18 mars, 2026

Audience pape Léon XIV. 18 mars 2026. Lumen Gentium IV

 


 


LÉON XIV
AUDIENCE GÉNÉRALE
Place Saint-Pierre
Mercredi 18 mars 2026


Catéchèse – Les Documents du Concile Vatican II –

II. Constitution dogmatique Lumen gentium.

4. L’Église, peuple sacerdotal et prophétique

Chers frères et sœurs, bonjour et bienvenue !

Aujourd’hui, je voudrais revenir sur le deuxième chapitre de la Constitution conciliaire Lumen gentium (LG), consacré à l’Église comme peuple de Dieu.

Le peuple messianique (LG, 9) reçoit du Christ la participation à l’œuvre sacerdotale, prophétique et royale dans laquelle s’accomplit sa mission salvifique.

Les Pères conciliaires enseignent que le Seigneur Jésus a institué, par la nouvelle et éternelle Alliance, un royaume de prêtres, constituant ses disciples en un « sacerdoce royal » (1 P 2,9 ; cf. 1 P 2,5 ; Ap 1,6).

Ce sacerdoce commun des fidèles est donné par le Baptême, qui nous rend capables de rendre un culte à Dieu en esprit et en vérité et de « confesser devant les hommes la foi qu’ils ont reçue de Dieu par l’Église » (LG, 11).

De plus, par le sacrement de la Confirmation, tous les baptisés « sont liés plus étroitement à l’Église, enrichis d’une force spéciale de l’Esprit Saint, et ainsi obligés plus strictement à répandre et défendre la foi, comme de véritables témoins du Christ, par la parole et par les œuvres » (ibid.). Cette consécration est à la racine de la mission commune qui unit les ministres ordonnés et les fidèles laïcs.

À ce propos, le pape François observait ainsi : « Regarder le Peuple de Dieu, c’est se rappeler que nous entrons tous dans l’Église comme laïcs. Le premier sacrement, celui qui scelle pour toujours notre identité et dont nous devrions toujours être fiers, c’est le baptême. Par lui et avec l’onction de l’Esprit Saint, (les fidèles) “sont consacrés comme maison spirituelle et sacerdoce saint” (LG 10), alors tous nous formons le Saint Peuple fidèle de Dieu » (Lettre au Président de la Commission Pontificale pour l’Amérique Latine, 19 mars 2016).

L’exercice du sacerdoce royal se réalise de multiples manières, toutes orientées vers notre sanctification, surtout par la participation à l’offrande eucharistique. Par la prière, l’ascèse et la charité active, les fidèles témoignent d’une vie renouvelée par la grâce de Dieu (cf. LG, 10). Comme le résume le Concile : « Le caractère sacré et organiquement structuré de la communauté sacerdotale se réalise par les sacrements et par les vertus » (LG, 11).

Les Pères conciliaires enseignent aussi que le peuple saint de Dieu participe à la mission prophétique du Christ (cf. LG, 12). Dans ce contexte, ils introduisent le thème important du sens de la foi et du consensus des fidèles. La Commission doctrinale du Concile précisait que ce sensus fidei « est comme une faculté de toute l’Église, grâce à laquelle, dans sa foi, elle reconnaît la révélation transmise, distinguant entre le vrai et le faux dans les questions de foi, et en même temps elle pénètre plus profondément en elle et l’applique plus pleinement dans la vie » (cf. Acta Synodalia, III/1, 199). Le sens de la foi appartient donc à chaque fidèle, non pas à titre individuel, mais comme membre du peuple de Dieu dans son ensemble.

Lumen gentium concentre l’attention sur cet aspect et le relie à l’infaillibilité de l’Église, à laquelle appartient l’infaillibilité du Pontife romain, en la servant. « La totalité des fidèles, qui ont l’onction du Saint (cf. 1 Jn 2,20 et 27), ne peut se tromper lorsqu’elle croit, et cette prérogative particulière se manifeste par le sens surnaturel de la foi de tout le peuple, lorsque, des évêques jusqu’aux derniers fidèles laïcs, elle exprime son consentement universel dans les choses de foi et de mœurs » (LG, 12).

 L’Église, donc, comme communion des fidèles incluant évidemment les pasteurs, ne peut errer dans la foi : l’organe de cette propriété, fondé sur l’onction de l’Esprit Saint, est le sens surnaturel de la foi de tout le peuple de Dieu, qui se manifeste dans le consensus des fidèles. De cette unité, que le Magistère ecclésial garde, découle que chaque personne baptisée est un sujet actif de l’évangélisation, appelée à donner un témoignage cohérent du Christ selon le don prophétique que le Seigneur infuse dans toute son Église.

L’Esprit Saint, qui nous vient de Jésus Ressuscité, dispense en effet « parmi les fidèles de toute condition, distribuant à chacun comme il veut (1 Co 12,11) ses dons, par lesquels il les rend aptes et prêts à exercer les diverses œuvres et devoirs utiles au renouveau et à l’édification plus grande de l’Église » (LG, 12). Une démonstration particulière de cette vitalité charismatique est offerte par la vie consacrée, qui jaillit et fleurit continuellement par l’œuvre de la grâce. Les formes associatives ecclésiales sont aussi un exemple lumineux de la variété et de la fécondité des fruits spirituels pour l’édification du Peuple de Dieu.

Chers amis, éveillons en nous la conscience et la gratitude d’avoir reçu le don de faire partie du peuple de Dieu ; et aussi la responsabilité que cela implique.

 

Leçon 59 ISSI. La fatigue de l'Infirmière.

 




LEÇON 59 : La fatigue de l’Infirmière

1. LA SITUATION

Agnès est en fin de garde de nuit. Elle est épuisée. Ses jambes sont lourdes, ses yeux piquent et elle a du mal à se concentrer. Il est 6h30 du matin. Soudain, un patient âgé fait une détresse respiratoire. Agnès sent une bouffée d'adrénaline. Malgré sa fatigue extrême, elle agit avec une précision et une clarté d'esprit surprenantes. Elle effectue les gestes de secours, prévient le médecin, rassure le patient. Une fois la situation stabilisée, elle s'assoit, vidée, mais avec un sentiment de devoir accompli. Elle se demande : « D'où ai-je sorti cette force ? »

2. THÈME DE RÉFLEXION

La fatigue comme paradoxe : un signal de vulnérabilité qui, bien géré, peut devenir le moteur des meilleures performances et du don de soi le plus total.

3. QUESTION À RÉPONDRE DANS LE CAHIER

À votre avis, comment la fatigue peut-elle, paradoxalement, aider une infirmière à donner le meilleur d'elle-même dans un moment critique ? Quels sont les risques si cette fatigue n'est pas gérée ?


4. EXPLICATIONS DU PROFESSEUR

A. La fatigue comme « meilleure amie » (opportunité de dépassement)

Cette idée peut surprendre, mais la fatigue est un signal précieux.

  • Le signal de la limite : La fatigue nous rappelle que nous sommes des créatures limitées, pas des machines. Elle nous oblige à l'humilité.
  • Le moteur du dépassement : C'est souvent dans les circonstances difficiles, quand nos ressources physiques sont épuisées, que nous sommes obligés d'aller chercher nos ressources spirituelles et morales les plus profondes (notre « cœur soignant », notre volonté de servir). La fatigue nous force à nous concentrer sur l'essentiel, à prioriser, à être plus efficaces. C'est là que l'on peut donner le meilleur de soi-même, non pas en force brute, mais en qualité d'intention et de présence. La fatigue devient une « amie » car elle nous pousse à nous dépasser par amour pour le patient.

B. La nécessité absolue du repos

Cependant, pour que la fatigue reste une « amie », elle ne doit pas devenir un épuisement total.

  • Le repos est un soin : Se reposer n'est pas de la paresse, c'est une responsabilité professionnelle et éthique. Une infirmière épuisée fait des erreurs, est irritante et ne peut plus soigner avec compassion.
  • L'équilibre vital : Il est crucial de savoir déconnecter, de dormir suffisamment, d'avoir des loisirs et une vie personnelle équilibrée. Le repos permet de recharger ses batteries physiques et morales pour pouvoir continuer à se donner. Sans repos, la « meilleure amie » devient une ennemie mortelle.

C. Gérer la fatigue : ajuster les horaires et les gardes

La fatigue est aussi une question d'organisation du travail.

  • Responsabilité collective : C'est la responsabilité de l'administration et des chefs de service d'ajuster les horaires, de limiter les gardes trop longues et de respecter les temps de repos. Une bonne gestion d'équipe permet de prévenir l'épuisement.
  • Responsabilité individuelle : Chaque infirmière doit aussi être honnête avec elle-même et son équipe. Savoir dire « je suis trop fatiguée pour assurer la sécurité des soins » est une marque de professionnalisme, pas de faiblesse. Il faut apprendre à gérer ses propres énergies.

5. TROIS RÉSOLUTIONS PRATIQUES

  1. Écouter son corps : Apprendre à identifier les premiers signes de fatigue (irritabilité, erreurs, manque de concentration) pour réagir avant d'être épuisée.
  2. Planifier son repos : Faire du repos une priorité absolue en dehors de l'hôpital, en s'assurant d'un sommeil de qualité et de vrais moments de déconnexion.
  3. Confier sa fatigue : Commencer sa journée en demandant à Dieu la force de transformer sa fatigue en un service joyeux, et la terminer en lui confiant son épuisement comme une offrande pour les patients.

 

Messe de l'abbé Max. 19 mars 2026. Saint Joseph

 


Que veux-tu de moi, Seigneur, dans la Messe d’aujourd’hui ?

-     Ton sourire permanent.

« Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit. » (Mt 1, 24a)

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Prière Jaculatoire du jour :

« Joseph, ne crains pas. »

Maman Maria, aide-moi à vivre aujourd’hui ma Messe comme si cette Messe était la dernière de ma vie.

DÉVOTION DU JOUR : saint Joseph.


Ma préparation pour la Messe :

Première partie de la Messe :

  1. Ouverture de la Messe. Rites pénitentiels. Prière collecta.

Tout avec l’humilité de Marie : Contrition et Adoration

  • Contrition : J’ai parfois oublié saint Joseph dans mon quotidien, négligeant de recourir à son intercession discrète et puissante pour garder la paix du cœur.

  • Adoration : Je t’adore avec mon travail, mon sourire et mon haussement des épaules face aux imprévus, reconnaissant Ta main aimante derrière chaque événement.


Deuxième partie de la Messe :

  1. Les Lectures avec Dieu le Père qui nous parle.

Tu peux les lire dans ta Bible. Voici le lien : Lectures du jour

Action de grâces pour sa Parole :

  • 2 S 7 : Merci pour Ta promesse d'une royauté stable à jamais, accomplie en Jésus, descendant de David et fils adoptif de Joseph.
  • Ps 88 : Merci pour Ta fidélité plus stable que les cieux, qui soutient ceux qui T’appellent « Mon Père, mon Roc ».
  • Rm 4 : Merci pour l'exemple d'Abraham qui, espérant contre toute espérance, a cru en Ta puissance.
  • Mt 1 : Merci pour l'obéissance silencieuse de Joseph.

Troisième partie de la Messe :

  1. La Prière Eucharistique. Avec Jésus, Dieu le Fils.

Je m’offre à Dieu le Père en me greffant sur Dieu le Fils, pendant la Prière Eucharistique. Aujourd’hui je t’offre mon travail et mon sourire, pour que tout ce que je fais soit un acte d'amour pur.

PRIÈRES QU’ON PEUT RECITER INTERIEUREMENT PENDANT LA CONSÉCRATION :

Mon Seigneur et mon Dieu !

Augmente ma foi, mon espérance et ma charité.

Père Saint, à travers le Cœur Immaculé de Marie, je vous offre Jésus, Votre Fils tant Aimé, et je m'offre moi-même, en Lui, par Lui et avec Lui, pour toutes ses intentions et au nom de toutes les créatures.

Seigneur accorde-nous la pureté, la joie et la paix, à moi et à tous.

Je t’adore avec dévotion, Dieu caché (adoro te devote)

Bienvenu sur l'autel !

Quatrième partie de la Messe :

  1. La COMMUNION. Avec Dieu le Saint Esprit : Docilité.

Je prie lentement le Notre Père, les 7 demandes. Aujourd’hui je demande le don de Force en m’appuyant sur la 3ème demande :

  • « Que ta Volonté soit faite » : Seigneur, donne-moi la force d'accomplir Tes desseins avec la même promptitude que saint Joseph, sans jamais douter de Ta Providence.

  • Anniversaires : Rosine ; Grâce-Alvaro (9) ; M. Dolores (61) ; Emmanou (38) ; Annaëlle (8).

  • Intentions : Pape Léon XIV (Paix, désarmement, Moyen-Orient), Jeannette-John, Didier D, maladie de Pepe, conversion d’Alain, fracture de Willy.

Le saint d’aujourd’hui : Saint Joseph

@ Saint Joseph est le seul saint qui, sans avoir jamais prononcé une parole rapportée dans l'Évangile, a reçu le titre de « Juste ».

On raconte que sainte Thérèse d'Avila ne commençait jamais une fondation sans invoquer son aide, affirmant qu'elle n'avait jamais rien demandé à Joseph qu'il ne lui ait accordé.

« Joseph, ne crains pas. »


Application pratique :

Saint Josémaria rappelle avec force la grandeur de Dieu. Nous ne sommes pas devant un gouvernant puissant ; nous ne sommes pas devant une célébrité. Nous sommes devant le Créateur de l’univers, devant celui qui nous a aimés jusqu’à l’extrême. Et pourtant, ce Dieu infini se fait petit, se cache dans un morceau de pan, s’humilie à ce point pour que nous n’ayons pas peur de nous approcher.

17 mars, 2026

Messe de l'abbé Max. Mercredi 18 mars 2026

 


Que veux-tu de moi, Seigneur, dans la Messe d’aujourd’hui ?

Que je ne cherche pas ma propre volonté, mais la volonté du Père qui m’a envoyé. (Jn 5, 30)

Prière Jaculatoire du jour :

« Celui qui écoute ma parole a la vie. »

Maman Maria, aide-moi à vivre aujourd’hui ma Messe comme si cette Messe était la dernière de ma vie.

DÉVOTION DU JOUR, le mercredi : saint Joseph à la veille de sa fête.


Ma préparation pour la Messe :

Première partie de la Messe :

  1. Ouverture de la Messe. Rites pénitentiels. Prière collecta.

Tout avec l’humilité de Marie : Contrition et Adoration

  • Contrition : Parfois j’ai pensé, Seigneur, que tu as laissé d’agir dans ma vie ou dans celle de mes proches, comme si Tu m'avais oubliée.

  • Adoration : Je t’adore car tu agis toujours, travaillant sans cesse au salut de mon âme et à la beauté de Ta Sainte Église.

Deuxième partie de la Messe :

  1. Les Lectures avec Dieu le Père qui nous parle.

Tu peux les lire dans ta Bible. Voici le lien : Lectures du jour

Action de grâces pour sa Parole :

  • Is 49 : Merci pour Ta tendresse infinie ; même si une mère oubliait son enfant, Toi, Tu ne m'oublies jamais.

  • Ps 144 : Merci car Tu es tendresse et pitié, fidèle en tout ce que Tu fais pour nous relever.

  • Jn 5 : Merci pour l'espérance de la résurrection. En écoutant Ta Parole, je quitte les ténèbres pour entrer dans la nouvelle vie.


Troisième partie de la Messe :

  1. La Prière Eucharistique. Avec Jésus, Dieu le Fils.

Je m’offre à Dieu le Père en me greffant sur Dieu le Fils, pendant la Prière Eucharistique. Aujourd’hui je t’offre mon action de grâces car je sais que moi aussi, je vais ressusciter et vivre éternellement avec Toi.

Mon Seigneur et mon Dieu !

Augmente ma foi, mon espérance et ma charité.

Père Saint, à travers le Cœur Immaculé de Marie, je vous offre Jésus, Votre Fils tant Aimé, et je m'offre moi-même, en Lui, par Lui et avec Lui, pour toutes ses intentions et au nom de toutes les créatures.

Seigneur accorde-nous la pureté, la joie et la paix, à moi et à tous.

Je t’adore avec dévotion, Dieu caché (adoro te devote)

Bienvenu sur l'autel !

Quatrième partie de la Messe :

  1. La COMMUNION. Avec Dieu le Saint Esprit : Docilité.

Je prie lentement le Notre Père, les 7 demandes. Aujourd’hui je demande le don de Piété en m’appuyant sur la 2ème demande :

  • « Que ton Règne vienne » : Que Ton règne de vie s'installe dans mon cœur et que je sache toujours honorer le Fils comme j'honore le Père.

  • Anniversaires : Cyrille B. (42) ; Albert (8) ; Trésor K. (45).
Je vais offrir la Messe pour Françoise B. (décédée).

  • Intentions : Pape Léon XIV (Paix dans le monde, désarmement et cessez-le-feu au Moyen-Orient) ; Jeannette-John ; Didier D ; maladie de Pepe ; conversion d'Alain ; fracture de Willy.

Saint Cyrille de Jérusalem

@ Évêque de Jérusalem au IVe siècle, il fut exilé trois fois par les empereurs à cause de sa défense de la foi catholique.

 On raconte que durant son épiscopat, une croix lumineuse, immense et plus brillante que le soleil, apparut dans le ciel de Jérusalem, s'étendant du Mont des Oliviers jusqu'au Calvaire. 

Cyrille s'empressa d'écrire à l'empereur pour lui dire que la véritable gloire ne résidait pas dans les honneurs humains, mais dans la Croix du Christ qui illumine tout homme.

« Celui qui écoute ma parole a la vie. »


Application pratique :

« Seigneur, je n'ai pas de grandes choses à t'offrir, mais je t'offre ma fatigue, je t'offre ma préoccupation, je t'offre ma lutte pour être meilleur, je t'offre même ma distraction. »

 

Exorcisme

 


 

EXORCISME


1. Le contraste des approches

Il est crucial de distinguer la manière dont la peur est gérée d'un côté et de l'autre :

  • Les Églises de Réveil : Elles mettent souvent l'accent sur le « spectacle » de la délivrance. Le démon est vu partout (échecs, maladies, objets). Cela crée une atmosphère de combat permanent et d'agitation qui peut nuire à la paix de l'âme.

  • L’Église Catholique : Elle privilégie la sérénité. La victoire du Christ sur le mal est déjà acquise. L'exorcisme n'est pas un show, mais une prière liturgique sobre et digne, exercée par un prêtre nommé par l'évêque, souvent en collaboration avec des médecins pour s'assurer qu'il ne s'agit pas d'un problème de santé mentale.

2. Le terrain de lutte : Tentation ou Possession ?

  • Le cinéma (les films d'horreur) donne l'impression que la possession est fréquente et spectaculaire.

  • En réalité, l'action ordinaire du démon est la tentation. Le vrai combat spirituel se gagne dans les petites choses quotidiennes, par la charité et le travail bien fait, et non dans des transes spectaculaires.

3. Les remèdes essentiels

Pour accompagnement spirituel, nous avons retenu trois piliers :

  • La piété, « le remède des remèdes » : Une vie de prière simple et constante (le chapelet, l'usage de l'eau bénite, la présence de Dieu dans le travail) est infiniment plus puissante que n'importe quelle séance de délivrance bruyante.

  • Les Sacrements : Une bonne confession et la participation à l'Eucharistie sont les plus grands « exorcismes » qui soient, car ils nous plongent directement dans la nouvelle vie en Christ.

  • Être « Sel et Lumière » : Au lieu de se focaliser sur l'obscurité, nous cherchons à rayonner. La lumière ne combat pas les ténèbres ; elle les dissipe simplement par sa présence. 

L'idée centrale : Le diable est comme un chien enchaîné ; il peut aboyer pour faire peur, mais il ne peut pas mordre celui qui reste à l'abri dans la grâce de Dieu et la vie sacramentelle.

Voici comment l’Église Catholique nous guide pour discerner ces situations :


1. Quand un exorcisme est-il nécessaire ou convenable ?

L'exorcisme (le "grand" exorcisme) est un acte exceptionnel. Il n'est envisagé que lorsque l'on a la certitude morale que le problème n'est ni médical, ni psychologique.

  • Le discernement préalable : Avant toute chose, l'Église demande une évaluation par des experts (médecins, psychiatres). Dieu agit souvent à travers la science. Si une personne souffre de dépression ou d'hallucinations, elle a besoin d'un médecin, pas d'un exorciste.

  • Les signes classiques (très rares) : Parler des langues inconnues sans les avoir apprises, manifester une force physique dépassant les capacités naturelles, ou montrer une aversion violente et irrationnelle envers les objets sacrés (le Crucifix, l'Eucharistie, l'eau bénite).

  • La décision : Seul un prêtre mandaté par l'évêque peut décider de pratiquer ce rite. C'est un acte de miséricorde, discret et liturgique, loin du tumulte des "délivrances" de rue.

2. Que faire face à des événements "paranormaux" ?

Si une personne se trouve confrontée à des phénomènes inexpliqués (bruits, sensations d'oppression, objets qui bougent), elle doit garder la sérénité propre à celui qui sait qu'il est enfant de Dieu.

A. Ne pas nourrir la curiosité

Le plus grand danger est de vouloir "comprendre" ou "dialoguer" avec ces phénomènes. Chercher à contacter l'invisible par le spiritisme ou consulter des voyants (même ceux qui se disent pasteurs) ouvre une porte que nous ne savons pas refermer.

B. Utiliser la Piété, "le remède des remèdes"

Au lieu de paniquer, il faut saturer l'espace de la présence de Dieu.

  • Les Sacramentaux : Utiliser de l'eau bénite dans la maison ou porter une médaille bénie n'est pas de la magie, c'est un signe de notre confiance en la protection de l'Église.

  • La prière simple : Un Je vous salue Marie ou la prière à Saint Michel Archange suffit à ramener le calme. Le mal ne supporte pas la simplicité et l'humilité.

C. Vivre "la nouvelle vie" par les sacrements

La meilleure protection n'est pas un rituel extraordinaire, mais la fidélité ordinaire :

  • La Confession fréquente est le plus puissant des boucliers car elle purifie l'âme en profondeur.

  • L'Eucharistie nous unit physiquement au Christ vainqueur.

3. Le conseil pastoral.

Si quelqu’un vient vous voir, terrifiée par une histoire de "sorcellerie" ou de "phénomène paranormal" :

  1. Écoutez-la avec calme pour faire baisser la tension émotionnelle. La peur est le terrain favori du mal.

  1. Recentrez-la sur le Christ : "Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ?"

  1. Encouragez la sobriété : Ne pas chercher à tout interpréter de manière spirituelle. Parfois, un bruit dans une maison est juste un problème de tuyauterie ou de vent.

En résumé : L'exorcisme est un remède extrême pour un cas extrême. Pour 99 % des situations, une vie de piété solide, la fréquentation des sacrements et une bonne dose de bon sens suffisent à maintenir la paix.

16 mars, 2026

Messe de l'abbé Max. Mardi 17 mars 2026

 


Que veux-tu de moi, Seigneur, dans la Messe d’aujourd’hui ?

« Veux-tu être guéri ? » (Jn 5, 6)

Prière Jaculatoire du jour :

« Lève-toi et marche ! »

Maman Maria, aide-moi à vivre aujourd’hui ma Messe comme si cette Messe était la dernière de ma vie.

DÉVOTION DU JOUR, le mardi : Les Anges Gardiens.


Ma préparation pour la Messe :

Première partie de la Messe :

  1. Ouverture de la Messe. Rites pénitentiels. Prière collecta.

Tout avec l’humilité de Marie : Contrition et Adoration

  • Contrition : Quelqu’un n’a pas trouvé mon aide, Seigneur. J'ai trop souvent été centré sur mes propres pas, oubliant de tendre la main à celui qui attendait près de la piscine de mon indifférence.

  • Adoration : Je t’adore lorsque tu viens me guérir, Toi qui ne passes pas sans t’arrêter devant ma misère et qui me rends la force de me tenir debout.

Deuxième partie de la Messe :

  1. Les Lectures avec Dieu le Père qui nous parle.

Tu peux les lire dans ta Bible. Voici le lien : Lectures du jour

Action de grâces pour sa Parole :

  • Ez 47 : Merci pour ce torrent de grâce qui jaillit du Temple et assainit tout ce qu’il pénètre. Que cette eau vivifie chaque recoin de mon existence.
  • Ps 45 : Merci d’être mon refuge et ma force. Le fleuve de Ta présence réjouit mon âme et la rend inébranlable au milieu des tempêtes.
  • Jn 5 : Seigneur, devant ce paralytique, je me demande : « Depuis quand je suis malade ? ».

Troisième partie de la Messe :

  1. La Prière Eucharistique. Avec Jésus, Dieu le Fils.

Je m’offre à Dieu le Père en me greffant sur Dieu le Fils, pendant la Prière Eucharistique.

Aujourd’hui je t’offre ma disposition pour aider celui qui a besoin de moi, sans attendre qu’il m’appelle.



Mon Seigneur et mon Dieu !

Augmente ma foi, mon espérance et ma charité.

Père Saint, à travers le Cœur Immaculé de Marie, je vous offre Jésus, Votre Fils tant Aimé, et je m'offre moi-même, en Lui, par Lui et avec Lui, pour toutes ses intentions et au nom de toutes les créatures.

Seigneur accorde-nous la pureté, la joie et la paix, à moi et à tous.

Je t’adore avec dévotion, Dieu caché (adoro te devote)

Bienvenu sur l'autel !

Quatrième partie de la Messe :

  1. La COMMUNION. Avec Dieu le Saint Esprit : Docilité.

Je prie lentement le Notre Père, les 7 demandes. Aujourd’hui je demande le don de Crainte, pour connaître l’état de mon âme en m’appuyant sur la 1ère demande :

  • « Que ton Nom soit sanctifié » : Seigneur, que ma vie soit un hommage à Ta sainteté et que je craigne par-dessus tout de T'offenser par mon égoïsme.

  • Anniversaires : Agathe et Esther (41) ; Samy M. (30).
  • Offrande : La maman de Daniel (6) ; maman Jacqueline (20) ; papa Corneille ;  (décédés).
  • Intentions : Pape Léon XIV (Paix, désarmement, Moyen-Orient), Jeannette-John, Didier D, maladie de Pepe, travail de Patrick T, maladie de Françoise B.

Saint Patrick

@ Ancien esclave devenu apôtre de l'Irlande, il utilisait souvent un trèfle pour expliquer le mystère de la Sainte Trinité aux païens.

« Lève-toi et marche ! »


Bonus : Application pratique

Au lieu de t'irriter parce que tu t'es distrait pendant la Messe en pensant à une dette, à un problème ou à une préoccupation professionnelle, fais quelque chose de bien plus profond. Dépose cette préoccupation sur l'autel. C'est un secret précieux de la spiritualité de saint Josémaria. Le moment de l'offertoire n'est pas seulement celui où le prêtre offre le pain et le vin. C'est l'instant où tu dois placer ta vie entière sur la patène.

15 mars, 2026

Messe de l'abbé Max. Lundi 15 mars 2026

 


Que veux-tu de moi, Seigneur, dans la Messe d’aujourd’hui ?

Que je croie à Ta parole sans avoir besoin de miracles. (Jn 4, 50)

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Prière Jaculatoire du jour :

« Ton fils est vivant »

Maman Maria, aide-moi à vivre aujourd’hui ma Messe comme si cette Messe était la dernière de ma vie.

DÉVOTION DU JOUR, le Lundi : Les âmes du Purgatoire.


Ma préparation pour la Messe :

Première partie de la Messe :

  1. Ouverture de la Messe. Rites pénitentiels. Prière collecta.

Tout avec l’humilité de Marie : Contrition et Adoration

  • Contrition : Mon âme est mourante, Seigneur. Je reconnais que sans Ton souffle, ma vie spirituelle s'essouffle et s'égare dans les bruits du monde.

  • Adoration : J’adore Ta Santé parfaite et Ta Vie qui déborde. Tu es la source de toute guérison et la lumière qui redonne vigueur à ceux qui s'approchent de Toi.
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Deuxième partie de la Messe :

  1. Les Lectures avec Dieu le Père qui nous parle.

Tu peux les lire dans ta Bible. Voici le lien : Lectures du jour

Action de grâces pour sa Parole :

  • Is 65 : Merci pour la promesse d'une nouvelle vie où la joie remplace les cris, et où Ta création exulte enfin.

  • Ps 29 : Merci de me relever de l'abîme. Tu changes mon deuil en une danse de reconnaissance.

  • Jn 4 : Merci pour la foi de ce père qui s'appuie sur Ta seule promesse. Aide-moi à soigner mon premier enfant, qui est mon âme.


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Troisième partie de la Messe :

  1. La Prière Eucharistique. Avec Jésus, Dieu le Fils.

Je m’offre à Dieu le Père en me greffant sur Dieu le Fils, pendant la Prière Eucharistique. 

Aujourd’hui je t’offre en avance, mon dernier soupir, pour que chaque instant restant soit vécu pour Ta seule gloire.

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Prières pendant la consécration :

Mon Seigneur et mon Dieu !

Augmente ma foi, mon espérance et ma charité.

Père Saint, à travers le Cœur Immaculé de Marie, je vous offre Jésus, Votre Fils tant Aimé, et je m'offre moi-même, en Lui, par Lui et avec Lui, pour toutes ses intentions et au nom de toutes les créatures.

Seigneur accorde-nous la pureté, la joie et la paix, à moi et à tous.

Je t’adore avec dévotion, Dieu caché (adoro te devote)

Bienvenu sur l'autel !

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Quatrième partie de la Messe :

  1. La COMMUNION. Avec Dieu le Saint Esprit : Docilité.

Je prie lentement le Notre Père, les 7 demandes.

Aujourd’hui je demande le don de Sagesse, pour connaître l’état de mon âme en m’appuyant sur la 7ème demande :

  • « Délivre-nous du Mal » : Seigneur, préserve-moi de l'indifférence et de l'aveuglement qui m'empêchent de voir Ta main agir dans mon quotidien.

  • Anniversaires : Marie Paule.

  • Offrande : J’offrirai la Messe pour frère Hilaire (décédé).

  • Intentions : Pape Léon XIV (Paix, désarmement, Moyen-Orient), Jeannette-John, Didier D, maladie de Pepe, travail de Patrick T, maladie de Françoise B.

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·        Sainte Bénédicte d'Assise @ Sainte Bénédicte fut la compagne de sainte Claire d’Assise et lui succéda comme abbesse de Saint-Damien en 1253. 

On raconte qu’elle vécut dans une telle union avec Dieu que, malgré les lourdes responsabilités de la direction de sa communauté, elle gardait un visage toujours paisible. Elle insistait sur le fait que la véritable autorité est un service d'amour caché, veillant à ce que chaque sœur puisse vivre pleinement son don total au Seigneur dans la discrétion et la joie.

« Ton fils est vivant »


Bonus : Application pratique :

Saint Josémaria avait une très belle habitude : demander l'aide de son ange gardien avant de commencer la messe. Il lui demandait de l'aider à ne pas se distraire.

Il lui demandait aussi de l'aider à saluer la Vierge. Car Notre-Dame est toujours présente à chaque messe, tout comme elle était au pied de la croix sur le Calvaire.

 

14 mars, 2026

Leçon 58 ISSI. Empathie de l'Infirmière


  

LEÇON 58 : L’Empathie de l’Infirmière

1. LA SITUATION

Maman Kapinga vient d'apprendre qu'elle doit être opérée demain. Elle est assise sur son lit, les yeux fixés au sol, et elle ne mange pas son plateau. Julie, l'élève infirmière, entre dans la chambre.

  • Si Julie reste indifférente, elle dira : « Maman, mangez vite, je dois reprendre le plateau. »
  • Si Julie fait preuve de sympathie (elle souffre trop avec elle), elle va s'asseoir et pleurer avec la patiente, oubliant de faire ses autres soins.
  • Si Julie utilise l'empathie, elle s'approche, pose une main sur l'épaule de la patiente et dit : « Je vois que vous êtes inquiète pour demain. Voulez-vous m'en parler ? »

2. THÈME DE RÉFLEXION

L'empathie : comprendre la souffrance de l'autre sans se laisser submerger par elle, pour mieux pouvoir soigner.

3. QUESTION À RÉPONDRE DANS LE CAHIER

Quelle est la différence entre "pleurer avec le patient" et "comprendre pourquoi le patient pleure" ?


4. EXPLICATIONS DU PROFESSEUR

A. Qu'est-ce que l'empathie ?

L'empathie, c'est comme mettre les chaussures de l'autre pour comprendre son chemin, tout en sachant que ce ne sont pas nos chaussures.

  • C'est la capacité de reconnaître l'émotion du patient (peur, colère, tristesse).
  • Ce n'est pas un simple sentiment, c'est une décision du "cœur" (le vouloir) de se rendre présent à l'autre. En comprenant ce que ressent le patient, on peut mieux adapter nos paroles et nos gestes.

B. La juste distance : ne pas se noyer

L'infirmière doit rester un "pont" solide.

  • Si vous souffrez exactement comme le patient, vous devenez aussi faible que lui. Vous ne pouvez plus l'aider.
  • L'empathie permet de rester professionnelle : on comprend la douleur, mais on garde la tête froide pour agir. C'est ce qui permet de rester sereine même dans les situations difficiles. On ne prend pas le malheur du patient sur ses propres épaules, on l'aide à le porter.

C. L'empathie se voit dans les petits gestes

L'empathie transforme la technique en un soin réel.

  • Ce n'est pas seulement faire un beau discours. C'est baisser le ton de sa voix quand un patient a mal à la tête, c'est expliquer un soin avant de le faire pour diminuer la peur, c'est remarquer qu'un patient a soif sans qu'il le demande.
  • C'est cette attention qui crée une relation de confiance. Sans cette confiance, le médicament soigne le corps, mais l'infirmière ne soigne pas la personne.

5. TROIS RÉSOLUTIONS PRATIQUES

  1. Observer : Avant de parler à un patient, regarder son visage et sa posture pour essayer de deviner son émotion (est-il calme, tendu, triste ?).
  2. Valider : Utiliser une phrase simple pour montrer que l'on a compris : « Je vois que ce soin est difficile pour vous, on va y aller doucement. »
  3. Se ressourcer : À la fin de la journée, confier à Dieu toutes les émotions reçues pour garder un cœur frais et disponible pour le lendemain (prière de l'infirmière).