la société en ce qui se réfère à la procréation et à l’éducation des enfants » elle indique en particu­lier que « les conjoints qui ont une famille nombreuse, ont le droit à une aide adéquate, et ne doivent pas être soumis à la discrimination (cf. CONCILE VATICAN II, const. Gaudium et spes, 50) » (Charte des droits de la famille, 24-XI-1983, art. 3, c).

Pour affronter les problèmes le chemin est toujours celui de la fidélité à la doctrine morale : « L’Église est assu­rément consciente aussi des problèmes multiples et complexes qui, dans beaucoup de pays, pèsent aujourd’hui sur les époux dans leur tâche de transmettre la vie de façon responsable.
Elle reconnaît également le grave problème de l’accroissement démographique, tel qu’il se présente en diverses parties du monde, avec les implications morales qu’il comporte.
Elle estime, toutefois, que considérer de manière approfondie tous les aspects de ces problèmes ne peut que confirmer une  nouvelle fois et plus fortement encore l’importance de la doctrine authentique sur la régula­tion des naissances, présentée à nouveau par le second Concile du Vatican et l’encyclique Humanæ vitæ. » (JEAN PAUL II, ex. ap. Familiaris consortio, 22 novembre 1981, 31

 

saint Josémaria: Ne fermez pas les sources de la vie.

N’ayez pas peur ! Elles sont criminelles — et elles ne sont ni chrétiennes ni humaines — ces théories qui essaient de justifier la nécessité de limiter les naissances par de fausses raisons économiques, sociales ou scientifiques qui ne résistent pas à l’analyse. C’est de la lâcheté, mes enfants ; de la lâcheté et le désir de justifier l’injustifiable (…).

« N’en doutez pas, la diminution des enfants dans les familles chrétiennes provoquerait la diminution des vocations sacerdotales, et des âmes qui désirent consacrer leur vie au service de Jésus-Christ. J’ai vu bon nombre de couples, qui, n’ayant qu’un enfant, par la volonté de Dieu, ont eu la générosité de l’offrir à Dieu.

Mais ceux qui agissent ainsi sont peu nombreux. Dans les familles nombreuses il est plus facile de comprendre la grandeur de la vocation divine, et il y a des enfants pour tous les états et tous les chemins. »


16 janvier, 2024

MAIN ATROPHIÉE

 


*Main atrophiée*

Contre l’avarice : la générosité.

Quelle joie de donner sans compter !

Dieu est DONNER.

Moi, je veux donner.

Donner ma Vie…



 

*Marc 3, 1* : il y avait là un homme dont la main était atrophiée.

 


*Forge, 291* :

Jésus te demande de prier...

Tu le vois clairement.

 

     — Et pourtant si peu de réponse de ta part !

Tout te coûte tellement: tu es comme l'enfant qui a la paresse d'apprendre à marcher.

Mais dans ton cas, ce n'est pas seulement de la paresse.

Il s'agit aussi de la peur, et d'un *manque de générosité*.

 



*Catéchisme de l’Église catholique 2335* :

Chacun des deux sexes est, avec une égale dignité, quoique de façon différente, image de la puissance et de la tendresse de Dieu.

 

L’union de l’homme et la femme dans le mariage est une manière d’imiter dans la chair *la générosité et la fécondité du Créateur* :

" L’homme quitte son père et sa mère afin de s’attacher à sa femme ; tous deux ne forment qu’une seule chair " (Gn 2, 24).

De cette union procèdent toutes les générations humaines (cf. Gn 4, 1-2 ; 25-26 ; 5, 1).


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26 novembre, 2023

DON DE SOI


 

La veuve de l’Évangile donne tout ce qu’elle a. Elle a appris le don de soi grâce à son mariage.
Le mariage est chemin de sainteté.



 
Luc 21, 4 : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre*.
Tout donner à Dieu. Toute ma vie. Tous mes projets.



 
Catéchisme de l’Église catholique 1609 :
 
Dans sa miséricorde, Dieu n’a pas abandonné l’homme pécheur. Les peines qui suivent le péché, les douleurs de l’enfantement (cf. Gn 3, 16), le travail " à la sueur de ton front " (Gn 3, 19), constituent aussi des remèdes qui limitent les méfaits du péché.

Don de soi dans la vie ordinaire. L'homme de la rue. Se donner à travers le travail, à travers le service.

Et apprendre à se donner dans le mariage.

Catéchisme de l’Église catholique 1609 : 
Après la chute, le mariage aide à vaincre le repliement sur soi-même, l’égoïsme, la quête du propre plaisir, et à s’ouvrir à l’autre, à l’aide mutuelle, au don de soi.


Chemin 27 :

Tu ris parce que je te dis que tu as la “ vocation du mariage ” ?

 — Eh bien, tu l’as. Et c’est bien une vocation.

 Mets-toi sous la protection de saint Raphaël pour qu’il te conduise dans la chasteté jusqu’au bout du chemin, comme il guida Tobie.

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18 mars, 2020

Bénédiction de coupes homosexuels

 


Il est important de comprendre que la clarification du Pape François concernant les bénédictions des couples de même sexe en Afrique ne signifie pas qu'il a « changé d'avis » ou qu'il s'est « trompé » initialement. 

L'Église catholique, dans son approche pastorale, cherche à accompagner les personnes dans leur cheminement de foi, tout en respectant les sensibilités culturelles locales.

 La doctrine reste inchangée : le mariage est une union entre un homme et une femme.

Les bénédictions proposées par le Pape visent à offrir un accompagnement spirituel et un appel au changement de vie.

Le péché est toujours péché. 
Priez pour nous pauvres pécheurs.

30 août, 2019

Un cas de contraception



Une question est restée dans l’air : où est-ce que la Bible interdit les préservatifs ?

Il est fréquent que nos amis et collègues nous posent la question : où est-ce que dans la Bible est dit… ?

Derrière cette question se cache, peut-être, le préjugé de la « Sola Scriptura », c’est-à-dire, que la Bible il faut la lire seul, en écartant toute aide pour la comprendre.
Mais nous savons que la Bible doit être lue « dans l’Église ».
C’est l’Esprit Saint, qui veille sur l’Église, sur la Famille de Dieu, sur le Pape et les évêques unis au Pape, qui nous aide à comprendre chaque fois mieux les Écritures.

 

Dieu a révélé que l’impureté nous empêche l’union avec Lui, l’Amour.

Il est clair dans les Écritures et la Tradition reçu des Apôtres, que l’impureté est un péché grave.
Vous pouvez lire le texte de la lettre aux Galates qui montre clairement la morale vécue par les premiers chrétiens, reçue de Jésus.

Concrétiser « les autres choses du même genre » revient au Magistère de l’Église qui compte sur l’assistance  du Saint Esprit.

Ne pas accepter le Magistère est aller contre la Bible.
Sans l’aide de l’Esprit Saint, dans l’Église, chaque pasteur ou chaque personne individuelle peut l’interpréter à sa façon.
C’est le cas de Genèse 38, le péché d’Onan. Ceux qui veulent justifier cette impureté diront que le péché d’Onan est simplement un péché d’égoïsme et non une impureté.

Lorsqu’on vit bien la chasteté conjugale, les fruits sont si savoureux qu’on est reconnaissant à notre Mère l’Église, qui nous aide à comprendre la Révélation de Dieu dans la Bible.
Vous êtes appelés à être saints !

 

Gal 5, 16

Je vous le dis : marchez sous la conduite de l’Esprit Saint, et vous ne risquerez pas de satisfaire les convoitises de la chair.
Car les tendances de la chair s’opposent à l’Esprit, et les tendances de l’Esprit s’opposent à la chair. En effet, il y a là un affrontement qui vous empêche de faire tout ce que vous voudriez.
On sait bien à quelles actions mène la chair : inconduite, *impureté*, débauche,  idolâtrie, sorcellerie, haines, rivalité, jalousie, emportements, intrigues, divisions, sectarisme, envie, beuveries, orgies et *autres choses du même genre*. Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait : ceux qui commettent de telles actions ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu.

 

Nous pouvons connaître par notre raison, et aussi grâce à la Révélation contenue dans la Bible et enseignée par l’Église, que la contraception est un acte impur.

Nous avons étudié dans les sessions antérieures que la finalité de l’acte conjugal est une communion de corps et âme, un don total qui rend Dieu présent.
La raison de l’impureté est précisément d’empêcher que Dieu soit présent, en séparant l’union de la procréation volontairement.

 

Voyons le point du catéchisme. CEC 2351 : La luxure est un désir désordonné ou une jouissance déréglée du plaisir vénérien. Les plaisir sexuel est moralement désordonné, quand il est recherché pour lui-même, isolé des finalités de procréation et d’union.

Mt 5, 28 : Quiconque regarde une femme avec convoitise a déjà commis dans son cœur l’adultère avec elle.

 

CEC 2336 Jésus est venu restaurer la création dans la pureté de ses origines.

Dans le Sermon sur la montagne, il interprète de manière rigoureuse le dessein de Dieu : " Vous avez entendu qu’il a été dit : ‘Tu ne commettras pas d’adultère’. Eh bien !, moi je vous dis : ‘Quiconque regarde une femme pour la désirer a déjà commis, dans son cœur, l’adultère avec elle :’ " (Mt 5, 27-28). L’homme ne doit pas séparer ce que Dieu a uni (cf. Mt 19, 6).
La Tradition de l’Église a entendu le sixième commandement comme englobant l’ensemble de la sexualité humaine.

 

Éphesiens 5, 3

Comme il convient aux fidèles la débauche, *l’impureté sous toutes ses formes* et la soif de posséder sont des choses qu’on ne doit même plus évoquer chez vous ;  pas davantage de propos grossiers, stupides ou scabreux – tout cela est déplacé – mais qu’il y ait plutôt des actions de grâce.
Sachez-le bien : ni les débauchés, ni les dépravés, ni les profiteurs – qui sont de vrais idolâtres – ne reçoivent d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu ; *ne laissez personne vous égarer par de vaines paroles*. Tout cela attire la colère de Dieu sur ceux qui désobéissent.

 

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 4, 1-8

Frères, vous avez appris de nous comment il faut vous conduire pour plaire à Dieu ; et c’est ainsi que vous vous conduisez déjà. Faites donc de nouveaux progrès, nous vous en prions, frères, nous vous le demandons dans le Seigneur Jésus.
D'ailleurs, vous savez bien quelles instructions nous vous avons données de la part du Seigneur Jésus.
La volonté de Dieu, c’est que vous viviez dans la sainteté, en vous gardant de la débauche, et en veillant à vous comporter chacun avec votre femme dans un esprit de sainteté et de respect, sans vous laisser entraîner par le désir comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu…
En effet, si Dieu nous a appelés, ce n’est pas pour que nous restions dans l’impureté, mais pour que nous vivions dans la sainteté.
Ainsi donc celui qui rejette mes instructions, ce n’est pas un homme qu’il rejette, c’est Dieu lui-même, lui qui vous donne son Esprit Saint.

07 août, 2019

Le mariage chrétien est un chemin de sainteté.



Gaudium et Spes nº 48: Les époux parviennent à leur sanctification mutuelle.
« Le sacrement de mariage, qui reprend et spécifie la grâce sanctificatrice du baptême, est bien une source spéciale et un moyen original de sanctification pour les époux et pour la fa­mille chrétienne. »
« C’est pourquoi les époux chrétiens, pour accomplir dignement les devoirs de leur état, sont fortifiés et comme consacrés par un sacrement spécial ; en accomplissant leur mission conjugale et familiale avec la force de ce sacrement, pénétrés de l’Esprit du Christ qui imprègne toute leur vie de foi, d’espérance et de charité, ils parviennent de plus en plus à leur perfection personnelle et à leur sanctification mutuelle ; c’est ainsi qu’ensemble ils contribuent à la glorification de Dieu. »

« Nous sommes tous, y compris les époux, appelés à la sainteté, et c’est une vocation qui peut exiger jusqu’à l’héroïsme. Il ne faut pas l’oublier. » Discours Jean-Paul II
« La vocation universelle à la sainteté s’adresse aussi aux époux et aux parents chré­tiens : pour eux, elle est spécifiée par la célébration du sacrement et traduite concrètement dans la réalité propre de l’existence conjugale et familiale. »FC 56


Quand le Christ passe, 23
« Les époux sont appelés à sanctifier leur union et à se sanctifier dans cette union. C’est pourquoi ils commettraient une grave erreur s’ils édifiaient leur conduite spirituelle en marge de leur foyer, ou en lui tournant le dos.
La vie familiale, les relations conjugales, le soin et l’éduca­tion des enfants, l’effort pour maintenir, assurer et améliorer la situation financière de sa famille, les rapports avec les autres personnes qui constituent la communauté sociale, tout cela corres­pond à des situations humaines courantes auxquelles les époux chrétiens doivent donner un ca­ractère surnaturel. »

« Surnaturel » signifie, ici, « avec Jésus ». Par Lui, avec Lui, en Lui.

30 juillet, 2019

Banaliser la sexualité est l’enlever son caractère de manifestation du "don à Dieu de la personne toute entière".


Les conjoints manifestent leur don personnel à Dieu,  total et réciproque entre eux,  à travers l'acte d'union conjugal.

Un couple marié renouvelle son don à travers le don de son intimité, de tout son être, manifesté par le don de l'intimité de son corps.
La sexualité est banalisée lorsqu'on lui enlève son caractère de don de la personne.

 

Dieu a voulu que l'homme et la femme deviennent parents à travers ce don personnel à Dieu, exprimé à travers le don  total et réciproque

Dieu a voulu que la fécondité humaine découle du don total à Dieu exprimé par l'acte conjugal.
Ce dessein de Dieu est inscrit pas seulement dans la nature physique mais aussi dans la nature spirituelle de l'homme et de la femme.
L'enfant réclame un engagement à vie à l'amour.

 

L'utilisation des préservatifs banalise la sexualité.

 La fin ne justifie pas les moyens. Banaliser la sexualité et mauvais en soi.

 

Tout acte matrimonial doit être ouvert à la transmission de la vie

En ce qui concerne l’usage de la faculté générative à l’intérieur du mariage, l’Église en­seigne que « tout acte matrimonial doit être ouvert à la transmission de la vie » Humanæ vitæ, 11. Cette doctrine exposée de nombreuses fois par le Magistère est fondée sur « le lien indissoluble que Dieu a voulu et que l’homme ne peut rompre de son initiative entre les deux significations de l’acte conjugal : union et procréation ».
Ibid., 12. Cf. Catéchisme, 2366.

« En ce qui concerne la chasteté conjugale,  j’assure aux époux qu’ils ne doivent pas avoir peur de manifester leur amour : au contraire, puisque cette inclination est la base de leur vie familiale. Ce que le Seigneur leur demande c’est de se respecter mutuellement, d’être loyaux l’un envers l’autre et d’agir avec délicatesse, avec naturel, avec modestie. Je leur dirai aussi que les relations conjugales sont dignes quand elles sont la preuve d’un véritable amour et, par conséquent, quand elles sont ouvertes à la fécondité, à la procréation.
« Tarir les sources de la vie est un crime contre les dons que Dieu a concédés à l’humanité, la manifestation d’une conduite inspirée par l’égoïsme et non par l’amour. C’est alors que tout devient trouble entre des conjoints qui en arrivent à se considérer comme des complices. Il se produit alors des dissensions qui, à la longue, deviennent presque toujours incurables.

« Quand la chasteté conjugale est présente dans l’amour, la vie matrimoniale est l’expression d’une conduite au­thentique : mari et femme se comprennent et se sentent unis. Quand le bien divin de la sexualité se pervertit, l’inti­mité est détruite et le mari et la femme ne peuvent plus se regarder noblement en face.

« Les époux doivent édifier leur vie commune sur une affection sincère et pure et sur la joie d’avoir mis au monde les enfants que Dieu leur a donné la possibilité d’avoir. Ils doivent savoir, s’il le faut, renoncer à des com­modités personnelles et avoir foi dans la Providence divine : fonder une famille nombreuse, si telle est la volonté de Dieu, est une garantie de bonheur et d’efficacité, même si, dans leurs égarements, les défenseurs d’un triste hédo­nisme affirment le contraire » (Quand le Christ passe, 25).

 

Des actes intrinsèquement mauvais

Est intrinsèquement mauvaise « toute action qui, soit en prévision de l’acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation ».
Humanæ vitæ, 14. Cf. Catéchisme, 2370

 

L'espacement des naissances

« S’il y a de sérieux motifs pour espacer les naissances, dus aux conditions physiques ou psychologiques des conjoints, ou à des circonstances extérieures, l’Église enseigne qu’il est alors licite de tenir compte des rythmes naturels immanents aux fonctions génératives pour ne faire usage du mariage que dans les périodes infécondes et de cette façon faire la régulation des nais­sances. » Humanæ vitæ, 16.

 

La mission des parents vis-à-vis des enfants ne se termine pas avec la procréation.

« Les parents, parce qu’ils ont donné la vie à leurs enfants, ont la très grave obligation de les élever et, à ce titre, doivent être reconnus comme leurs premiers et principaux éducateurs. » Humanæ vitæ, 14. Cf. Catéchisme, 2370.

24 juillet, 2019

Les biens du mariage

Les biens du mariage.

L'abrégé du Catéchisme dit (495) que les biens de l'amour conjugal sont l'unité, la fidélité, l'indissolubilité et l'ouverture á la fécondité.
L'unité et l'indissolubilité sont les propriétés essentielles du mariage.
La procréation et le bien des époux (la fidélité) sont les fins du mariage.
 
Traditionnellement on parle donc des "propriétés essentielles du mariage" (l'unité et l'indissolubilité) et des "fins du mariage" (la procréation et le bien des époux).
Le CEC (1643) parle des "biens" du mariage, qui sont trois (l’unité, la fidélité et l’ouverture à la vie).

Il ne faut pas oublier que "la fin" est ce qui s'obtient en dernier lieu mais ce qu’on envisage en premier. Dans le mariage la fin primaire, le bien primaire qu'on envisage c'est la fécondité. Et pour y arriver on doit être "fidèle" à "un amour" exclusif.

Le CEC parle des  trois "biens" du mariage : l'unité, la fidélité (indissolubilité comme bien des époux) et la fécondité <le pape a l'habitude de dire: l'ouverture à la vie>.

Au siècle passé, il y a eu  une polémique chez les moralistes sur la fin principale du mariage. Mais on a découvert que cette polémique pouvait cacher le désir de justifier la contraception.

Il faut revenir au sens originel du mariage et à la nécessité de la grâce pour vivre ce sens en plénitude.

L’union que les époux établissent par l’alliance conjugale, et qu’ils vivent ensuite dans leur existence quotidienne, leur est d’un grand bienfait: « Ils s’aident et se soutiennent mutuellement par l’union intime de leurs personnes et de leurs activités ; ils prennent ainsi conscience de leur unité et l’approfondissent sans cesse davantage ». Gaudium et spes, 48

Le mariage est « ordonnée par son carac­tère naturel au bien des conjoints ainsi qu’à la génération et à l’éducation des enfants » (CIC, c. 1055 § 1). <il est ordonné donc, à la fois,  à l'union et à la procréation, (qui peut qui peut aboutir ou non;  mais les deux significations ne doivent pas être séparées par le couple>
 
L’unité et l’indissolubilité du mariage. CEC 1644
<La promesse de communion est "l’origine" du mariage. Communion impossible sans unité et indissolubilité> 1644
1644 L’amour des époux exige, par sa nature même, l’unité et l’indissolubilité de leur communauté de personnes qui englobe toute leur vie : " ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair " (Mt 19, 6 ; cf. Gn 2, 24).
 
Jésus enseigne sans équivoque le sens originel du mariage : l’union matrimoniale de l’homme et de la femme est indissoluble.  CEC 1614
1614 Dans sa prédication, Jésus a enseigné sans équivoque le sens originel de l’union de l’homme et de la femme, telle que le Créateur l’a voulue au commencement : la permission, donnée par Moïse, de répudier sa femme, était une concession à la dureté du cœur (cf. Mt 19, 8) ; l’union matrimoniale de l’homme et de la femme est indissoluble : Dieu lui-même l’a conclue : " Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni " (Mt 19, 6).
 
 Le mariage conclu et consommé ne peut être dissous par aucune puis­sance humaine ni par aucune cause, sauf par la mort
 
CIC, can. 1056 : Les propriétés essentielles du mariage sont l’unité et l’indissolubilité qui, dans le ma­riage chrétien, en raison du sacrement, acquièrent une solidité particulière .
CEC 1644: Cette communion humaine est confirmée, purifiée et parachevée par la communion en Jésus-Christ donnée par le sacrement de Mariage.
Elle s’approfondit par la vie de la foi commune et par l’Eucharistie reçue en commun.
 
La polygamie est contraire à l’amour conjugal qui est unique et exclusif. 1645.
« La polygamie « s’oppose radicalement à la communion conjugale : elle nie, en effet, de façon directe le dessein de Dieu tel qu’il nous a été révélé au commencement ; elle est contraire à l’égale dignité personnelle de la femme et de l’homme, lesquels dans le mariage se donnent dans un amour total qui, de ce fait même, est unique et exclusif ». Familiaris consortio, 19. Cf. Gaudium et spes, 47
Le chrétien ancien polygame est gravement tenu en justice d’honorer les obliga­tions contractées à l’égard de ses anciennes femmes et de ses enfants » (Catéchisme, 2387).
 
La fidélité de l’amour conjugal.
 L’amour conjugal exige des époux, de par sa nature même, une fidélité inviolable. CEC 1646
Ceci est la conséquence du don d’eux-mêmes que se font l’un à l’autre les époux (…). CEC 1646
 
Le motif le plus profond de la fidélité se trouve dans la fidélité de Dieu. 1647.
1647 Le motif le plus profond se trouve dans la fidélité de Dieu à son alliance, du Christ à son Église. Par le sacrement de mariage les époux sont habilités à représenter cette fidélité et à en témoigner.
 
Il peut paraître difficile, mais par leur fidélité ils sont témoins de l’amour fidèle de Dieu. 1648
Les époux qui, avec la grâce de Dieu, donnent ce témoignage, souvent dans des conditions bien difficiles, méritent la gratitude et le soutien de la communauté ecclésiale (cf. FC 20).
 
Lorsqu’il y a la séparation physique…la réconciliation est la meilleure solution. 1649
1649 Il existe cependant des situations où la cohabitation matrimoniale devient pratiquement impossible pour des raisons très diverses.
En de tels cas, l’Église admet la séparation physique des époux et la fin de la cohabitation.
Les époux ne cessent pas d’être mari et femme devant Dieu ; ils ne sont pas libres de contracter une nouvelle union. En cette situation difficile, la solution la meilleure serait, si possible, la réconciliation.
La communauté chrétienne est appelée à aider ces personnes à vivre chrétiennement leur situation, dans la fidélité au lien de leur mariage qui reste indissoluble (cf. FC 83 ; CIC, can. 1151-1155).
 
Si les divorcés sont remariés civilement, ils se trouvent dans une situation qui contrevient objectivement à la loi de Dieu. 1650
1650 Nombreux sont aujourd’hui, dans bien des pays, les catholiques qui ont recours au divorce selon les lois civiles et qui contractent civilement une nouvelle union.
L’Église maintient, par fidélité à la parole de Jésus Christ (" Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre, commet un adultère à l’égard de la première ; et si une femme répudie son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère " : Mc 10, 11-12), qu’elle ne peut reconnaître comme valide une nouvelle union, si le premier mariage l’était.
Si les divorcés sont remariés civilement, ils se trouvent dans une situation qui contrevient objectivement à la loi de Dieu.

Les fidèles qui se trouvent dans cette situation ne peuvent pas recevoir l’Eucharistie sans avoir reçu au préa­lable l’absolution sacramentelle. Ils ne peuvent recevoir l’absolution s’ils ne sont pas repentis et résolus à vivre en accord avec la loi morale (cf. Familiaris consortio, 22. CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI, Lettre sur la réception de la Communion eucharistique de la part des fidèles divorciés remariés, 14 septembre 1994).

Dès lors ils ne peuvent pas accéder à la communion eucharistique, aussi longtemps que persiste cette situation. Pour la même raison ils ne peuvent pas exercer certaines responsabilités ecclésiales. La réconciliation par le sacrement de pénitence ne peut être accordée qu’à ceux qui se sont repentis d’avoir violé le signe de l’Alliance et de la fidélité au Christ, et se sont engagés à vivre dans une continence complète.
 
Le divorce est une offense grave à la loi naturelle.
Il prétend briser le contrat librement consenti par les époux de vivre l’un avec l’autre jusqu’à la mort.
Le divorce fait injure à l’al­liance de salut dont le mariage sacramentel est le signe. Le fait de contracter une nouvelle union, fût-elle reconnue par la loi civile, ajoute à la gravité de la rupture : le conjoint remarié se trouve alors en situation d’adultère public et permanent » (Catéchisme, 2384).
 
Sollicitude attentive pour qu’ils ne se séparent pas de l’Église. 1651
1651 A l’égard des chrétiens qui vivent en cette situation et qui souvent gardent la foi et désirent élever chrétiennement leurs enfants, les prêtres et toute la communauté doivent faire preuve d’une sollicitude attentive, afin qu’ils ne se considèrent pas comme séparés de l’Église, à la vie de laquelle ils peuvent et doivent participer en tant que baptisés :
On les invitera à écouter la Parole de Dieu, à assister au Sacrifice de la messe, à persévérer dans la prière, à apporter leur contribution aux œuvres de charité et aux initiatives de la communauté en faveur de la justice, à élever leurs enfants dans la foi chrétienne, à cultiver l’esprit de pénitence et à en accomplir les actes, afin d’implorer, jour après jour, la grâce de Dieu (FC 84).
 
L’ouverture à la fécondité. CEC 1652
Le mariage est « ordonnée par son carac­tère naturel au bien des conjoints ainsi qu’à la génération et à l’éducation des enfants » (CIC, c. 1055 § 1).
Non seulement le mariage, mais aussi l’amour conjugal. Gaudium et spes, 48 et 50
 
Les enfants sont le don le plus excellent du mariage. 1652
1652 " C’est par sa nature même que l’institution du mariage et l’amour conjugal sont ordonnés à la procréation et à l’éducation qui, tel un sommet, en constituent le couronnement " (GS 48, § 1) :
Les enfants sont le don le plus excellent du mariage et ils contribuent grandement au bien des parents eux-mêmes.
Dieu lui-même qui a dit : " Il n’est pas bon que l’homme soit seul " (Gn 2, 18) et qui " dès l’origine a fait l’être humain homme et femme " (Mt 19, 4), a voulu lui donner une participation spéciale dans son œuvre créatrice ; aussi a-t-il béni l’homme et la femme, disant : " Soyez féconds et multipliez-vous " (Gn 1, 28).
Dès lors, un amour conjugal vrai et bien compris, comme toute la structure de la vie familiale qui en découle, tendent, sans sous-estimer pour autant les autres fins du mariage, à rendre les époux disponibles pour coopérer courageusement à l’amour du Créateur et du Sauveur qui, par eux, veut sans cesse agrandir et enrichir sa propre famille (GS 50, § 1).
 
La tâche fondamentale du mariage et de la famille est d’être au service de la vie. 1653
1653 La fécondité de l’amour conjugal s’étend aux fruits de la vie morale, spirituelle et surnaturelle que les parents transmettent à leurs enfants par l’éducation.
Les parents sont les principaux et premiers éducateurs de leurs enfants (cf. GE 3).
En ce sens, la tâche fondamentale du mariage et de la famille est d’être au service de la vie (cf. FC 28).
 
Les époux auxquels Dieu n’a pas donné d’avoir des enfants, peuvent avoir une vie conjugale pleine de sens. 1654
1654 Les époux auxquels Dieu n’a pas donné d’avoir des enfants, peuvent néanmoins avoir une vie conjugale pleine de sens, humainement et chrétiennement.
Leur mariage peut rayonner d’une fécondité de charité, d’accueil et de sacrifice.

16 juillet, 2019

Le sens originel du mariage dans la création

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Le CEC consacre un long paragraphe au mariage dans le dessein de Dieu. CEC 1602

L'Écriture Sainte parle du mariage et de son "mystère" d'un bout à l'autre de la Bible.
Le CEC étudie les étapes du mariage dans l'histoire du Salut : la création, le péché, la Loi, le mariage dans le Seigneur, et la virginité.

 


Dieu Lui-même est l'auteur du mariage GS48

La vocation au mariage est inscrite dans la nature même de l’homme et de la femme, tels qu’ils sont issus de la main du Créateur.
Le ma­riage n’est pas une institution purement humaine » (Catéchisme, 1603).

Les hommes de bonne volonté découvrent naturellement les lois du mariage.

Tous les peuples reconnaissent la valeur et l'importance du mariage.

 

Dieu a fait le mariage comme une communion entre un homme et une femme pour toute la vie et avec toutes les dimensions de leurs vies.

Le mariage est constitué par l’alliance matrimoniale, c’est-à-dire l’acte humain par lequel les époux se donnent et se reçoivent mutuellement et constituent entre eux une communauté de toute la vie, ordonnée, par son caractère naturel, au bien des conjoints ainsi qu’à la génération et à l’éducation des enfants. CEC 1601

Le Seigneur lui-même  montre que cela signifie une unité indéfectible de leur deux vies (indéfectible signifie qui ne peut cesser) en rappelant quel a été, " à l’origine ", le dessein du Créateur (cf. Mt 19, 4) : " Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair " (Mt 19, 6). CEC 1605

 

Dieu a voulu que le lien du mariage soit l'image de l'amour de Dieu pour chaque homme, un amour fécond.

« Dieu l’ayant créé homme et femme, leur amour mutuel devient une image de l’amour absolu et indéfectible dont Dieu aime l’homme.

Et cet amour que Dieu bénit est destiné à être fécond.
 ‘Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la’ " (Gn 1, 28).

Il est bon, très bon, aux yeux du Créateur (cf. Gn 1, 31) » (Catéchisme, 1604).