25 Le monde des ténèbres.
Questions reçues :
Q1 Le péché est-il seulement une
tentation du monde physique et/ou encore celui du monde des ténèbres ?
Q2 Que diriez-vous, de cette
personne dont la vie est vouée ou conduite au désir de faire le mal à quelqu'un...
entre autres le désir du matériel (argent..), au sexe et à la violence extrême
(attaque au couteau, à la machette...) même si cette personne ne présente aucun
signe de pathologie.
Q3 Sciences occultes veulent dire
quoi ? Un chrétien qui pratique les sciences occultes irait où après sa mort ?
Merci.
Vos questions sont très sérieuses et demandent des
distinctions précises. Je vais répondre de manière structurée.
Q1. Le péché : tentation du monde physique ou du monde
des ténèbres ?
Dans la tradition chrétienne, on distingue trois sources
de tentation :
1. La chair (notre nature blessée, inclinations
désordonnées).
2. Le monde (les influences extérieures, mentalités,
exemples).
3. Le diable (le “monde des ténèbres”, c’est-à-dire les
esprits mauvais)
Donc, le péché ne vient pas d’une seule source.
Le péché est un acte libre de la personne qui choisit un
mal, en sachant ce qu’il fait.
La tentation, elle, peut venir : de
l’intérieur (désirs désordonnés de notre intétieur); de l’extérieur (pressions,
exemples) ; ou du démon (suggestion dans notre âme).
Conclusion :
Le péché est le résultat d’un consentement
personnel à une tentation, quelle qu’en soit l’origine.
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Q2. Que diriez-vous, d’une
personne attirée par le mal (violence, sexe désordonné, argent…) même si cette
personne ne présente aucun signe de pathologie. D’où vient cette attirance ?
Il faut être très rigoureux ici. Une inclination forte au mal ne signifie pas
automatiquement : possession démoniaque ni absence de responsabilité.
On peut expliquer ce cas par plusieurs niveaux :
a) Niveau moral. La personne est
dominée par ce que la tradition appelle des passions désordonnées : luxure
(sexe)/ cupidité (argent) / colère / violence.
Cela correspond à
ce que saint Jean appelle : “la
convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie”.
b) Niveau de l'âme. Il peut y avoir : tentation
fréquente du démon, mais sans possession. Le démon propose, mais il ne force
jamais la liberté.
c) Niveau existentiel ; Si
quelqu’un choisit habituellement le mal, il forme en lui une habitude (vice). Et
plus il répète, plus cela devient “naturel”. C’est ce qu’on appelle une conscience
obscurcie.
Conclusion claire : Cette personne : reste libre et
responsable mais s’enferme progressivement dans le mal
“Le mal répété devient une seconde nature.”
D’où vient donc l’attirance ? : de la seconde
nature créée par la personne.
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Q3. Que sont les sciences occultes ?
Le mot “occultes” signifie : caché, secret. Les sciences
occultes désignent des pratiques qui prétendent accéder à des réalités cachées
par des moyens spirituels non légitimes.
Exemples : sorcellerie ; magie ; invocation des
esprits ; divination (lire l’avenir) ; fétichisme.
Le problème n’est pas seulement moral, mais spirituel
profond : ces pratiques cherchent un pouvoir en dehors de Dieu.
Un chrétien qui pratique l’occultisme : que devient-il
après la mort ?
a) Principe fondamental. Dieu juge chaque personne selon
: sa liberté ; sa connaissance et ses actes.
b) Ce que dit la foi chrétienne. Les pratiques occultes
sont considérées comme : gravement désordonnées car elles impliquent une
ouverture au mal spirituel (un pouvoir en dehors de Dieu).
Donc : Si quelqu’un persévère librement et consciemment
dans ces pratiques sans repentir, il se met en opposition avec Dieu.
c) Mais attention (point essentiel) : Il ne faut
jamais juger une personne en particulier. Car il peut toujours y avoir : ignorance,
pression, ou repentir au dernier moment. Dieu seul voit le cœur.
Conclusion équilibrée : L’occultisme est dangereux et
incompatible avec la foi chrétienne. Mais le salut reste toujours possible par
la conversion.
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Synthèse générale : Le péché : acte libre de l’homme.
Les tentations : chair, monde, démon. L’attirance au mal : peut devenir une
habitude (vice). Les sciences occultes : recherche de pouvoir spirituel hors de
Dieu. Le destin final : dépend de la conversion et du cœur
1. Il n’existe pas un “monde” des ténèbres comme un lieu
physique. Il ne faut pas imaginer : un pays caché, un univers parallèle
matériel, ou un endroit géographique où habiteraient les démons.
Le “monde des ténèbres” n’est pas un lieu physique comme
Kinshasa ou une planète.
2. Ce que signifie vraiment “monde des ténèbres”. Dans la
foi chrétienne, c’est une réalité non physique. Il désigne : l’ensemble des
anges déchus (le diable et les démons), leur action dans le monde, et
l’influence du mal sur l’homme.
Donc “monde” ici veut dire : un domaine d’action, pas un
espace matériel.
3. Base biblique. Saint Paul parle clairement de cette
réalité :
Nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang,
mais contre… les esprits du mal dans les régions célestes.”
Cela signifie : le combat est spirituel, mais réel.
Pour pécher il faut entrer en tentation. Si l’on ne s’approche
pas du démon, il ne pourra ni nous tenter, ni nous faire tomber. Il est un
chien enchainé.
4. Comment agit ce “monde des ténèbres” ? Pas de
manière visible ou spectaculaire. Son action est surtout : suggestion
(tentations) ; mensonge (confusion sur le bien et le mal) ; division
(dans les relations) ; désespoir (perte de sens)
Il agit dans l’intelligence et la volonté, pas d’abord
dans le corps.
5. Limites très importantes. Il faut être très
clair : Le démon n’est pas égal à Dieu. Il n’est pas tout-puissant. Il ne peut
pas forcer la liberté humaine. Dieu reste absolument souverain.
“Le monde des ténèbres n’est pas un lieu, mais une
influence du mal dans notre âme.”
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Le monde des ténèbres : 3 images pour comprendre :
1. L'obscurité n'est pas un « lieu », c'est une « coupure
»
Nous utiliserons l'analogie de la lumière pour expliquer
qu'il n'existe pas un univers physique, un monde des ténèbres ; il n'y a pas de
« lieu » qui soit le monde des ténèbres.
- L'explication
: L'obscurité n'est pas une « chose » que l'on
fabrique dans une usine secrète. L'obscurité est simplement ce qui reste
quand on éteint la lumière. Le « monde des ténèbres » n'est pas une forêt
cachée ou un quartier souterrain ; c'est l'état d'une personne qui a
décidé de fermer les persiennes de son âme.
- En
mots simples : « Si tu entres dans une chambre noire, est-ce que
tu cherches "la matière" de l'obscurité pour la sortir avec un
balai ? Non. Tu allumes simplement la lampe. Les démons ou les condamnés
ne vivent pas dans un "pays d'à côté" ; ce sont simplement des
êtres qui ont décidé, pour toujours, de vivre le dos tourné au soleil. Ils
ne peuvent pas "venir" dans notre monde parce qu'ils n'occupent
pas un lieu, mais ils souffrent d'une absence. »
2. Le « sorcier » n'a pas la clé de ta maison
Enlevons la peur des « mauvais sorts » et du pouvoir des
sorciers sur nous.
- L'explication
: Philosophiquement, la liberté est une forteresse
qui ne s'ouvre que de l'intérieur. Un être extérieur (démon ou sorcier)
n'a pas de pouvoir sur l'esprit d'une autre personne, car seul Dieu est
l'auteur de l'être.
·
En mots simples : « Imagine que
ton âme est une maison très solide. Le sorcier est dehors, il crie et fait des
gestes. Il peut faire beaucoup de bruit, il peut essayer de t'effrayer, mais il
n'a pas la clé. Ses pensées sons sans effet. Le seul qui a la clé de ta
paix, c'est toi. Un "mauvais œil", c'est comme quelqu'un qui
t'insulte depuis le trottoir d'en face : cela ne te fait mal que si tu décides
de traverser la rue, de t'approcher et de laisser ses paroles entrer dans ta
tête. Si tu restes unie à la Lumière, ses cris sont emportés par le vent. »
3. La Liberté Transcendantale : Le « Syntoniseur »
Ici, nous introduisons l'idée que c'est « nous »
qui nous disposons à l'erreur ou à la vérité.
- L'explication
: La personne n’est pas une pierre, elle s’ouvre
dehors de soi. Si nous nous fermons à la lumière, nous restons avec notre
propre vide. C'est ce que certains confondent avec une « possession »
externe, alors qu'il s'agit en réalité d'un « renfermement » interne.
- En
mots simples : « Ton cœur est comme une radio. Ce n'est pas que
les "esprits" entrent dans l'appareil pour le casser. C'est que
si tu syntonises la fréquence de la peur, de l'envie ou de la haine, tu
vas entendre de la musique de terreur. Mais la radio reste la tienne.
Changer de station et chercher la fréquence de Dieu dépend de ta main. Ce
n'est pas le diable qui prend l'initiative ; c'est nous qui, parfois,
laissons la porte entrouverte par égoïsme, et l'air froid du doute entre
simplement parce qu'il trouve une ouverture. »
Résumé
Pour vivre avec joie et sans peur : « Ne regardez pas
vers l'extérieur en cherchant des ennemis invisibles dans des mondes
parallèles. Regardez à l'intérieur. Si votre cœur est plein de lumière et de
joie, il n'y a pas de place pour l'obscurité. La liberté que Dieu nous a donnée
est si grande que même un démon ne peut pas nous obliger à être tristes ou à
faire le mal si nous ne le voulons pas. Le sel n'a pas peur de la nourriture
fade, c'est lui qui lui donne du goût ; la lumière n'a pas peur de la nuit, c'est
elle qui la dissipe. »
Cette perspective nous rend notre
dignité et le contrôle sur notre propre vie spirituelle, nous éloignant du
fatalisme de la sorcellerie.
Est-ce qu’il y a des maladies physiques provoquées par
les démons ou les « esprits » ?
Voici une structure en trois points pour expliquer que le corps, tout comme l'esprit,
appartient à Dieu et suit les lois de la nature qu'Il a créées.
A. La Nature est une « machine » qui appartient à Dieu
« Maître, est-ce lui qui a péché, ou ses parents, pour
qu’il soit né aveugle ? » (Jn 9, 2)
Dieu a créé le monde avec des règles précises : la
biologie, la physique, la chimie. Quand un moteur s'arrête, ce n'est pas parce
qu'un esprit s'est glissé dans les rouages, c'est parce qu'il manque d'huile ou
qu'une pièce est usée.
- L'explication
: La maladie est presque toujours le résultat de
causes naturelles (microbes, virus, fatigue, génétique). Dieu permet à la
nature de fonctionner selon ses propres lois. Si une personne tombe
malade, c'est que son corps, qui est une merveille de la création, a
rencontré un obstacle biologique.
- L'analogie
du poulailler : Si une poule tombe malade dans la basse-cour, le
bon fermier ne cherche pas quel sorcier a regardé la poule. Il regarde si
l'eau est propre ou si un parasite circule.
B. Le démon est un menteur, pas un créateur
« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps mais ne peuvent
pas tuer l'âme. » (Mt 10, 28)
Le plus grand désir du mal est de nous faire croire qu'il
est puissant. S'il peut nous faire croire qu'il a "fabriqué" un
cancer ou un mal de tête, il a gagné, car il nous a enlevé la sérénité.
- L'explication
: Le démon ne peut pas créer de matière, ni créer une
bactérie. Il est une créature, pas un Créateur. Il peut parfois utiliser
notre peur pour affaiblir notre moral (ce qui peut rendre le corps plus
fragile, c'est prouvé par la science), mais il n'a pas le
"bouton" de la maladie dans sa main.
- La
différence : Si un chrétien a mal, il va chez le médecin avec
foi, sachant que la science est un don de Dieu. Chercher une cause
démoniaque à chaque fièvre, c'est donner au mal une importance qu'il n'a
pas. C'est retourner dans l'ombre de la superstition.
C. La réponse du chrétien : Science et Piété
« Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20, 28)
La réponse face à la souffrance physique doit être
équilibrée et surnaturelle.
- L'explication
: Nous avons deux armes. La première est humaine : la
médecine et l'hygiène (le professionnalisme). La seconde est spirituelle :
la piété. Elle est « le remède des remèdes » non pas parce qu'elle
remplace l'aspirine, mais parce qu'elle nous donne la paix pour supporter
l'épreuve et la force pour guérir plus vite.
- L'anecdote
: @ On raconte que dans les premiers siècles, la Sainte
Église Catholique a grandi parce que les chrétiens étaient les seuls
qui restaient soigner les malades lors des épidémies, là où les autres
fuyaient par peur des "mauvais esprits". Ils savaient que la
maladie n'était pas un sort, mais une occasion d'aimer.
La différence entre Superstition et Vraie Dévotion
Pour approfondir, il est essentiel d'expliquer pourquoi
nous portons une médaille ou utilisons de l'eau bénite sans que ce soit de la «
magie ».
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Caractéristique
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La
Superstition (Peur)
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La
Vraie Dévotion (Amour)
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L'intention
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On cherche à "forcer" Dieu ou à
"éviter" un sort par une recette magique.
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On cherche à s'unir à la volonté de Dieu par amour
filial.
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L'objet
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L'objet (amulette, fil rouge) est censé avoir un
pouvoir propre.
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L'objet (médaille, image) est un signe qui nous
rappelle la présence de Dieu.
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Le
sentiment
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Produit de l'anxiété, de la méfiance et de la peur du
"monde des ténèbres".
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Produit de la sérénité, de la paix et de la
confiance en notre Père.
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Le
remède
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Cherche des "délivrances" bruyantes et
extérieures.
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Utilise la piété, ce remède des remèdes,
dans le silence du cœur.
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La superstition est une "fenêtre ouverte" :
elle donne du pouvoir à ce qui n'en a pas en nous faisant croire que nous
sommes fragiles. La vraie dévotion, vécue dans la Sainte Église Catholique,
est une "fenêtre fermée" au mal et ouverte sur le ciel.