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06 février, 2025

Les dons et les fruits du Saint-Esprit

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Prière de saint Josémaria à l’Esprit Saint

Viens Saint-Esprit : illumine mon intelligence…fortifie mon cœur… enflamme ma volonté
Illumine mon intelligence, pour que je connaisse tes commandements, fortifie mon cœur contre les embûches de l’ennemi, enflamme ma volonté.
J’ai entendu ta voix, et je ne veux pas m’endurcir et résister, en te disant : après…, demain.
Nunc coepi ! Maintenant, de peur qu’il n’y ait pas de demain pour moi.
Esprit de Vérité et de sagesse, Esprit d’entendement et de conseil, Esprit de joie et de paix !
Je veux ce que tu veux, je veux parce que tu veux, je veux comme tu veux, je veux quand tu voudras.
Sainte Marie, Notre Espérance, Siege de la Sagesse, priez pour mois.
S. Joseph, mon Père et Seigneur, priez pour moi
Mon Ange Gardien, priez pour moi. Josémaria avril 1934.



« La vie morale des chrétiens est soutenue par les dons du Saint-Esprit. Ceux-ci sont des dispositions permanentes qui rendent l’homme docile à suivre les impulsions de l’Esprit Saint » (Catéchisme, 1830).

Les dons du Saint-Esprit sont au nombre de sept (cf. Catéchisme, 1831) :
Ils complètent et mènent à leur perfection les vertus de ceux qui les reçoivent. Ils rendent les fidèles dociles à obéir avec promptitude aux inspirations divines.

Ainsi,
La Foi est couronnée par quatre dons : Sagesse, Intelligence, Conseil et Science.
L’Espérance est couronnée par le don de Force.
La Charité est couronnée par le don de Piété
L’humilité est couronnée par le don de Crainte.

1° le don de sagesse : pour comprendre et discerner correctement ce qui touche aux projets divins ; surtout sur ma personne, le Plan de Dieu pour moi.
2° le don d'intelligence : pour pénétrer dans la vérité concernant Dieu ; connaître chaque fois mieux la Volonté de Dieu.
le don de conseil : pour discerner et seconder les desseins divins dans les actions individuelles ; ainsi nous pouvons conseiller les autres.
le don de force : pour surmonter les difficultés dans la vie chrétienne ;
le don de science : pour connaître l'ordre des choses créées par Dieu ;
le don de piété : pour nous comporter comme des fils de Dieu et des frères de nos frères les hommes, en étant d'autres Christs ; nous découvrons ainsi que nous sommes de la Famille de Dieu.
le don de crainte de Dieu : pour rejeter tout ce qui peut offenser Dieu, comme un fils rejette par amour ce qui peut offenser son père.




Les fruits du Saint-Esprit « sont des perfections que forme en nous le Saint-Esprit comme des prémices de la gloire éternelle » (Catéchisme, 1832).

Ce sont des actes que l'influence du Saint-Esprit produit habituellement dans l'âme.

La tradition de l'Église en énumère douze : charité, joie, paix, patience, longanimité, bonté, bénignité, mansuétude, fidélité, modestie, continence, chasteté (cf. Ga 5, 22-23).




Voir aussi dans le blog les questions sur les charismes.


Si vous voulez suivre le thème 28 complet, sur la grâce et les vertus, allez au lien suivant http://congocatholique.blogspot.com/p/theme-28-la-gr.html

09 février, 2020

Le discernement selon Diadoqué de Photicé

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Il y a une lumière de la vraie connaissance, qui consiste à discerner infailliblement le bien du mal.

Lorsque la mer est tranquille, le regard des pêcheurs la traverse jusqu'au fond, en sorte que presque rien ne leur échappe du va-et-vient des poissons ; mais lorsqu'elle est agitée par les vents, elle cache par sa sinistre agitation ce qu'elle laissait voir volontiers dans le sourire de sa tranquillité.

La purification de l'entendement appartient exclusivement au Saint-Esprit.


C'est ce qui fait dire à l'Apôtre : N'éteignez pas l'Esprit, c'est-à-dire : Ne contristez pas la bonté du Saint-Esprit par des actions et des pensées mauvaises, pour ne pas être privés de cette clarté victorieuse.
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11 janvier, 2020

Les charismes

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Le Catéchisme de l’Église catholique consacre trois points important sur les charismes (799-801) :

799 Les charismes sont des grâces de l'Esprit Saint pour l'édification de l'Église.

Extraordinaires ou simples et humbles, les charismes sont des grâces de l’Esprit Saint qui ont, directement ou indirectement, une utilité ecclésiale, ordonnés qu’ils sont à l’édification de l’Église, au bien des hommes et aux besoins du monde.

800 Il faut accueillir les charismes  avec reconnaissance, pourvu qu'ils proviennent véritablement de l'Esprit Saint.

Les charismes sont à accueillir avec reconnaissance par celui qui les reçoit, mais aussi par tous les membres de l’Église.

 Ils sont, en effet, une merveilleuse richesse de grâce pour la vitalité apostolique et pour la sainteté de tout le Corps du Christ ; pourvu cependant qu’il s’agisse de dons qui proviennent véritablement de l’Esprit Saint et qu’ils soient exercés de façon pleinement conforme aux impulsions authentiques de ce même Esprit, c’est-à-dire selon la charité, vraie mesure des charismes (cf. 1 Co 13).

801 Il faut discerner les charismes, et aucun charisme ne dispense de la soumission aux Pasteurs de l'Église.

C’est dans ce sens qu’apparaît toujours nécessaire le discernement des charismes.
Aucun charisme ne dispense de la référence et de la soumission aux Pasteurs de l’Église.
" C’est aux Pasteurs de l’Église à eux qu’il convient spécialement, non pas d’éteindre l’Esprit, mais de tout éprouver pour retenir ce qui est bon " (LG 12), afin que tous les charismes coopèrent, dans leur diversité et leur complémentarité, au " bien commun " (1 Co 12, 7) (cf. Lumen Gentium 30).
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08 janvier, 2020

Demander le don du discernement. 7 janvier 2020. Homélie du pape François.

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Le don du discernement sur ce qui « se passe dans le coeur ».

La vie chrétienne consiste à demeurer en Dieu, en laissant agir l’Esprit Saint dans notre coeur et non l’esprit du monde. 
À partir 1 Jn 3,22 – 4,6, le pape François a rappelé que l’Esprit Saint n’est pas seulement «la colombe», mais avant tout celui qui nous permet de «demeurer en Dieu» et distinguer entre l’Esprit de Dieu et l’esprit du monde.
« Tant de gens vivent sans savoir ce qui se passe dans leur cœur».
Il a invité les fidèles à examiner leur conscience pour percevoir ce qui conduit au pire des péchés: la corruption.

 

La corruption : ne plus savoir distinguer le bien du mal.

Et François de rappeler l’épisode raconté dans les Actes des Apôtres, où des apôtres arrivent dans une ville et rencontrent des chrétiens baptisés par Jean. Ils leur demandent: «Avez-vous reçu l’Esprit Saint?», mais ces baptisés ne savaient même pas qu’il existait.
Combien de chrétiens, a déploré le Saint-Père, aujourd’hui encore associent l’Esprit Saint seulement à la colombe, tout en ignorant  que «c’est l’Esprit Saint qui fait demeurer dans le Seigneur» et qui donne «la garantie, la force» pour demeurer en Dieu et discerner le bien du mal.
Le Souverain Pontife a ensuite évoqué l’esprit du monde, qui est contraire à l’Esprit Saint. «Jésus, lors de la dernière Cène, ne demande pas au Père d’éloigner les disciples du monde, […] mais de les protéger de l’esprit du monde» qui est «encore pire que de commettre un péché.
C’est une atmosphère qui vous rend inconscient, qui vous conduit à un point où vous ne savez pas reconnaître le bien du mal», c’est la corruption.

 

Mais comment pouvons-nous savoir si nous suivons l’Esprit Saint ou l’esprit du monde?

L’esprit du monde se manifeste par l’oubli. «Le péché ne vous détourne pas de Dieu si vous le réalisez et demandez pardon, mais l’esprit du monde vous fait oublier ce qu’est le péché».
Le pape a évoqué un film  dans lequel des chrétiens célébraient le Nouvel An dans une ville touristique d’un pays chrétien, «avec une terrible mondanité, en gaspillant de l’argent et beaucoup d’autres choses». «Est-ce un péché ?»
– «Non, c’est de la corruption, c’est pire que le péché»
«L’Esprit Saint vous conduit à Dieu, et si vous péchez, l’Esprit Saint vous protège et vous aide à vous relever, mais l’esprit du monde vous conduit à la corruption, au point que vous ne savez plus ce qui est bon et ce qui est mauvais: tout se ressemble, tout est pareil».

 

S’interroger sur le chemin suivi.

Mais comment savoir si «je suis sur le chemin de la mondanité, de l’esprit du monde, ou si je suis l’Esprit de Dieu» ?
L’apôtre Jean nous donne un conseil: «Bien-aimés, ne vous fiez pas à n’importe quelle inspiration, mais examinez les esprits pour voir s’ils sont de Dieu» (1 Jn 4,1).
Mais que signifie examiner l’esprit?, «c’est simplement ceci: quand vous ressentez quelque chose, quand vous avez envie de faire quelque chose, ou que vous avez une idée, demandez-vous: est-ce que ce que je ressens vient de l’Esprit de Dieu ou de l’esprit du monde ?»
Il s’agit de se demander «une, deux fois par jour, ou quand vous ressentez quelque chose qui vous vient à l’esprit»: ce que je ressens, ce que je veux faire, d’où cela vient-il? «De l’esprit du monde ou de l’esprit de Dieu? Cela me fera-t-il du bien ou cela me jettera-t-il sur la voie de la mondanité qui est une inconscience ?».

 

L’importance de l’examen de conscience

Beaucoup de chrétiens, a déploré le Pape, «vivent sans savoir ce qui se passe dans leur cœur».
C’est pourquoi saint Paul et saint Jean recommandent de ne pas se conformer à n’importe quel esprit, à ce que l’on ressent, mais de le mettre à l’épreuve.
 «C’est pourquoi, je vous recommande de prendre un peu de temps chaque jour avant de vous coucher ou à midi (quand vous le voulez) [et de vous demander]: qu’est-ce qui est passé dans mon cœur aujourd’hui?
Qu’est-ce que je voulais faire, penser? Quel est l’esprit qui a animé mon cœur? L’Esprit de Dieu, le don de Dieu, l’Esprit Saint qui me fait toujours avancer à la rencontre du Seigneur ou l’esprit du monde qui m’éloigne doucement, lentement du Seigneur; c’est un glissement lent, lent, lent».

Le Souverain Pontife a conclu par une prière: demander la grâce «de demeurer dans le Seigneur».

Comment expliquent les charismatiques le don de langues (le charisme du don de langues) ?

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Le don de langues est un charisme.
Mais il faut distinguer entre la « prière en langues » et le charisme des langues.

La prière en langues
Il y a des prières qui nous permettent de rencontrer le Seigneur, sans employer des paroles : la génuflexion, l’inclinaison, l’usage de l’encens ; battre des mains, élever les mains, danser. (Adoration, joie et louange de Dieu)
La prière en langues est un langage expressif, un jeu de syllabes qui ne peut être traduit en des concepts.
Il peut avoir une signification et être l’objet d’une interprétation. (C’est le cas du charisme des langues que nous verrons après).

La prière en langues peut exprimer l’adoration, la louange, la supplication, l’action de grâce.

L’homme peut exprimer sa prière au moyen de syllabes formant un langage intérieur.
Ainsi comprise, la prière en langues n’est pas un charisme au service d’autrui, mais plutôt une grâce de prière destinée à aider celui qui prie.

« Je ne sais pas comment exprimer ce que je ressens ».
Elle sert aussi pour chauffer le moteur de notre cœur.
Étant donné que le niveau de la prière en langues est préconceptuel, on ne court pas le risque d’être distrait.
En plus, la prière en langues produit dans le cœur un silence des idées qui permet d’accueillir plus facilement les inspirations divines.
Elle dispose à percevoir les inspirations et les charismes.

<Par exemple, répéter des oraisons jaculatoires, ou chanter une chanson d’amour>.

Comment apprendre à prier en langues.
L’essentiel, c’est de vouloir entrer en communication avec Dieu.

Généralement, la prière en langues jaillit spontanément dans un contexte de louange intense, mais elle peut aussi commencer avec un jeu délibéré de syllabes, en cherchant à louer Dieu, comme si no était en train de lui jeter des fleurs ou de l’encenser.
Au début, nous ne savons pas nous détacher des syllabes que nous prononçons, mais par la suit nous ferons davantage attention à l’amour et à la louange qui sont exprimés par ces syllabes.
La prière en langues ne se situe pas au niveau des lèvres mais du cœur.


Le charisme de langues
Cf. 1 Co 12, 10-11 : À tel ou tel sont données les diversités de langues, à tel autre le don de les interpréter.

Le charisme des langues est une initiative du Seigneur : il inspire à quelqu’un une motion le poussant à parler en langues, et le contenu de cette prière est inspiré par l’Esprit Saint pour le bien de la communauté.
Quand c’est Dieu qui inspire réellement cette manifestation, la communauté fait l’expérience de sa présence et de son action ; elle s’applique à découvrir l’interprétation et elle la reçoit dans la joie.

Les langues ne contiennent pas un message formulé au moyen d’idées. Tout comme dans la danse, le ballet exprime par son mouvement un langage qui peut être interprété comme une expression d’amour, de la peine, du désespoir, de la joie ou de l’enthousiasme… ainsi le message en langues contient lui aussi une signification qui demande à être interprétée pour le bien de la communauté.
Une personne qui contemple un ballet et qui est pourvue d’une certaine sensibilité, pourra interpréter le sens de cette danse.
Mais toute personne à l’écoute d’un message en langues ne sera pas nécessairement capable de l’interpréter pour l’assemblée. Il faut qu’il y ait interprétation.
Cette interprétation inspirée se présente à l’esprit de l’interprète ou bien à travers d’une phrase complète et bien bâtie, ou bien de manière incomplète…
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05 janvier, 2020

Le péché contre l'Esprit Saint

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Jean Paul II. Encyclique « Dominum et vivificantem », 46 .
Pourquoi le blasphème contre l'Esprit Saint est-il impardonnable ?
En quel sens entendre ce blasphème ? Saint Thomas d'Aquin répond qu'il s'agit d'un péché « irrémissible de par sa nature, parce qu'il exclut les éléments grâce auxquels est accordée la rémission des péchés ».

Selon une telle exégèse, ce blasphème ne consiste pas à proprement parler à offenser en paroles l'Esprit Saint ; mais il consiste à refuser de recevoir le salut que Dieu offre à l'homme par l'Esprit Saint agissant en vertu du sacrifice de la croix.
Si l'homme refuse la « manifestation du péché », qui vient de l'Esprit Saint (Jn 16,8) et qui a un caractère salvifique, il refuse en même temps la « venue » du Paraclet (Jn 16,7), cette « venue » qui s'est effectuée dans le mystère de Pâques, en union avec la puissance rédemptrice du Sang du Christ, le Sang qui « purifie la conscience des oeuvres mortes » (He 9,14).
Nous savons que le fruit d'une telle purification est la rémission des péchés. En conséquence, celui qui refuse l'Esprit et le Sang (cf 1Jn 5,8) demeure dans les « oeuvres mortes », dans le péché.
Et le blasphème contre l'Esprit Saint consiste précisément dans le refus radical de cette rémission dont il est le dispensateur intime et qui présuppose la conversion véritable qu'il opère dans la conscience. Si Jésus dit que le péché contre l'Esprit Saint ne peut être remis ni en ce monde ni dans l'autre, c'est parce que cette « non-rémission » est liée, comme à sa cause, à la « non pénitence », c'est-à-dire au refus radical de se convertir...
Le blasphème contre l'Esprit Saint est le péché commis par l'homme qui présume et revendique le « droit » de persévérer dans le mal -- dans le péché quel qu'il soit -- et refuse par là même la Rédemption. L'homme reste enfermé dans le péché, rendant donc impossible, pour sa part, sa conversion et aussi, par conséquent, la rémission des péchés, qu'il ne juge pas essentielle ni importante pour sa vie. Il y a là une situation de ruine spirituelle, car le blasphème contre l'Esprit Saint ne permet pas à l'homme de sortir de la prison où il s'est lui-même enfermé.
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