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24 février, 2026

22. Comment dialoguer avec la Borne.

 


I. Présentation de "La Borne" (CEPAC) (Communauté des Églises de Pentecôte en Afrique Centrale).

  1. L'Origine : Fondée par le missionnaire Jacques Vernaud (un Suisse né au Gabon),  le 27 décembre 1981 à Kinshasa. La Borne est l’église phare de la CEPAC. Elle a commencé modestement avant de devenir une "méga-church" influente.

  1. L'Identité : Contrairement à certaines églises de réveil plus informelles, La Borne est extrêmement structurée et organisée. Elle met l'accent sur l'évangélisation, la formation et une liturgie vivante mais ordonnée.

  1. L'Impact : Elle attire de nombreux cadres et professionnels. C’est une communauté qui valorise l'excellence, ce qui rejoint le désir des étudiants d'avoir un impact réel dans la société congolaise.

II. Les 5 idées de l'Audience du Pape Léon XIV (18 février 2026)

Lors de l'audience de l'entrée en Carême, le Pape Léon XIV a souligné des points essentiels que nous pouvons partager avec nos amis de La Borne pour approfondir leur regard sur l'Église catholique :

  1. L'Église est le Temple vivant de l'Esprit Saint : Le Pape a rappelé que l'Esprit n'agit pas seulement par des élans émotionnels passagers, mais qu'Il habite de manière permanente dans le Corps mystique qu'est l'Église. C'est Lui qui maintient l'unité à travers les siècles.
  2. La visibilité de l'Unité : L'Esprit Saint est un Esprit d'ordre. Le Pape a souligné que l'unité voulue par le Christ se manifeste concrètement par le successeur de Pierre. Sans ce centre visible, la foi risque de s'émietter en de multiples interprétations privées.
  3. Les Sacrements, canaux garantis de la Grâce : Alors que beaucoup cherchent des signes extraordinaires, le Pape nous invite à reconnaître l'Esprit Saint dans la simplicité des Sacrements. C'est là que l'Esprit agit avec certitude pour transformer nos âmes.
  4. La Tradition comme mémoire vivante : L'Esprit Saint n'a pas commencé à parler au XXe siècle avec le réveil pentecôtiste. Il conduit l'Église depuis 2000 ans. La Tradition n'est pas un poids, mais la respiration de l'Esprit à travers les âges.
  5. La Mission par la Sainteté : le Pape nous demande de passer du spectacle à la sainteté personnelle. La vraie puissance de l'Esprit se voit dans un cœur purifié par la pénitence du Carême.

III. Comment encourager les chrétiens de La Borne à comprendre l’Église catholique ?

  • L'argument de la Plénitude : « Tu aimes l'Esprit Saint, et c'est magnifique. Dans l'Église catholique, nous avons la plénitude des moyens que l'Esprit a choisis pour se donner aux hommes : la succession apostolique et l'Eucharistie. »

  • La Sérénité du silence : L'Esprit Saint ne crie pas toujours. Il parle dans le "murmure d'une brise légère".

  • Le témoignage de la nouvelle vie : C'est par notre changement intérieur, notre patience et notre joie que l’Esprit Saint appelle.


"Comment parler de la Vierge Marie sans créer de polémique ?

C’est un défi que beaucoup de chrétiens rencontrent à Kinshasa, surtout avec des protestants qui ont un grand amour pour l'Écriture mais craignent souvent que Marie ne cache Jésus.

Pour parler de la Vierge Marie sans créer de polémique, l'approche la plus efficace est de rester "biblique" et de la présenter comme la première disciple :

1. Partir de l'Écriture (Le terrain commun)

Au lieu de parler de dogmes complexes, utilisons les paroles mêmes de l'Écriture :

  •  « Réjouis-toi, comblée de grâce » (Luc 1, 28). C’est Dieu lui-même, par l'ange, qui l'honore en premier.
  • La prophétie de Marie : « Désormais toutes les générations me diront bienheureuse » (Luc 1, 48).

2. Marie, le modèle du "Oui" total

À La Borne, on insiste beaucoup sur la consécration et l'engagement personnel. Marie  a donné le "Oui" le plus parfait de l'histoire. Elle est celle qui a laissé l'Esprit Saint agir pleinement en elle.

3. "Faites tout ce qu'Il vous dira" (Jean 2, 5)

Marie ne nous arrête pas à elle ; elle est comme un panneau indicateur qui pointe vers Jésus. À Cana, son seul ordre est de nous envoyer vers son Fils. Honorer la mère, c'est écouter ce qu'elle nous dit de faire pour le Fils.

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Marie n'est pas une "invention" tardive, mais une réalité ancrée dans les textes bibliques.

1. « L'ange entra chez elle, et dit : "Réjouis-toi, toi à qui une grâce a été faite ; le Seigneur est avec toi." » (Luc 1, 28).  Ce n'est pas nous qui avons commencé à louer Marie, c'est Dieu lui-même par la bouche de l'ange Gabriel. Dire "Je vous salue Marie" c'est d'abord répéter les mots de la Bible.

2. « Car il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse. » (Luc 1, 48) : Marie a prophétisé sous l'inspiration de l'Esprit Saint que les chrétiens l'appelleraient "bienheureuse" à travers les âges. En l'honorant, nous ne faisons qu'accomplir cette prophétie de l'Évangile.

3. « Sa mère dit aux serviteurs : "Faites ce qu'il vous dira." » (Jean 2, 5). Elle montre que Marie n'est pas un obstacle, mais une impulsion. Elle est la première à nous envoyer vers l'obéissance à Jésus. Elle n'attire pas l'attention sur elle, mais sur son Fils.

4. Pour souligner sa place dans l'Église primitive. « Tous d'un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus. » (Actes 1, 14) : Marie était présente au cœur de la première communauté chrétienne avant la Pentecôte. Elle n'est pas une figure décorative, elle est au centre de la prière qui appelle l'Esprit Saint.

5. Pour expliquer sa maternité spirituelle. « Jésus, voyant sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : "Femme, voilà ton fils." Puis il dit au disciple : "Voilà ta mère." Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. » (Jean 19, 26-27).  Le "disciple bien-aimé" représente chaque chrétien qui veut suivre Jésus. Au moment le plus sacré de la Passion, Jésus nous a confié à elle. La "prendre chez soi", ce n'est pas faire de l'idolâtrie, c'est obéir à une volonté testamentaire de Jésus sur la Croix.

17 février, 2026

Réponses chrétiennes. L'Arbre de la chrétienté

 


                             

Leçon 56 : L’Arbre de la chrétienté.

 Thème de réfléxion :

La liberté religieuse.


L'Arbre de la Chrétienté : De l'Unité à la Diversité.

 

1. Le Tronc Commun (0 - 1517)

 

L’Église Catholique : C'est le tronc originel, fondé sur Pierre et les Apôtres. Durant 1500 ans (en Occident), elle est l'unique chemin.

 

(Note : Le Schisme d'Orient en 1054 a créé les Orthodoxes, mais restons concentrés sur l'Occident).

 

2. La Grande Rupture (XVIe siècle)

 

En 1517Martin Luther se sépare de Rome. C'est le début du Protestantisme.

 

Luthériens : (Luther) Allemagne et Scandinavie.

 

Réformés / Calvinistes : (Calvin) Suisse, France, Écosse.

 

Anglicans : (Henri VIII) Angleterre. C'est un mélange de structure catholique et de théologie protestante.

 

3. Les communautés historiques ou communautés classiques, nées du protestantisme.  (XVIIe - XIXe siècles)

 

De ces premières branches protestantes (luthériens, calvinistes et anglicans) naissent des groupes qui veulent une piété plus émotionnelle ou plus radicale :

 

Les Baptistes : Insistent sur le baptême des adultes par immersion.

 

Les Méthodistes (John Wesley) : Cherchent une méthode de vie spirituelle très rigoureuse. C'est de là que sortira plus tard l'Armée du Salut (qui est chrétienne, mais a supprimé les sacrements pour se concentrer sur l'action sociale).

Les Méthodistes et les Baptistes sont nés au sein des églises officielles (Anglicane ou Luthérienne) parce qu'ils trouvaient la foi trop froide. Ils voulaient réveiller la ferveur.

 

4. L'explosion du XXe siècle : Le Pentecôtisme

 

1906 (Azusa Street) : Naissance du Pentecôtisme. On insiste sur le "baptême dans l'Esprit" et les dons spectaculaires (langues, guérisons).

 

Les Pentecôtistes classiques sont des chrétiens qui croient que ce qui est arrivé aux Apôtres le jour de la Pentecôte (le vent, le feu, les langues, les miracles) doit se répéter aujourd'hui pour chaque croyant.

L'Église du Christ au Congo (ECC) : Une Fédération, pas une Église

 

Contrairement à l'Église Catholique qui est une unité sous le Pape, l'ECC est une fédération (une plateforme) qui regroupe aujourd'hui plus de 90 communautés. Elle a été créée pour donner une voix unique aux protestants face à l'État.

 

A. Les Communautés "Primitives" (Historiques).

Les Baptistes  : Très influents dans le Bas-Congo et à Kinshasa. Accent sur le baptême par immersion.

Les Méthodistes : Héritiers de John Wesley, très structurés.

·        Les Presbytériens : Branche calviniste.

·        Les Pentecôtistes classiques.

·       

B. Églises de Réveil

·        Elles naissent souvent d'une rupture avec les communautés de l'ECC. Un fidèle ou un pasteur quitte sa communauté en disant : « J'ai reçu une vision directe de Dieu ».

·        À Kinshasa, la majorité des "Églises de Réveil" sont en réalité des églises pentecôtistes. Elles ont simplement pris des noms plus modernes (comme La Borne ou PV Elongo) et se sont détachées des vieilles structures missionnaires pour devenir indépendantes.

·        Dans les années 70-80, le Zaïre traverse une crise économique et sociale. Les gens ont soif de miracles et de solutions immédiates. C'est là que le modèle éclate.

·        Le style : Finie la liturgie sobre. Place au "Combat Spirituel", à la "Délivrance" des démons ancestraux et à la "Théologie de la Prospérité" (si tu pries et donnes, tu deviendras riche).

·        Exemples kinois : La Borne (historique mais charismatique), Cité BéthelMinistère Amen.

·         

·        C. Les Églises de Réveil Indépendantes

C'est la prolifération que nous voyons à Kinshasa. Elles n'ont souvent plus de lien historique avec les réformateurs (Luther ou Calvin) et dépendent uniquement du charisme de leur pasteur fondateur.

Aujourd'hui à Kinshasa, on parle d'églises "indépendantes" car elles ne sont affiliées à rien (ni à l'ECC, ni à une mission étrangère).

Le Pasteur-Fondateur : Il est le centre absolu. On l'appelle "Visionnaire", "Général", ou "Archevêque".

La volatilité : Une église peut naître dans un garage le lundi et rassembler des milliers de personnes le dimanche grâce à un clip sur YouTube ou un passage télé.

Le danger : Sans structure ni formation théologique, le risque de dérive financière ou doctrinale est immense.


⚠️ Les groupes "aux marges" (Sectes ou Religions à part)

Groupes qui utilisent la Bible mais s'écartent des fondements chrétiens (comme la Trinité) :

  • Les Témoins de Jéhovah : Apparus au XIXe siècle aux USA. Ils ne sont pas considérés comme chrétiens par les catholiques ou les protestants car ils nient la divinité de Jésus (pour eux, Jésus est une créature).
  • ·        "Le Message", les "Branhamistes" (souvent prononcé "Bramanistes") et les églises appelées "Tabernacle". C'est une communauté aux marges pour une raison doctrinale majeure : ils rejettent le dogme de la Trinité.

  • The Way : Comme les Témoins de Jéhovah, ils considèrent que la Trinité est une invention humaine tardive. En niant la divinité du Christ, ils sortent du cadre du christianisme classique. C'est pour cela qu'ils sont "à la marge".
  •  

Les Kimbanguistes : Mouvement né au Congo (Simon Kimbangu, 1921). C'est un mouvement prophétique africain. Bien qu'ils utilisent la Bible, leur théologie (considérant parfois Simon Kimbangu comme une incarnation du Saint-Esprit) les place en dehors du christianisme classique.

  • Les Mormons : Ajoutent un autre livre à la Bible et ont une vision de Dieu très différente.

03 février, 2026

C'est quoi la Tradition ?

 


La Tradition

 À Kinshasa, où l'on voit tant d'interprétations divergentes de la Bible, ce point est fondamental.

 

La Tradition est la lumière qui empêche la Parole de Dieu de rester cachée ou d'être déformée.

 

 

 La Tradition expliquée en 7 points :

 

1. Une source unique : la Parole de Dieu

 

La Tradition et la Bible ne sont pas deux messages différents. Elles jaillissent d'une seule et même source : la Parole de Dieu, la Révélation de Dieu. C’est Dieu qui parle, et ce message nous arrive par deux canaux inséparables qui s'enrichissent mutuellement.

 

2. La Tradition a précédé le Nouveau Testament.

 

C'est un fait historique : avant que le Nouveau Testament ne soit écrit, l'Église vivait déjà. Les Apôtres ont transmis les enseignements de Jésus de vive voix. C'est l'Église, guidée par la Tradition, qui a discerné quels livres devaient former la Bible. Sans la Tradition, nous n'aurions pas de Bible.

 

3. La boussole pour bien interpréter la Bible

 

C'est le point crucial. La Bible ne peut pas s'expliquer "toute seule". Sans la Tradition, chacun peut faire dire ce qu'il veut au texte. La Tradition transmet la bonne interprétation ; elle nous donne les yeux de l'Église pour lire les Écritures sans nous tromper de chemin.

 

4. Un fleuve vivant, pas un souvenir figé

 

Le Pape Léon XIV nous enseigne que la Tradition est comme un fleuve vivant. Elle part de la source (le Christ) et coule à travers les siècles. Elle ne change pas la vérité, mais elle aide l'Église à mieux comprendre les profondeurs de la foi au fil du temps.

 

5. L'assistance promise de l'Esprit Saint

 

La Tradition n'est pas une simple transmission humaine sujette à l'erreur. Elle est assistée par l'Esprit Saint. Jésus a promis que l'Esprit "conduirait l'Église vers la vérité tout entière". C'est ce souffle divin qui garantit que la foi reste intacte depuis les Apôtres jusqu'à nous.

 

6. Ne pas confondre la "Tradition" et les "traditions"

 

La Tradition (avec T) : C'est le dépôt de la foi (par exemple : Jésus est Dieu). Elle ne change jamais.

Les traditions (avec t) : Ce sont des coutumes (prières locales, langues liturgiques). Elles peuvent évoluer pour aider les gens à mieux prier dans leur culture.

 

7. La piété, « le remède des remèdes »

 

Cultiver une piété profonde et sincère est le remède des remèdes contre l'affadissement de la foi. C'est par la piété que nous restons connectées à la sève de l'Église pour porter du fruit.

 

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## Arguments bibliques spécifiques pour dialoguer

 

Voici quelques versets clés à partager avec tes amis protestants pour leur montrer que la Bible elle-même demande de suivre la Tradition :

 

2 Thessaloniciens 2, 15 :« Demeurez fermes, et gardez les traditions que vous avez apprises, soit par notre parole, soit par notre lettre. » (Ici, Paul dit clairement que l'enseignement oral a la même valeur que l'écrit).

 

1 Corinthiens 11, 2 :« Je vous loue de ce que... vous gardez mes instructions [traditions] telles que je vous les ai transmises. »

 

Jean 21, 25 :« Jésus a fait encore beaucoup d'autres choses ; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu'on écrirait. » (Cela prouve que tout n'est pas dans la Bible).

 

2 Pierre 1, 20 :« Sachez avant tout qu'aucune prophétie de l'Écriture ne peut être l'objet d'une interprétation particulière. » (C'est l'argument contre le "libre examen").

 

 

13 janvier, 2026

16. Lire Vatican II avec Léon XIV. Présentation.

 


Résumé de l'Audience du 7 janvier 2026

1. Le Concile : une boussole pour aujourd'hui

Le Pape explique que, soixante ans après la fin de Vatican II, nous devons redécouvrir ce grand événement. Ce n'est pas un vieux souvenir, mais une "boussole" qui guide encore l'Église dans le monde actuel. Il nous invite à ne pas nous contenter de ce qu'on dit sur le Concile ("le ouï-dire"), mais à lire directement ses textes pour y trouver la lumière de Dieu.

2. Le vrai visage de Dieu et de l'Église

Le Concile a permis de remettre en avant deux vérités essentielles :

  • Dieu est un Père qui nous appelle personnellement à être ses enfants dans le Christ.
  • L'Église est un mystère de communion, unie comme une famille, où chacun a sa place pour refléter la lumière du Christ aux nations.

3. La Liturgie et la participation de tous

Un point central souligné par Léon XIV est la réforme liturgique. Le but n'était pas seulement de changer des rites, mais de permettre une participation active et consciente de tout le Peuple de Dieu. Au cœur de chaque Messe, il y a le mystère du salut qui doit transformer notre vie quotidienne.

4. Une Église en dialogue avec le monde

Le Pape insiste sur l'ouverture : l'Église ne s'enferme pas sur elle-même. Elle doit se faire "parole, message et dialogue". Cela signifie écouter les joies et les peines de l'humanité, collaborer avec tous les hommes de bonne volonté et chercher l'unité entre les chrétiens (l'œcuménisme) pour construire une société plus juste.

5. L'appel à une sainteté plus profonde

Léon XIV cite le futur Jean-Paul Ier pour rappeler que le but ultime du Concile n'est pas de changer seulement les structures, mais de faire naître "une sainteté plus profonde et plus étendue". Le critère de réussite du Concile, c'est une Église "folle d'amour pour son Seigneur" et pour tous les hommes.


Nom en Latin

Nom en Français

Contenu Essentiel

Sacrosanctum Concilium

La sainte Liturgie

Elle place l'Eucharistie au sommet de la vie chrétienne et demande que les fidèles participent à la Messe de façon active, consciente et pieuse.

Lumen Gentium

Lumière des Nations

Elle définit l'Église non pas comme une simple organisation, mais comme le "Peuple de Dieu" et un mystère de communion où tous sont appelés à la sainteté.

Dei Verbum

La Parole de Dieu

Elle explique comment Dieu se révèle à nous à travers l'Écriture Sainte et la Tradition, nous invitant à écouter la Parole pour nourrir notre foi.

Gaudium et Spes

L'Espérance et la Joie

Elle traite de l'Église dans le monde de ce temps. Elle affirme que les joies et les espoirs des hommes sont aussi ceux des disciples du Christ.


 

Pour mieux mémoriser, nous pouvons retenir:

  • Sacrosanctum Concilium regarde vers la Prière.

  • Lumen Gentium regarde vers l'Identité de l'Église.

  • Dei Verbum regarde vers la Source (la Bible).

  • Gaudium et Spes regarde vers la Mission dans la société.

 

23 décembre, 2025

Comment bien lire la Bible ?

 


Comment bien lire la Bible ?

« Le Nouveau Testament se cache dans l'Ancien ; «L’Ancien Testament se dévoile dans le Nouveau »

Cette célèbre phrase de saint Augustin explique comment mieux lire la Bible.

1. « Le Nouveau Testament se cache dans l'Ancien »

Cela signifie que dans la première partie de la Bible (l'Ancien Testament), tout ce qui concerne Jésus est déjà présent, mais de façon discrète ou sous forme de symboles.

  •  C'est comme une graine qui contient déjà l'arbre, ou une ombre qui annonce que quelqu'un arrive.
  • Exemple : Quand l'Ancien Testament parle de l'agneau que l'on sacrifie, saint Augustin y voit une annonce "cachée" de Jésus qui donnera sa vie plus tard.

2. « L'Ancien Testament se dévoile dans le Nouveau »

Cela signifie que c'est seulement en lisant l'histoire de Jésus (le Nouveau Testament) que l'on comprend enfin le sens profond des textes anciens.

  •  C'est comme la solution d'une énigme. Sans la fin de l'histoire, le début reste un peu mystérieux. Le Nouveau Testament est la "clé" qui ouvre la porte pour comprendre ce que Dieu veut nous révéler par l'Ancien.
  • Exemple : En voyant Jésus qui ressuscite les morts, les chrétiens comprennent pourquoi les prophètes d'autrefois parlaient d'un "Sauveur". Tout devient clair.

En résumé

Pour saint Augustin :

  • L'Ancien Testament est une promesse.
  • Le Nouveau Testament est l'accomplissement de cette promesse.

C'est un peu comme regarder un film une deuxième fois : on remarque alors tous les petits indices du début que l'on n'avait pas compris la première fois.

Voici trois exemples célèbres qui illustrent comment un événement de l'Ancien Testament (la "graine" cachée) trouve son explication dans le Nouveau Testament (la "fleur" épanouie).

1. L'agneau de la Pâque

  • Dans l'Ancien Testament (Caché) : Avant de sortir d'Égypte, les Hébreux sacrifient un agneau sans défaut et marquent leurs portes avec son sang pour être protégés de la mort. C’est un rite de libération physique.
  • Dans le Nouveau Testament (Dévoilé) : Jésus est appelé « l'Agneau de Dieu ». Son sacrifice sur la croix est compris comme le vrai moyen de libérer l'humanité, non plus d'un pays (l'Égypte), mais du mal et de la mort.

2. Le sacrifice d'Isaac

  • Dans l'Ancien Testament (Caché) : Dieu demande à Abraham d'offrir son fils unique, Isaac, en sacrifice. Au dernier moment, Dieu arrête son geste et fournit un bélier pour remplacer l'enfant. C'est une épreuve de foi mystérieuse.
  • Dans le Nouveau Testament (Dévoilé) : On comprend que cet épisode annonçait Dieu le Père qui, par amour, accepte de laisser son propre Fils (Jésus) mourir sur la croix. Isaac portant le bois du sacrifice préfigure Jésus portant sa propre croix.

3. Le serpent de bronze dans le désert

  • Dans l'Ancien Testament (Caché) : Alors que le peuple est mordu par des serpents dans le désert, Moïse fabrique un serpent de bronze et le place sur un poteau. Ceux qui regardent ce serpent sont guéris.
  • Dans le Nouveau Testament (Dévoilé) : Jésus explique lui-même ce symbole : « De même que Moïse a élevé le serpent dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé ». Le poteau de Moïse était l'annonce cachée de la Croix qui guérit les hommes.

Pourquoi est-ce important ?

Pour saint Augustin, ces liens prouvent que la Bible a une unité parfaite. Sans l'Ancien, le Nouveau n'a pas de racines ; sans le Nouveau, l'Ancien reste un livre de promesses non tenues.

 

 

 

18 décembre, 2025

Comment aimer Dieu s’il va nous juger ?

 


 C’est une question très profonde, et beaucoup se la posent.

On a souvent l’impression que le jugement empêche l’amour : comment aimer quelqu’un qui va nous évaluer, nous condamner peut-être ?

Mais tout dépend de ce qu’on entend par “juger” et de se rendre compte que Dieu est un Père très bon.

Quelques points pour mieux comprendre :




1. Juger n’est pas forcément condamner

Dieu ne juge pas comme un tribunal froid.
Le jugement en Dieu est  :

  • une mise en vérité : voir la vie telle qu’elle a été,
  • une reconnaissance du bien et du mal,
  • une forme de justice, mais aussi de miséricorde.

Un parent juge parfois les actes de son enfant, mais cela n’empêche pas l’amour.


2. Si Dieu ne jugeait pas :

  • l’injustice et la cruauté auraient le même poids que l’amour et le pardon,
  • la souffrance des victimes ne serait jamais reconnue.

Le jugement est justement ce qui rend l’amour sérieux, parce qu’il affirme que le mal n’est pas banal. Et que Dieu veux pardonner.


3. La peur vient souvent d’une mauvaise image de Dieu

Beaucoup ont grandi avec l’idée d’un Dieu :

  • surveillant,
  • prêt à punir,
  • comptable des fautes.

Mais dans les textes bibliques Dieu est souvent décrit comme :

  • patient,
  • lent à la colère,
  • cherchant la conversion plus que la condamnation.

Si Dieu était seulement juge, il serait impossible de l’aimer.
Mais s’il est d’abord amour, alors le jugement n’est pas une menace, mais une rencontre pour se repentir des choses mauvaises et remercier les choses bonnes.




4. Et si la vraie question était : Puis-je faire confiance à quelqu’un qui me connaît entièrement ?

Au lieu d’avoir peur d’être puni, je dois aimer la miséricorde de Dieu qui veut toujours nous pardonner.

5. El verdadero problema es que desgraciadamente yo puedo convertirme en un demonio, como Satan, si no me arrepiento de mis pecados.

Conocer nuestros pecados en el juicio es la oportunidad para obtener la misericordia de Dios.

16 décembre, 2025

Réponses chrétiennes 14 Ne pas avoir peur de la mort.

 


Selon le texte de l'audience du pape Léon du 10 décembre 2025, nous ne devons pas craindre la mort principalement grâce à l'événement de la Résurrection du Christ, qui lui confère une nouvelle signification.

Voici les raisons pour lesquelles la mort ne devrait plus être crainte :

  1. Elle est un passage vers la vie éternelle :

La Résurrection du Christ révèle que « la mort ne s’oppose pas à la vie, mais qu’elle en est une partie constitutive, comme passage vers la vie éternelle ». La mort n'est pas la fin, mais « le passage vers la lumière pleine, vers une éternité heureuse ».

  1. Le Christ a vaincu la mort et nous attend :

« Le Ressuscité nous a précédés dans la grande épreuve de la mort, en en sortant victorieux grâce à la puissance de l’Amour divin. » Il a ainsi « préparé le lieu du repos éternel, la maison où nous sommes attendus », nous donnant la promesse d’une « plénitude de la vie où il n’y a plus d’ombres ni de contradictions ».

  1. La certitude de la Résurrection :

C'est la « certitude de la Résurrection [qui] nous préserve de la peur de disparaître pour toujours et nous prépare à la joie de la vie sans fin ». Grâce à cet événement, on peut même, avec saint François, appeler la mort « sœur ».

  1. Elle a une valeur pédagogique pour la vie présente :

Avant même la promesse d'éternité, la conscience de la mort a une « valeur pédagogique » (selon Saint Alphonse Marie de Liguori). Réfléchir à la mort « nous apprend à choisir ce que nous voulons vraiment faire de notre existence » et à « abandonner le superflu qui nous lie aux choses éphémères », ce qui constitue un secret pour vivre authentiquement et se préparer à l’éternité.