09 avril, 2026

Messe de l'abbé Max. Vendredi de l'Octave de Pâques. 10 avril 2026

 


Que veux-tu de moi, Seigneur, dans la Messe d’aujourd’hui ?

Réponse : Que tu aies envie de manger mon Corps.

« Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne » (Jn 21, 13)

Prière Jaculatoire du jour :

Je voudrais, Seigneur, te recevoir...

Maman Maria, aide-moi à vivre aujourd’hui ma Messe comme si cette Messe était la première de ma vie.

DÉVOTION DU JOUR : vendredi, la Croix glorieuse.


Première partie de la Messe.

  1. Ouverture de la Messe. Rites pénitentiels. Prière collecta.

    Tout avec l’humilité de Marie : Contrition et Adoration

  • Adoration : Je voudrais, Seigneur, te recevoir avec cette pureté, cette humilité et cette dévotion... Je T'adore, Toi qui nous attends sur le rivage de nos vies, préparant déjà le pain pour nous nourrir.

  • Contrition : Seigneur, je Te demande pardon pour mes distractions pendant la Messe. Mon esprit s'évade alors que Tu es là, Vivant, à quelques pas de moi.

Deuxième partie de la Messe : Action de grâces.

  1. Les Lectures avec Dieu le Père qui nous parle.

    Action de grâces pour sa Parole :

    Merci, Seigneur, pour ce récit au bord de la mer de Tibériade. Tu es vivant dans le Pain et la Parole. Tu nous demandes : « auriez-vous quelque chose à manger ? » pour nous inviter à Te donner nos cœurs. Je rends grâce car, comme pour les disciples, Tu transformes nos filets vides en une pêche miraculeuse.





Tu peux lire les lectures dans ta Bible. Voici le lien : Lectures du 10 avril 2026

Troisième partie de la Messe : Réparation.

  1. La Prière Eucharistique. Avec Jésus, Dieu le Fils.

    Je m’offre à Dieu le Père en me greffant sur Dieu le Fils, pendant la Prière Eucharistique… Il actualise son sacerdoce en s’offrant comme Victime. Moi aussi, par mon sacerdoce baptismal, je t’offre ma vie

Quatrième partie de la Messe : Demandes.

  1. La COMMUNION. Avec Dieu le Saint Esprit : Docilité.

  • Anniversaires : Yeki (33) ; Miranda (8) ; Diane.

  • Intentions particulières : Jean Matthieu (passeport, travail, bébé Dora Maria, maison) ; les accidentés Yvon et Moïse ; retraite de l’abbé Sissoko et l’abbé Georges ; dons pour la voiture d’apostolat avec les prêtres.

  • Intentions du Pape Léon XIV : Paix mondiale, désarmement, Moyen-Orient ; Jeannette-John ; Didier D. ; maladie de Pepe ; santé de Bellarmin ; démarches de papa Vincent de Paul.


Temps de dialogue avec Jésus :

Seigneur, Tu me dis « Venez manger ». Je veux que cette communion soit un véritable échange d'amour.

  1. Je ferai une génuflexion très lente et pieuse devant le Tabernacle.

  2. Je dirai une parole d'encouragement à une personne de mon entourage pour partager Ta joie.

  3. Je préparerai mon prochain temps de prière avec un soin particulier.

Anecdote : Sainte Madeleine de Canossa (fêtée ce 10 avril)

@ Issue d'une famille très noble, elle quitta son palais pour s'installer dans les quartiers les plus pauvres de Vérone. Un jour, alors qu'on s'étonnait de la voir ainsi servir les malades les plus défigurés, elle répondit qu'elle ne voyait pas de plaies, mais seulement le Christ qui l'invitait à "manger" avec Lui à la table de la souffrance. Elle a appris à ses filles que la vraie noblesse consiste à donner sa vie pour que les autres découvrent qu'ils sont aimés de Dieu.

Je voudrais, Seigneur, te recevoir...

Audience Léon XIV 8 avril 2026. Lumen Gentium. 7. Sainteté et vie consacrée.

 


LÉON XIV

AUDIENCE GÉNÉRALE

Mercredi 8 avril 2026

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Catéchèse. Les Documents du Concile Vatican II 


II. La Constitution dogmatique Lumen gentium 


7. Sainteté et conseils évangéliques dans l'Église


Chers frères et sœurs, bonjour et bienvenue !

La Constitution du Concile Vatican II Lumen Gentium (LG) sur l’Église consacre un chapitre entier, le cinquième, à la vocation universelle à la sainteté de tous les fidèles : chacun de nous est appelé à vivre dans la grâce de Dieu, à pratiquer les vertus et à se conformer au Christ.

 La sainteté, selon la Constitution conciliaire, n’est pas un privilège réservé à quelques-uns, mais un don qui engage chaque baptisé à tendre vers la perfection de la charité, c’est-à-dire vers la plénitude de l’amour envers Dieu et envers son prochain. La charité est, en effet, le cœur de la sainteté à laquelle tous les croyants sont appelés : infusée par le Père, à travers son Fils Jésus, cette vertu « oriente tous les moyens de sanctification, leur donne leur âme et les conduit à leur fin » (LG, 42).

Le plus haut degré de sainteté, comme aux origines de l’Église, est le martyre, « témoignage suprême de la foi et de la charité » (LG, 50) : c’est pourquoi le texte conciliaire enseigne que tout croyant doit être prêt à confesser le Christ jusqu’à verser son sang (cf. LG, 42), comme cela s’est toujours produit et se produit encore aujourd’hui. Cette disponibilité au témoignage se manifeste chaque fois que les chrétiens laissent dans la société des signes de foi et d’amour, en s’engageant pour la justice.

Tous les sacrements, de façon éminente l’Eucharistie, sont une nourriture qui font croitre une vie sainte, assimilant chaque personne au Christ, modèle et mesure de la sainteté. Il sanctifie l’Église, dont il est le Chef et le Pasteur : la sainteté est, dans cette perspective, son don, qui se manifeste dans notre vie quotidienne chaque fois que nous l’accueillons avec joie et y répondons avec engagement.

À ce propos, saint Paul VI, lors de l’audience générale du 20 octobre 1965, rappelait que l’Église, pour être authentique, désire que tous les baptisés soient « des saints, c’est-à-dire véritablement ses enfants dignes, forts et fidèles ». Ceci s’accomplit comme une transformation intérieure, par laquelle la vie de chaque personne est conformée au Christ par la vertu de l’Esprit Saint (cf. Rm 8,29; LG, 40).

Lumen Gentium décrit la sainteté de l'Église catholique comme l'une de ses caractéristiques constitutives, à recevoir dans la foi, car elle est considérée comme « indéfectiblement sainte » (LG, 39). Cela ne signifie pas qu'elle le soit pleinement et parfaitement, mais qu'elle est appelée à confirmer ce don divin durant son pèlerinage vers la destination éternelle, marchant « à travers les persécutions du monde et les consolations de Dieu » (Saint Augustin, De civ. Dei 51,2 ; LG, 8).

La triste réalité du péché dans l'Église, c'est-à-dire en chacun de nous, invite chacun de nous à entreprendre un changement de vie sérieux, en nous confiant au Seigneur, qui nous renouvelle dans la charité. Cette grâce infinie précisément, qui sanctifie l'Église, nous remet une mission à accomplir jour après jour : celle de notre conversion. Ainsi, la sainteté n’a pas seulement une nature pratique, comme si elle pouvait se réduire à un engagement éthique, aussi grand soit-il, mais elle concerne l'essence même de la vie chrétienne, tant personnelle que communautaire.

Dans cette perspective, la vie consacrée joue un rôle décisif, et la Constitution conciliaire en parle au chapitre six (cf. nn 43-47).

Chez le peuple saint de Dieu, elle constitue un signe prophétique du monde nouveau, vécu ici et maintenant dans l’histoire. En effet, ces conseils évangéliques qui façonnent toute expérience de la vie consacrée : la pauvreté, la chasteté et l’obéissance, sont des signes du Royaume de Dieu, déjà présents dans le mystère de l’Église.

Ces trois vertus ne sont pas des prescriptions qui enchainent la liberté, mais des dons libérateurs de l’Esprit Saint, par lesquels certains fidèles sont totalement consacrés à Dieu.

La pauvreté exprime une confiance totale en la Providence, libérant du calcul et de l’intérêt personnel ; l’obéissance a pour modèle le don de soi que le Christ a fait au Père, libérant de la suspicion et de la domination ; la chasteté est le don d’un cœur entier et pur dans l’amour, au service de Dieu et de l’Église.

En se conformant à ce mode de vie, les personnes consacrées témoignent de la vocation universelle à la sainteté de toute l’Église, sous la forme d’un engagement radical. Les conseils évangéliques manifestent la pleine participation à la vie du Christ, jusqu’à la croix : c’est précisément par le sacrifice du Crucifié que nous sommes tous rachetés et sanctifiés !

Contemplant cet événement, nous savons qu’il n’est aucune expérience humaine que Dieu ne rachète : même la souffrance, vécue en union avec la Passion du Seigneur, devient un chemin vers la sainteté. La grâce qui convertit et transforme la vie nous fortifie ainsi dans chaque épreuve, nous indiquant pour but non pas un idéal lointain, mais la rencontre avec Dieu, qui s’est fait homme par amour. Que la Vierge Marie, Mère toute sainte du Verbe incarné, soutienne et protège toujours notre chemin.