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24 janvier, 2025

Notes pour la Messe du 25 janvier 2025. Conversion de saint Paull


 

25 janvier 2025 : CONVERSION DE SAINT PAUL, APÔTRE

Fête

 

Sur la route de Damas Saul de Tarse a fait une double découverte : Jésus de Nazareth est le Béni de Dieu, le Ressuscité de Pâques, et il ne fait qu'un avec ses frères. Toute la vie de Paul devait être marquée par cette illumination. 

*Paul comprend que l'Église est le corps glorieux du Christ, la communion des saints*.

 

*Écoute, Seigneur* :

Aujourd'hui, je suis rentré de la retraite pour prêtres. Plein de joie. Plein de l'Esprit Saint.

J'ai passé plusieurs jours avec le Seigneur et Il nous envoie la Bonne Nouvelle : l'Esprit Saint est la locomotive du train de l'Espérance.

Il conduit l'humanité à être restaurée définitivement dans la Famille de Dieu, l'Église.

Le bonheur suprême et définitif nous attend à la dernière station.

Nous y arriverons.

Merci, Mère de l'Espérance.

 

*Marc 16, 15-18* :

En ce temps-là, Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné.

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8ème jour de la Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens.

25 janvier : L’attente du royaume et de la vie à venir

 

*Lecture biblique* :

Ps 85(84),11-14

« Fidélité et vérité se sont rencontrées, elles ont embrassé paix et justice. La vérité germe de la terre et la justice se penche du ciel. Le Seigneur lui même donne le bonheur et notre terre donne sa récolte. La justice marche devant lui et ses pas tracent le chemin. »

 

*Lecture patristique* :

Isaac de Ninive (VII ème s) Tradition syriaque.

« Quiconque vit dans l’amour au sein de cette création respire la vie venant de Dieu. Alors qu’il est encore dans ce monde, il respire déjà l’air de la nouvelle naissance. C’est dans cet air que les justes se délecteront à la résurrection. L’amour est le royaume que notre Seigneur a mystiquement promis aux disciples, la nourriture qu’ils mangeront dans son royaume »

 

*Piste de réflexion* :

Vivant dans l’attente du Royaume de Dieu, comment incarner les signes du Royaume à venir dans le monde d’aujourd’hui ?

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Hébreux 8, 6-13
Mais voici quelle sera l’Alliance que j’établirai avec la maison d’Israël quand ces jours-là seront passés, dit le Seigneur. Quand je leur donnerai mes lois, je les inscrirai dans leur pensée et sur leurs cœurs. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. 


 
Psaume 84
R/ Amour et vérité se rencontrent.
 
Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.

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HOMÉLIE DU SAINT-PÈRE FRANÇOIS

Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs

Lundi 25 janvier 2021

« Demeurez dans mon amour » (Jn 15, 9). Jésus lie cette demande à l’image de la vigne et des sarments, la dernière qu’il nous offre dans les Evangiles. 


Le Seigneur lui-même est la vigne, la « vraie » vigne (v. 1), qui ne trahit pas les attentes, mais reste fidèle dans l’amour et ne fait jamais défaut, malgré nos péchés et nos divisions. Dans cette vigne qu’il est, nous tous les baptisés nous sommes greffés comme des sarments : cela signifie que nous pouvons grandir et porter du fruit seulement si nous sommes unis à Jésus. Ce soir tournons-nous vers cette unité indispensable, qui a plusieurs niveaux. En pensant à l’arbre de la vigne, nous pourrions imaginer l’unité constituée de trois anneaux concentriques, comme ceux d’un tronc.

Le premier cercle, le plus intérieur, est le fait de demeurer en Jésus. 

A partir d’ici commence le chemin de chacun vers l’unité. Dans la réalité d’aujourd’hui, rapide et complexe, il est facile de perdre le fil, tirés de mille côtés. Beaucoup se sentent divisés à l’intérieur, incapables de trouver un point ferme, une situation stable dans les circonstances changeantes de la vie. Jésus nous indique le secret de la stabilité dans le fait de demeurer en lui. Dans le texte que nous avons écouté, il répète sept fois ce concept (cf. vv. 4-7.9-10). 

En effet, il sait que “sans lui nous ne pouvons rien faire” (cf. v. 5). Il nous a aussi montré comment faire, en nous donnant l’exemple : chaque jour il se retirait dans des lieux déserts pour prier. Nous avons besoin de la prière comme de l’eau pour vivre. La prière personnelle, le fait d’être avec Jésus, l’adoration, est l’essentiel du fait de demeurer en lui. C’est la voie pour mettre dans le cœur du Seigneur tout ce qui peuple notre cœur, espérances et peurs, joies et douleurs. Mais surtout, centrés en Jésus dans la prière, nous faisons l’expérience de son amour. Et notre existence en tire vie, comme le sarment qui prend la sève du tronc. C’est la première unité, notre intégrité personnelle, œuvre de la grâce que nous recevons en demeurant en Jésus.

Le deuxième cercle est celui de l’unité avec les chrétiens. 

Nous sommes des sarments de la même vigne, nous sommes des vases communicants : le bien et le mal que chacun accomplit se reverse sur les autres. Par ailleurs, dans la vie spirituelle une sorte de “loi de la dynamique” est en vigueur : dans la mesure où nous demeurons en Dieu nous nous approchons des autres et dans la mesure où nous nous approchons des autres nous demeurons en Dieu. Cela signifie que si nous prions Dieu en esprit et vérité, l’exigence d’aimer les autres en découle et, d’autre part, que « si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous » (1 Jn 4, 12). 

La prière ne peut que conduire à l’amour, autrement elle est un ritualisme superficiel. En effet, il n’est pas possible de rencontrer Jésus sans son Corps, composé de nombreux membres, autant qu’il y a de baptisés. Si notre adoration est authentique, nous grandirons dans l’amour pour tous ceux qui suivent Jésus, indépendamment de la communion chrétienne à laquelle ils appartiennent, parce que, même s’ils ne sont pas “des nôtres”, ils sont siens.

Nous constatons toutefois qu’aimer les frères n’est pas facile, parce que leurs défauts et leurs manques apparaissent immédiatement, et les blessures du passé reviennent à l’esprit. Ici nous vient en aide l’action du Père qui, comme un agriculteur expert (cf. Jn 15, 1), sait bien quoi faire : « Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage » (Jn 15, 2). 

Le Père enlève et taille. Pourquoi ? Parce que pour aimer nous avons besoin d’être dépouillés de ce qui nous égare et nous fait nous replier sur nous-mêmes, nous empêchant de porter du fruit. Demandons donc au Père d’enlever de nous les préjugés sur les autres et les attachements mondains qui empêchent la pleine unité avec tous ses fils. Ainsi purifiés dans l’amour, nous saurons mettre au second plan les entraves terrestres et les obstacles du passé, qui aujourd’hui nous détournent de l’Evangile.

Le troisième cercle de l’unité, le plus vaste, est l’humanité entière. 

Nous pouvons réfléchir, dans ce cadre, sur l’action de l’Esprit Saint. Dans la vigne qui est le Christ il est la sève qui rejoint toutes les parties. Mais l’Esprit souffle où il veut et partout il veut ramener à l’unité. Il nous conduit à aimer non seulement celui qui nous aime et pense comme nous, mais tous, comme Jésus nous l’a enseigné. Il nous rend capables de pardonner aux ennemis et de pardonner les torts subis. 

Il nous pousse à être actifs et créatifs dans l’amour. Il nous rappelle que le prochain n’est pas seulement celui qui partage nos valeurs et nos idées, mais que nous sommes appelés à nous faire proches de tous, bons Samaritains d’une humanité vulnérable, pauvre et souffrante – aujourd’hui tellement souffrante –, qui gît par les routes du monde et que Dieu désire relever avec compassion. Que l’Esprit Saint, auteur de la grâce, nous aide à vivre dans la gratuité, à aimer aussi celui qui ne nous répond pas, parce que c’est dans l’amour pur et désintéressé que l’Evangile porte du fruit. On reconnaît l’arbre à ses fruits : on reconnaît à l’amour gratuit notre appartenance à la vigne de Jésus.

L’Esprit Saint nous enseigne ainsi le caractère concret de l’amour envers tous les frères et sœurs avec lesquels nous partageons la même humanité, cette humanité que le Christ a unie à lui de façon indissoluble, en nous disant que nous le trouverons toujours dans les plus pauvres et les plus nécessiteux (cf. Mt 25, 31-45). En les servant ensemble, nous nous redécouvrirons frères et nous grandirons dans l’unité. L’Esprit, qui renouvelle la face de la terre, nous exhorte aussi à prendre soin de la maison commune, à faire des choix audacieux sur la façon dont nous vivons et consommons, parce que le contraire du fait de porter du fruit est l’exploitation et il est indigne de gaspiller les précieuses ressources dont beaucoup sont privés.

Le même Esprit, auteur du chemin œcuménique, nous a conduit ce soir à prier ensemble. Et alors que nous faisons l’expérience de l’unité qui naît du fait de s’adresser à Dieu d’une seule voix, je désire remercier tous ceux qui pendant cette Semaine ont prié et continueront à prier pour l’unité des chrétiens.  


Que la Très Sainte Trinité, communion d’amour, nous fasse grandir dans l’unité


23 janvier, 2025

Notes pour la Messe du 24 janvier 2025. Saint François de Sales. 7ème jour de la Semaine de prière pour l'Unité des chrétiens

 


Saint François de Sales. 24 janvier.

St François est né au château de Sales a Thorens, a 20 kms d'Annecy, en 1567. L'année précédente, madame de Sales, mère du Saint avait prié le Seigneur dans l'eglise Notre Dame de Liesse (Annecy), devant le Saint-Suaire, pour demander d'avoir un fils qu'elle lui consacrerait.

 

à 19 ans en Sorbonne il est affronté par des professeur aux tendances calvinistes, au problème de la prédestination ; il est atteint de désespoir d'être prédestiné à l'Enfer. C'est en se confiant à la Vierge Marie et par son amour pour Dieu qu'il en est délivré.

À l'univerité de Padoue, il étudie durant 4 années le droit et la théologie, rencontre Philippe Néri, Charles Borromée.

Il revient en Savoie (état indépendant) comme avocat du Sénat.

En 1591, St François obtient son doctorat en droit, mais il va renoncer a une probante carrière pour devenir prêtre en 1593.

Il part, comme volontaire, en mission en Chablais passé au protestantisme. Par respect pour les protestants, il loge au chateau des Allinges (resté catholique) et après quelques mois, il va célébrer la messe a Marin, pres de Thonon, en pays catholique. Respectueux de la liberte de conscience, il intervient auprès du duc de Savoie pour preserver de l'exil ceux qui ne se convertissent pas.

 

Il portera le titre d'évêque de Genève ("la Rome de Calvin"), mais il résidera a Annecy. Il est "tout à tous", au service des petites gens comme de Henri IV qui, plusieurs fois, le reçoit au Louvre et au chateau d'Annecy.

Le "Docteur de l'Amour", dans "L'Introduction a la Vie dévote" et "Le traité de l'Amour de Dieu" insiste sur l'Amour de Dieu et la sainteté pour tous.

Dans l'esprit du concile de Trente, il n'est pas prince de l'Eglise, mais pasteur du peuple le plus humble. A dos de mule, il parcourt tout son diocèse (600 paroisses) jusque dans les villages les plus recules. Il décline l'offre qui lui est faite d'être coadjuteur du cardinal de Paris.

Toujours au service des petits, à la fin de sa vie, il consacre une heure par jour a accueillir les pauvres a son évêché. Il meurt d'une hémorragie cerebrale le 28 décembre 1622, a 55 ans, a Lyon, dans la maisonnette du jardinier de la Visitation de Bellecour.

François sera declare saint par l'Eglise en 1665. Deux siècles après, en 1877, on lui donnera le titre de Docteur de l'Eglise.

Sa tombe se trouve dans la basilique de la Visitation a Annecy.

 

Vendredi de la 2ème semaine du Temps ordinaire. Impair

 

*Écoute, Seigneur* :

Merci pour la grande lumière que tu m'as donnée en découvrant que le prêtre n'est pas l'architecte d'un monde meilleur.

Le prêtre n'est pas le leader qui guide pour que les choses changent dans l'histoire.

Le prêtre est celui qui donne les choses de Dieu.

Et pour donner les choses de Dieu, il doit être en Dieu, monter sur la montagne avec Lui.

Ce sont mes frères et sœurs, les femmes et les hommes de Dieu, qui trouveront et fourniront librement les moyens pour que le monde s'améliore et devienne le lieu de la rencontre avec toi. Le bonheur suprême et définitif.

 

*Pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle*

 

 

*Marc 3, 13-19* :

En ce temps-là, Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent auprès de lui, et il en institua douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle avec le pouvoir d’expulser les démons.

 

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7ème jour de la Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens.

24 janvier : *Le baptême dans la mort et la résurrection du Seigneur*.

 

*Lecture biblique* :

Mt 28, 18-20 « Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, *les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit*, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps »

*Lecture patristique* :

Jean Chrysostome (350- 407) :

« Telle est la puissance de la foi en Christ, telle est l’étendue de sa grâce.de même que la puissance du feu qui au contact d’une matière aurifère, libère immédiatement son or, de même et bien plus encore, *le baptême transforme en or les créatures d’argile qu’il lave* »

 

*Piste de réflexion* :

Les Chrétiens sont baptisés dans la mort et la résurrection du Christ. Que signifie mon baptême pour moi aujourd’hui ?

 


 

Hébreux 8, 6-13

Mais voici quelle sera l’Alliance que j’établirai avec la maison d’Israël quand ces jours-là seront passés, dit le Seigneur. Quand je leur donnerai mes lois, je les inscrirai dans leur pensée et sur leurs cœurs. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Ils n’auront plus à instruire chacun son concitoyen ni chacun son frère en disant : « Apprends à connaître le Seigneur ! » Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands. Je serai indulgent pour leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés.

 

Psaume 84

R/ Amour et vérité se rencontrent.

 

Le Seigneur donnera ses bienfaits,

et notre terre donnera son fruit.

La justice marchera devant lui,

et ses pas traceront le chemin.

21 janvier, 2025

Notes pour la Messe du 22 janvier 2025. Mercredi de la 2ème semaine du Temps Ordinaire. Impair. 5ème jour de la Semaine de prière pour l'Unité des chrétiens.


 

 Saint Vincent. 22 janvier.

Saint Vincent naquit à Huesca et fut instruit des sciences sacrées et profanes à Sarragosse, sous la direction de l'évêque Valère qui, vieux et inaudible, l'ordonna diacre pour qu'il prêchât à sa place.

Au début de la persécution de Dioclétien et de Maximien, le cruel et sanguinaire préfet Dacien reçut le gouvernement de la province de Valence et n'eut rien de plus pressé que de faire emprisonner l'évêque Valère et son diacre Vincent qui, chargés de chaînes, furent conduits à Valence. 

Valère ne pouvant plus parler, Vincent lui dit : « Père, si vous le permettez, je prendrai la parole ; Valère répondit : Mon fils, comme je vous ai confié la charge de prêcher l'Évangile, je vous confie celle d'affirmer la foi pour laquelle nous combattons ; alors Vincent s'adressa au Préfet : Nous sommes prêts à endurer toutes sortes de tourments pour la cause du vrai Dieu ; en pareil cas, nous ne céderons ni aux promesses, ni aux menaces. »

Sous les yeux de Valère, le Préfet fit étendre Vincent sur un chevalet où ses membres furent disloqués et sa chair mise en lambeaux, puis il fut longuement torturé par le feu et le fer avant d'être jeté dans un cul de basse-fosse dont on avait recouvert le sol de poteries cassées. 

Tout à coup, sa prison s'illumine, des anges viennent le réconforter et Vincent chante des hymnes et des cantiques. 

Informé, Dacien le fait étendre sur des coussins moelleux pour que « le fait de mourir dans les douleurs n'augmente point sa gloire » ; à peine étendu, Vincent meurt. 

Dacien ordonne que l’on couse le corps de Vincent et qu’on le jette dans la mer, lesté d’une grosse pierre. Les bourreaux chargent le corps sur une barque et vont le jeter en haute mer ; mais, lorsqu’ils regagnent le rivage, ils y trouvent le corps de saint Vincent.

 Effrayés, les bourreaux laissent là le corps du saint diacre qui est défendu par les corbeaux, jusqu’à ce que les vagues l’aient enfouie dans le sable. Quelques temps plus tard, saint Vincent apparaît à la veuve Ionique pour lui demander la sépulture chrétienne qu’elle lui donne hors des murs de Valence.

Le culte de saint Vincent s’est très vite répandu en Occident, au point que saint Augustin qui prononça plusieurs sermons en son honneur, écrivit qu’il n’y avait point de province de l’Empire où l’on ne célébrât la fête du martyr.

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Mercredi de la 2ème semaine du Temps ordinaire. Impair

 

Écoute, Seigneur :

Je continue à te demander : Envoyez-nous, Seigneur, des prêtres saints.

Être prêtre selon l'ordre de Melkisédech, symbolise une prêtrise éternelle.

C'est un appel à vivre une vocation de service divin pur, symbolisé par l'offrande du pain et du vin, comme cela a été fait par Melchisédech pour Abraham et comme Jésus l'a institué lors de la Cène.

Saint Vincent, diacre, offre sa vie uni à ton Sacrifice.

L’homme de la main paralysée symbolise l’homme qui n’écoute pas la voix de l’Esprit Saint (l’un des symboles de l’Esprit Saint, c’est la Main !).

Seigneur, inspire l’Unité à tous les chrétiens, que ta Main agisse. Viens vite ! Marana tà !

 Étends la main !

 Marc 3, 1-6 :

En ce temps-là, Jésus entra de nouveau dans une synagogue ; il y avait là un homme dont la main était atrophiée.

On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat. C’était afin de pouvoir l’accuser.

Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée : « Lève-toi, viens au milieu. » Et s’adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de tuer ? » Mais eux se taisaient.

Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il l’étendit, et sa main redevint normale.

 

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5ème jour de la Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens.

22 janvier : *L’Esprit Saint qui donne la vie et la joie*.

 

*Lecture biblique* :

Ez, 36,26-27 « Je vous donnerai, un cœur neuf et je mettrai en vous un esprit neuf ; j’enlèverai de votre corps le cœur de chair.je mettrai en vous mon propre Esprit, je vous ferai marcher selon mes lois ».

 

*Lecture patristique* :

Philoxène de Mabbourg (440-523) de la tradition syriaque :

« Il n’est pas correct de dire que l’Esprit s’en va quand nous péchons pour revenir quand nous nous convertissons. (..)

A quoi me sert-il qu’il demeure en moi après que je sois devenu juste ? S’il n’habite pas en moi au moment de ma chute, s’il ne me tend pas la main et ne m’aide pas à ma relever, comment ferai-je l’expérience de son aide ?

 

*Piste de réflexion* :

Quelles sont les sources de joie dans ma vie ? comment sont-elles liées à l’Esprit Saint ?

 

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Hébreux 7,

Les choses sont encore beaucoup plus claires si un autre prêtre se lève à la ressemblance de Melkisédek et devient prêtre, non pas selon une exigence légale de filiation humaine, mais par la puissance d’une vie indestructible. Car voici le témoignage de l’Écriture : Toi, tu es prêtre de l’ordre de Melkisédek pour l’éternité.


Psaume 109

R/ Tu es prêtre à jamais selon l’ordre de Melkisédek.


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20 janvier, 2025

Notes pour la Messe du 21 janvier 2025. Mardi de la 2ème semaine du Temps ordinaire. Impair. Sainte Agnès. 4ème jour de la Semaine de prière pour l'Union des chrétiens

 


*21 janvier 2025*. Sainte Agnès

 

Mardi de la 2ème semaine du Temps ordinaire. Impair

 

*Écoute, Seigneur* :

Être prêtre selon l'ordre de Melchisédech, ou Melkisédech, fait référence à une tradition spirituelle et théologique inspirée du personnage biblique de Melchisédech, mentionné dans l'Ancien Testament, en particulier dans le Livre de la Genèse et dans l'Épître aux Hébreux. Selon cette tradition, Melchisédech est un roi et prêtre de Salem (souvent identifié comme Jérusalem), qui bénit Abraham. Il est décrit comme un prêtre "sans généalogie", ce qui symbolise une prêtrise éternelle, distincte des lignées sacerdotales établies comme celles des descendants d'Aaron.

 

 

Ainsi, être prêtre selon l'ordre de Melchisédech signifie incarner une prêtrise spirituelle, éternelle et universelle. C'est un appel à vivre une vocation de service divin pur, symbolisé par l'offrande du pain et du vin, comme cela a été fait par Melchisédech pour Abraham et comme Jésus l'a institué lors de la Cène.

 

Envoyez-nous, Seigneur, des prêtres saints.

 

*Jésus est fou d’Amour pour moi*

 

 

Marc 3, 20-21 :

En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »

 

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4ème jour de la Semaine de prière pour l'Unité des chrétiens.

21 janvier, mardi : 

Tous les chrétiens croyons au *Mystère pascal : passion, mort et résurrection de Jésus*

 

*Lecture biblique* :

Ex 3,7-8 « Le Seigneur dit : « J’ai vu la misère de mon peuple en Egypte et je l’ai entendu crier sous les coups de ses chefs de corvée. Oui je connais ses souffrances. *Je suis descendu* pour le délivrer de la main des Egyptiens et le faire monter de ce pays vers un bon et vaste pays »

 

*Lecture patristique* :

Irénée de Lyon (135- 198) :

« Dieu le Père, dans son immense miséricorde a envoyé son verbe créateur qui, venu pour nous sauver, s’est manifesté dans les lieux mêmes où nous avions perdu la vie, et a rompu les liens de nos entraves.

Sa lumière est apparue et les ténèbres de notre prison ont été dissipées ; elle a sanctifié notre naissance et, après avoir détruit la mort, elle a délié les chaines qui nous retenaient captifs ».

 

*Piste de réflexion* :

Nous savons tous que nous mourrons. En quoi le fait de croire que Jésus a vaincu la mort change-t-il ma façon d’aborder cette réalité ?

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Sainte Agnès 21 janvier

elle rejette les avances du fils du préfet de Rome qui la courtise avec empressement, lui déclarant qu'elle est déjà fiancée à quelqu'un de bien plus noble que lui.

Le préfet lui ordonne alors de sacrifier aux dieux romains sous peine d'être enfermée dans un lupanar. Refusant de lui céder, Agnès est dépouillée de ses vêtements et conduite, nue, à travers la ville, jusqu'au lieu de prostitution, mais ses cheveux se mettent à pousser miraculeusement, recouvrant entièrement son corps.

Fou de colère, le préfet ordonne qu'Agnès soit brûlée en place publique comme une sorcière, mais le feu épargne la jeune fille et détruit ses bourreaux ; finalement, Agnès est égorgée. Avant que le bourreau ne frappe, Agnès lui aurait dit : « Celui qui le premier m'a choisie, c'est Lui qui me recevra »

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Hébreux 9

Le Christ est venu, grand prêtre des biens à venir.

il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, en répandant, non pas le sang de boucs et de jeunes taureaux, mais son propre sang. De cette manière, il a obtenu une libération définitive.

 

 

Psaume 46

R/ Dieu s’élève parmi les ovations, le Seigneur, aux éclats du cor.

Tous les peuples, battez des mains,

acclamez Dieu par vos cris de joie !

Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable,

le grand roi sur toute la terre.

18 janvier, 2025

Notes pour la Messe du dimanche 19 janvier 2025. 2ème jour de la Semaine de prière pour l'Unité des chrétiens

 


*19 janvier 2025*. 2ème dimanche du Temps ordinaire. Année C.

 

*Écoute, Seigneur* :

Ce matin, lorsque tu as dit à Matthieu « Suis-moi », j'ai ressenti que ta Parole est comme une épée à deux tranchants.

Ta Parole est lumière pour voir et force pour vouloir.

 

En cette semaine de prière pour l'unité des chrétiens, nous nous rassemblons tous à la recherche de la vérité, du bien, de la beauté de la famille de Dieu qu'est ton Royaume.

 

En voyant l'univers que tu as créé pour notre joie, je suis rempli en espérance.

La création me conduit à toi.

Elle est lumière pour mon intelligence et force pour ma volonté.

 

Je sais que tu transformeras l'eau de notre vie ordinaire en bon vin de Cana.

Ton sang, Seigneur, m'enivre.

 

 

*Est-ce que je te cherche* ?

 

 

*Jean 2, 1-11* :

En ce temps-là, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples.

Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. »

 

« Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent.

 

Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

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*Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2025*.

Textes du 2ème jour :

*19 janvier : La Création comme œuvre de Dieu*.

 

*Lecture biblique : Gen1,1-5* : « Lorsque Dieu commença la création du ciel et de la terre, la terre était déserte et vide, et la ténèbre à la surface de l’abime : le souffle de Dieu planait à la surface des eaux. Et Dieu dit « que la lumière soit ! » et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne ».

 

*Lecture patristique : Théophile d’Antioche* (2ème s) : « Dieu ne peut être vu par des yeux humains mais il est vu et perçu à travers sa providence et ses œuvres »

 

*Piste de réflexion* :

Comment puis-je mieux reconnaitre ma responsabilité dans la conservation et la préservation de la création ?

 

 

 

*Isaïe 62, 1-5*

Et les nations verront ta justice ; tous les rois verront ta gloire.

 

Comme un jeune homme épouse une vierge, ton Bâtisseur t’épousera. Comme la jeune mariée fait la joie de son mari, tu seras la joie de ton Dieu.

 

*Psaume 95*

R/ Racontez à tous les peuples les merveilles du Seigneur !

Chantez au Seigneur un chant nouveau,

chantez au Seigneur, terre entière,

chantez au Seigneur et bénissez son nom !

 

 

*1 Corinthiens 12, 4-11* :

Frères, les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit.

 

À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien. À celui-ci est donnée, par l’Esprit, une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ; un autre reçoit, dans le même Esprit, un don de foi ; un autre encore, dans l’unique Esprit …,

Mais celui qui agit en tout cela, c’est l’unique et même Esprit : il distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier.

 

*Alléluia. Alléluia*. Dieu nous a appelés par l’Évangile à entrer en possession de la gloire de notre Seigneur Jésus Christ. Alléluia.

17 janvier, 2025

Notes pour la Messe du 18 janvier 2025. 1er jour de la Semaine de prière pour l'Unité des chrétiens

 



18 janvier 2025*. Samedi. 1er jour de la Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens.

  

*Crois-tu cela* ?

 

*Écoute, Seigneur* :

Ce matin, j'ai compris que Toi, Jésus, tu as guéri le paralytique « en voyant la foi de ses amis ».

Et alors que nous entamons ce samedi la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens, je comprends que le salut est individuel, mais en famille.

Nous intercédons les uns pour les autres.

Les saints du ciel sont aussi nos amis. C'est pourquoi nous nous tournons vers eux et le Seigneur, dans sa Providence, compte sur leurs prières pour que nous ouvrions nos cœurs à l'unique famille de Dieu qu'est son Église, la Famille de Dieu.

Dieu nous envoie ses grâces en s'appuyant sur les prières des autres, car nous sommes une famille.

Tous les baptisés ont une âme sacerdotale pour intercéder pour les autres.

En ce premier jour de la semaine où nous allons méditer ensemble ce que tu as dit à Marthe (Crois-tu cela ?), nous réalisons que tous les chrétiens croient en la résurrection.

Dieu est Père, Dieu est mon Père, Dieu est Notre Père !

Voilà encore notre espérance.

L'espérance que Dieu nous donne ne déçoit pas.

 

 « Crois-tu cela ? »
(Jean 11,26)
Pour l’année 2025, les prières et réflexions de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens ont été préparées par les frères et sœurs de la communauté monastique de Bose, dans le nord de l’Italie.
 
Cette année marque le 1700e anniversaire du premier concile œcuménique, qui se tint à Nicée, près de Constantinople, en 325.
 
Cette commémoration nous offre une occasion unique de réfléchir à la foi commune des chrétiens et de la célébrer, telle qu’elle est exprimée dans le Credo formulé lors de ce concile ; une foi qui, encore aujourd’hui, reste vivante et porte des fruits.
 
La Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2025 est une invitation à puiser dans cet héritage commun et à pénétrer plus profondément dans la foi qui unit tous les chrétiens.
 
INTRODUCTION AU THÈME DE L’ANNÉE 2025 
« Crois-tu cela ? » (Jean 11,26) Pour l’année 2025, les prières et réflexions de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens ont été préparées par les frères et sœurs de la communauté monastique de Bose, dans le nord de l’Italie. 
Cette année marque le 1700e anniversaire du premier concile œcuménique chrétien, qui se tint à Nicée, près de Constantinople, en 325 après Jésus Christ. 
Cette commémoration nous offre une occasion unique de réfléchir à la foi commune des chrétiens et de la célébrer, telle qu’elle est exprimée dans le Credo formulé lors de ce concile ; une foi qui, encore aujourd’hui, reste vivante et porte des fruits. La Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2025 est une invitation à puiser dans cet héritage commun et à pénétrer plus profondément dans la foi qui unit tous les chrétiens.
 
Le Concile de Nicée 
Convoqué par l’Empereur Constantin, le Concile de Nicée réunit, selon la tradition, 318 pères, pour la plupart venus d’Orient. 
L’Église, à peine sortie de la clandestinité et de la persécution, commençait à découvrir combien il pouvait être difficile de partager la même foi dans les différents contextes culturels et politiques de l’époque.
 Trouver un accord sur le texte du Credo signifiait définir les fondements communs essentiels sur lesquels édifier des communautés locales se reconnaissant comme des Églises sœurs, chacune respectant la diversité de l’autre. 
Au cours des décennies précédentes étaient apparus entre les chrétiens des désaccords qui parfois avaient dégénéré en de graves conflits. 
Ces différends portaient sur des questions aussi diverses que : la nature du Christ relatif au Père ; la question d’une date unique pour célébrer Pâques et son rapport avec la Pâque juive ; l’opposition à des opinions théologiques considérées comme hérétiques ; et comment réintégrer les croyants ayant abandonné la foi au cours des persécutions des années précédentes. 
Le texte approuvé du Credo utilisait la première personne du pluriel, « Nous croyons... ». Cette forme mettait l’accent sur l’expression d’une appartenance commune. Le Credo était divisé en trois parties consacrées aux trois personnes de la Trinité, suivies d’une conclusion condamnant les affirmations considérées comme hérétiques. 
Le texte de ce Credo fut révisé et enrichi lors du Concile de Constantinople en 381 après J. C., où les condamnations furent supprimées. C’est la forme de la profession de foi que les Églises chrétiennes reconnaissent aujourd’hui comme Credo de Nicée-Constantinople, souvent simplement appelé Credo de Nicée.
 
De 325 à 2025 
Bien que le Concile de Nicée ait décrété comment calculer la date de Pâques, d’ultérieures divergences d’interprétation ont conduit à ce que la fête soit fréquemment célébrée à des dates différentes en Orient et en Occident. 
Bien que nous attendions encore le jour où nous aurons à nouveau une célébration commune de Pâques chaque année, en l’année anniversaire de 2025, par une heureuse coïncidence, cette grande fête sera célébrée à la même date par les Églises d’Orient et d’Occident.
 
Au cours des dix-sept siècles qui se sont écoulés, la signification des événements salvateurs que tous les chrétiens célébreront le dimanche de Pâques, le 20 avril 2025, n’a pas changé. 
La Semaine de prière pour l’unité des chrétiens est l’occasion pour les chrétiens d’explorer à nouveau cet héritage vivant et de se le réapproprier en rapport avec les cultures contemporaines, qui sont encore plus diverses aujourd’hui que celles du monde chrétien à l’époque du Concile de Nicée. 
Vivre ensemble la foi apostolique aujourd’hui n’implique pas de rouvrir les controverses théologiques de l’époque, qui se sont poursuivies au cours des siècles, mais plutôt de relire, dans la prière, les fondements scripturaires et les expériences ecclésiales qui ont conduit à ce Concile et à ses décisions.
 
Le texte biblique pour la Semaine de prière
C’est dans cet esprit que le texte biblique de référence a été choisi – Jean 11,17-27
Le thème de la Semaine, « Crois-tu cela ? » (v. 26), s’inspire du dialogue entre Jésus et Marthe lors de la visite de Jésus chez Marthe et Marie à Béthanie, après la mort de leur frère Lazare, tel qu’il est raconté par l’évangéliste Jean. 
Au début du chapitre, l’Évangile dit que Jésus aimait Marthe, Marie et Lazare (v. 5). Lorsqu’il fut informé que Lazare était gravement malade, il déclara que sa maladie « n’aboutirait pas à la mort », mais que « c’est par elle que le Fils de Dieu serait glorifié » (v. 4), et il resta là où il était pendant deux jours de plus. 
Lorsque Jésus arriva enfin à Béthanie, bien qu’il ait été averti qu’il risquait la lapidation (v. 8), Lazare « était dans la tombe depuis quatre jours déjà » (v. 17). 
Les paroles de Marthe à Jésus expriment sa déception quant à son arrivée tardive, et contiennent peut-être aussi une note de reproche : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort » (v. 21). 
Cependant, cette exclamation est immédiatement suivie d’une profession de foi dans la puissance salvatrice de Jésus : « Mais je sais que, maintenant encore, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te le donnera » (v. 22). 
Lorsque Jésus lui assure que son frère ressuscitera (v. 23), elle répond en affirmant sa croyance religieuse : « Je sais […] qu’il ressuscitera lors de la résurrection, au dernier jour » (v. 24). 
Jésus l’entraîne un peu plus loin, en déclarant son pouvoir sur la vie et la mort et en lui révélant qu’il est le Messie : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt ; et celui qui vit et croit en moi ne mourra jamais » (v. 25-26). Après cette déclaration étonnante, Jésus pose à Marthe une question très directe et profondément personnelle : « Crois-tu cela ? » (v. 26).
 
Comme Marthe, les premières générations de chrétiens ne pouvaient rester indifférentes ou passives lorsque les paroles de Jésus touchaient et pénétraient leur cœur. Elles cherchèrent ardemment à donner une réponse compréhensible à la question de Jésus : « Crois-tu cela ? » Les Pères de Nicée s’efforcèrent de trouver des mots qui engloberaient tout le mystère de l’incarnation et de la passion, de la mort et de la résurrection de leur Seigneur. En attendant son retour, les chrétiens du monde entier sont appelés à témoigner ensemble de cette foi en la résurrection, qui est pour eux la source d’espérance et de joie qu’ils désirent partager avec tous les peuples.
 
 
Matériel pour chaque jour de la Semaine de prière Les textes proposés pour la prière personnelle ou communautaire de chacun des huit jours comprennent deux lectures bibliques et un psaume. 
Les textes bibliques de chaque jour soulignent tour à tour des affirmations clés du Credo de Nicée. 
Premier jour : La paternité et la sollicitude de Dieu, maître de l’univers 
Deuxième jour : La création comme œuvre de Dieu 
Troisième jour : L’incarnation du Fils 
Quatrième jour : Le mystère pascal : la passion, la mort et la résurrection de Jésus 
Cinquième jour : L’Esprit Saint qui donne la vie et la joie 
Sixième jour : L’Église : communauté de croyants 
Septième jour : Le baptême dans la mort et la résurrection du Seigneur 
Huitième jour : L’attente du Royaume et de la vie à venir 

Au lieu de réflexions nouvelles pour chaque jour, les textes bibliques sont suivis de courtes lectures patristiques provenant de différentes régions géographiques et traditions ecclésiales (grecque, syriaque, arménienne et latine). 
Ces brefs passages, remontant pour la plupart d’entre eux au premier millénaire, offrent un aperçu de la réflexion chrétienne de l’époque, en aidant à situer les définitions du Concile de Nicée à la fois dans les contextes qui les ont engendrées et dans ceux qui en ont été influencés. 
Les prières d’intercession et de contemplation de chaque jour nous invitent à actualiser le contenu de la foi partagée et célébrée de par le monde, à travers les temps, en y trouvant un motif d’action de grâce.

 


1er jour de la Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens :

18 janvier : La paternité et la sollicitude de Dieu maitre de l’univers.

 

Lecture biblique : 1 Co 8,5-6 : « Car, bien qu’il y ait de prétendus dieux au ciel ou sur la terre[..]il n’y a pour nous qu’un seul Dieu, le Père, de qui tout vient et vers qui nous allons et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui tout existe et par qui nous sommes »

 

Lecture patristique : Clément d’Alexandrie (150-215) :« Contemplez les mystères de l’amour, et, alors vous contemplerez le sein du père, que le Fils unique engendré de Dieu a révélé. Dieu lui-même est amour et c’est dans l’amour que nous le contemplons. Et tandis que sa réalité ineffable est père, sa compassion envers nous s’est faite mère »

 

Piste de réflexion : Comment le fait de reconnaitre Dieu comme Père de tous affecte-t-il ma perception des autres et ma relation avec eux ?

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Lectures continuelles : Samedi de la 1ère semaine du Temps ordinaire.

 *Marc 2, 13-17* :

En ce temps-là, Jésus sortit de nouveau le long de la mer ; toute la foule venait à lui, et il les enseignait. En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée, assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit.

 

Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre.

 

 « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

 


 

Hébreux 4, 12-16

Frères, elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ; elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; elle juge des intentions et des pensées du cœur.

 

 

Psaume 18

Les préceptes du Seigneur sont droits,

ils réjouissent le cœur ; *

le commandement du Seigneur est limpide,

il clarifie le regard.

 

La crainte qu’il inspire est pure,

elle est là pour toujours ; *

les décisions du Seigneur sont justes

et vraiment équitables.