14 mars, 2026

Leçon 58 ISSI. Empathie de l'Infirmière


  

LEÇON 58 : L’Empathie de l’Infirmière

1. LA SITUATION

Maman Kapinga vient d'apprendre qu'elle doit être opérée demain. Elle est assise sur son lit, les yeux fixés au sol, et elle ne mange pas son plateau. Julie, l'élève infirmière, entre dans la chambre.

  • Si Julie reste indifférente, elle dira : « Maman, mangez vite, je dois reprendre le plateau. »
  • Si Julie fait preuve de sympathie (elle souffre trop avec elle), elle va s'asseoir et pleurer avec la patiente, oubliant de faire ses autres soins.
  • Si Julie utilise l'empathie, elle s'approche, pose une main sur l'épaule de la patiente et dit : « Je vois que vous êtes inquiète pour demain. Voulez-vous m'en parler ? »

2. THÈME DE RÉFLEXION

L'empathie : comprendre la souffrance de l'autre sans se laisser submerger par elle, pour mieux pouvoir soigner.

3. QUESTION À RÉPONDRE DANS LE CAHIER

Quelle est la différence entre "pleurer avec le patient" et "comprendre pourquoi le patient pleure" ?


4. EXPLICATIONS DU PROFESSEUR

A. Qu'est-ce que l'empathie ?

L'empathie, c'est comme mettre les chaussures de l'autre pour comprendre son chemin, tout en sachant que ce ne sont pas nos chaussures.

  • C'est la capacité de reconnaître l'émotion du patient (peur, colère, tristesse).
  • Ce n'est pas un simple sentiment, c'est une décision du "cœur" (le vouloir) de se rendre présent à l'autre. En comprenant ce que ressent le patient, on peut mieux adapter nos paroles et nos gestes.

B. La juste distance : ne pas se noyer

L'infirmière doit rester un "pont" solide.

  • Si vous souffrez exactement comme le patient, vous devenez aussi faible que lui. Vous ne pouvez plus l'aider.
  • L'empathie permet de rester professionnelle : on comprend la douleur, mais on garde la tête froide pour agir. C'est ce qui permet de rester sereine même dans les situations difficiles. On ne prend pas le malheur du patient sur ses propres épaules, on l'aide à le porter.

C. L'empathie se voit dans les petits gestes

L'empathie transforme la technique en un soin réel.

  • Ce n'est pas seulement faire un beau discours. C'est baisser le ton de sa voix quand un patient a mal à la tête, c'est expliquer un soin avant de le faire pour diminuer la peur, c'est remarquer qu'un patient a soif sans qu'il le demande.
  • C'est cette attention qui crée une relation de confiance. Sans cette confiance, le médicament soigne le corps, mais l'infirmière ne soigne pas la personne.

5. TROIS RÉSOLUTIONS PRATIQUES

  1. Observer : Avant de parler à un patient, regarder son visage et sa posture pour essayer de deviner son émotion (est-il calme, tendu, triste ?).
  2. Valider : Utiliser une phrase simple pour montrer que l'on a compris : « Je vois que ce soin est difficile pour vous, on va y aller doucement. »
  3. Se ressourcer : À la fin de la journée, confier à Dieu toutes les émotions reçues pour garder un cœur frais et disponible pour le lendemain (prière de l'infirmière).

 

 

 

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