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21 mars, 2025

C'est quoi le Tabernacle ?




 Dans une église catholique, le tabernacle est un élément sacré et central. Voici les points clés à connaître :

  • Fonction principale :
    • Le tabernacle est un meuble, souvent en forme de coffre, où sont conservées les hosties consacrées, c'est-à-dire le Corps du Christ, après la messe.
    • Il est donc le lieu de conservation de l'Eucharistie, le sacrement le plus important pour les catholiques.
  • Signification :
    • Le tabernacle symbolise la présence réelle du Christ dans le Saint-Sacrement.
    • Il est considéré comme le lieu le plus sacré de l'église, un lieu de prière et de recueillement.
  • Caractéristiques :
    • Il est généralement situé sur l'autel principal ou dans une chapelle dédiée.
    • Une lumière rouge, appelée veilleuse, brûle constamment à proximité pour signaler la présence du Saint-Sacrement.


    • veilleuse du Tabernacle
    • Un voile, appelé conopée, recouvre souvent le tabernacle.


    • Tabernacle avec son conopée

  • Origine du terme :
    • Le mot « tabernacle » vient du latin « tabernaculum », qui signifie « tente » ou « demeure ». Cela fait référence à la Tente de la Rencontre dans l'Ancien Testament, où Dieu se manifestait à Moïse.

En résumé, le tabernacle est un lieu de vénération et de prière, où les fidèles peuvent venir adorer le Christ présent dans l'Eucharistie.

15 septembre, 2024

CEC 1386 et 1345 Psaume 39 Je ne suis pas digne.



Jésus bonsoir !

Demain, lundi 16 septembre 2024


1. *Luc 7, 1-10 et 1 Corinthiens 11 dans le CEC*  

   L'Évangile de Luc 7, 1-10 et 1 Corinthiens 11, 23-26 sont  évoqués dans plusieurs points du Catéchisme de l'Église Catholique (CEC).


   - *Luc 7, 1-10 (le centurion)* : Le passage du centurion est mentionné au point *1386* du CEC. Ce verset est à l'origine de la prière que nous prononçons avant de communier : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir... ». 

Cela montre l'humilité et la foi, deux éléments essentiels avant de recevoir l'Eucharistie.


   - *1 Corinthiens 11, 23-26 (l'institution de l'Eucharistie)* : Ce passage est mentionné au point *1345* du CEC, qui rappelle que saint Paul a transmis ce qu'il avait reçu de la tradition apostolique concernant l'institution de l'Eucharistie, événement central de la foi catholique.


2. *Le choix du psaume 39  

   Le Psaume 39 particulièrement le verset « Je n'ai pas caché ta justice au fond de mon cœur » (verset 11), exprime un acte de foi et de confiance envers Dieu

Ce psaume met en avant le fait d'accueillir et de proclamer la volonté de Dieu, ce qui fait écho à la foi du centurion qui reconnaît la puissance de Jésus sans se sentir digne de le recevoir chez lui.



   - *Pourquoi ce psaume relie-t-il ces deux textes dans la Messe?*

     Le centurion, par sa foi, illustre une attitude de profonde humilité et confiance en la parole de Jésus.


 De la même manière, le Psaume 39 exprime un acte de foi envers la volonté divine. 


Ce thème commun de la confiance en Dieu, de la foi en sa parole et de l'humilité lie ces deux passages.

     

     En outre, l'Eucharistie, comme le souligne saint Paul, est la pleine révélation de cette confiance et de cette foi, car c'est dans l'Eucharistie que se réalise la promesse du salut à travers le sacrifice du Christ. 


En résumé, le psaume choisi pour la liturgie met en lumière l'attitude d'accueil de la volonté de Dieu et de foi en ses promesses, que l'on retrouve dans l'attitude du centurion et dans le récit de l'institution de l'Eucharistie. 


Cela forme une cohérence profonde dans la liturgie pour aider à comprendre et vivre l'importance de l'humilité, de la foi, et de la réception de la grâce divine.

17 août, 2024

2808.02. Jésus bonsoir ! *La présence réelle*.

 


18 août 2024. Dimanche de la 20ème semaine du Temps Ordinaire.

 

Jean 6, 51-58

En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

 

Pendant la célébration de l'Eucharistie, le prêtre prononce des paroles très spéciales, appelées "prière de consécration".

À ce moment précis, un miracle se produit : le pain et le vin que nous voyons et que nous touchons cessent d'être du pain et du vin. Ils deviennent, de façon réelle, le Corps et le Sang du Christ.


06 août, 2024

CEC 1324 . LE PAIN DE LA VIE

 

 

LE PAIN DE LA VIE

 

Dans le Catéchisme de l'Église catholique (CEC), le concept du "pain de la vie" est lié à l'Eucharistie et se trouve principalement dans les sections qui traitent de ce sacrement. Voici une explication concise basée sur le CEC :

 

1. *L'Eucharistie comme source et sommet* (CEC 1324)

   - L'Eucharistie est le "source et sommet de toute la vie chrétienne". En recevant l'Eucharistie, les fidèles participent pleinement à la vie du Christ.

 

2. *L'institution de l'Eucharistie* (CEC 1337-1344)

   - Jésus a institué l'Eucharistie lors de la dernière Cène, en disant : "Prenez et mangez-en tous : ceci est mon corps livré pour vous."

 

3. *Présence réelle de Jésus* (CEC 1373-1377)

   - Dans le sacrement de l'Eucharistie, le Christ est réellement présent sous les espèces du pain et du vin. Cette présence est appelée la "présence réelle" de Jésus-Christ.

 

4. *Le Pain de Vie dans les Écritures* (CEC 1338)

   - Le discours de Jésus sur le "Pain de la vie" dans l'Évangile selon Jean, chapitre 6, où il dit : "Je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif."

 

5. *Effets de la communion* (CEC 1391-1397)

   - La communion avec le corps et le sang du Christ augmente l'union avec lui, efface les péchés véniels, et préserve des péchés graves.

 

En résumé, dans le CEC, le "pain de la vie" fait référence à l'Eucharistie, qui est centrale dans la foi chrétienne et est perçue comme la nourriture spirituelle qui unit les fidèles au Christ et les soutient dans leur vie de foi.

05 août, 2024

Présence réelle. CEC 1376

 


Le Catéchisme de l'Église Catholique enseigne que Jésus Christ est réellement présent dans l'Eucharistie sous les espèces du pain et du vin. 

Par la consécration, le pain devient le Corps du Christ et le vin devient son Sang, même si leur apparence reste inchangée (point 1376). 

Cette transformation est appelée la transsubstantiation

La présence de Jésus est unique, réelle, et substantielle, c'est-à-dire que le Christ tout entier est présent dans chaque partie des espèces eucharistiques (point 1374). 

L'Église considère cette présence comme le "sommet et la source" de la vie chrétienne, car c'est le don total de Jésus pour le salut du monde (point 1324).

 Adorer le Christ présent dans l'Eucharistie est une expression essentielle de la foi catholique (point 1378).

03 août, 2024

2903.02. Jésus bonsoir ! *Le pain de la vie*.

 


4 août 2024. Dimanche de la 18ème semaine du Temps Ordinaire.

 

*Jean 6, 35* : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. ».

 

La vie, la Vie, c’est la croissance.

Nous avons besoin du pain pour grandir.

Le pain du Ciel, l’Eucharistie.

 

Heureux ceux qui ont faim !

Ils seront rassasiés.


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27 juillet, 2024

Multiplication des pains et Eucharistie.

 



CEC 1338 :

 "Les trois évangiles synoptiques et saint Paul nous ont transmis le récit de l'institution de l'Eucharistie ; saint Jean, pour sa part, rapporte les paroles de Jésus dans la synagogue de Capharnaüm, qui préparent l'institution de l'Eucharistie : Le Christ se désigne comme le pain de vie, descendu du ciel."

 

Dans ce passage, le Catéchisme relie la multiplication des pains à l'enseignement de Jésus sur le pain de vie dans Jean 6, qui est une préparation directe à la compréhension de l'Eucharistie. 

Le miracle de la multiplication des pains est donc vu comme un signe prophétique de l'Eucharistie, où Jésus se donne comme nourriture spirituelle à ses disciples.

13 avril, 2024

Justin, témoin de l'Eucharistie au 2ème siècle

 

PREMIÈRE APOLOGIE DE SAINT JUSTIN

La célébration de l'Eucharistie.
Le philosophe, Justin, membre de la communauté de Rome où il fut martyrisé en 165 est pour nous le premier témoin de l'Eucharistie de cette communauté :
 
Personne ne doit prendre part à l'Eucharistie, sinon celui qui croit à la vérité de notre doctrine, qui a été baptisé pour obtenir le pardon des péchés et la nouvelle naissance, et qui vit selon l'enseignement que le Christ nous a transmis.
 
Car nous ne prenons pas l'Eucharistie comme un pain ordinaire ou une boisson ordinaire. De même que Jésus Christ notre Sauveur, en s'incarnant par la Parole de Dieu, a pris chair et sang pour notre salut : ainsi l'aliment devenu eucharistie par la prière contenant sa parole, et qui nourrit notre sang et notre chair en les transformant, cet aliment est la chair et le sang de ce Jésus qui s'est incarné. Voilà ce qui nous est enseigné.
 
En effet, les Apôtres, dans leurs mémoires qu'on appelle Évangiles, nous ont ainsi transmis l'ordre de Jésus : Il prit du pain, il rendit grâce et il dit : Faites cela en mémoire de moi. Ceci est mon corps. Il prit la coupe de la même façon, il rendit grâce et il dit : Ceci est mon sang. Et c'est à eux seuls qu'il le distribua. Depuis ce temps, nous n'avons jamais cessé d'en renouveler la mémoire entre nous. Parmi nous, ceux qui ont de quoi vivre viennent en aide à tous ceux qui sont dans le besoin, et nous sommes toujours unis entre nous. Dans toutes nos offrandes, nous bénissons le créateur de l'univers par son Fils Jésus Christ et par l'Esprit Saint.
 
Le jour appelé jour du soleil, tous, qu'ils habitent la ville ou la campagne, ont leur réunion dans un même lieu et on lit les mémoires des Apôtres et les écrits des prophètes aussi longtemps qu'il est possible.
 
Quand le lecteur a fini, celui qui préside fait un discours pour nous avertir et pour nous exhorter à mettre en pratique ces beaux enseignements.
 
Ensuite nous nous levons tous et nous faisons ensemble des prières. Puis, lorsque nous avons fini de prier, ainsi que je l'ai déjà dit, on apporte le pain avec le vin et l'eau. Celui qui préside fait monter au ciel des prières et des actions de grâce, autant qu'il en est capable, et le peuple acclame en disant : Amen. Puis on distribue et on partage à chacun les dons sur lesquels a été prononcée l'action de grâce ; ces dons sont envoyés aux absents par le ministère des diacres.
 
Les fidèles, qui sont dans l'aisance et qui veulent donner, donnent librement, chacun ce qu'il veut ; ce qu'on recueille est remis à celui qui préside et c'est lui qui vient en aide aux orphelins et aux veuves, à ceux qui sont dans le besoin par suite de maladie ou pour toute autre cause, aux prisonniers, aux voyageurs, aux étrangers ; bref, il vient en aide à tous les malheureux.
 
C'est le jour du soleil que nous faisons tous notre réunion, d'abord parce que c'est le premier jour, celui où Dieu, à partir des ténèbres et de la matière, créa le monde ; et c'est parce que ce jour-là est encore celui où Jésus Christ, notre Sauveur, ressuscita d'entre les morts. La veille du jour de Saturne (du samedi), on l'avait crucifié, et le surlendemain, c'est-à-dire le jour du soleil, s'étant montré à ses Apôtres et à ses disciples, il leur enseigna ce que nous avons exposé.

11 mars, 2020

L'Eucharistie

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Mgr Jean-Pierre Tafunga a demandé que pendant cette année 2020, comme préparation pour le 3ème Congrès Eucharistique National, une catéchèse approfondie sur l’Eucharistie soit réalisée à tous les niveaux.

Nous allons consacrer les Thèmes 19, 20 et 21 de notre master au Saint Sacrement de l’Eucharistie.

 


1. Nature du sacrement de la Très Sainte Eucharistie

Qu’est-ce que l’Eucharistie ?

L’Eucharistie (du grec = action de grâces) est le sacrement du Corps et du Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ, offerts à Dieu en Sacrifice pour la rémission des péchés.
L'Eucharistie est le sacrement qui rend présent, dans la célébration liturgique de l'Église, la Personne de Jésus-Christ (le Christ tout entier : Corps, Sang, Âme et Divinité) et son sacrifice rédempteur, dans la plénitude du Mystère Pascal de sa passion, de sa mort et de sa résurrection.

Cette présence n’est pas statique ou passive (comme celle d’un objet dans un lieu) mais active, parce que le Seigneur se rend présent avec le dynamisme de son amour salvateur: dans l’Eucharistie, Il nous invite à accueillir le salut qu’Il nous offre et à recevoir le don de son Corps et de son Sang comme aliment de vie éternelle, en nous permettant d’entrer en communion avec Lui (avec sa Personne et son sacrifice) et en communion avec tous les membres de son Corps Mystique qui est l'Église.


En effet, comme l’affirme le Concile Vatican II, «Notre Sauveur, à la dernière Cène, la nuit où il était livré, institua le sacrifice eucharistique de son Corps et de son Sang pour perpétuer le sacrifice de la Croix au long des siècles, jusqu’à ce qu’il vienne, et en outre pour confier à l'Église, son Épouse bien-aimée, le mémorial de sa mort et de sa résurrection.

 

CEC 1323 : Notre Sauveur, à la dernière Cène, la nuit où il était livré, institua le sacrifice eucharistique de son Corps et de son Sang pour perpétuer le sacrifice de la croix au long des siècles

jusqu’à ce qu’il vienne, et pour confier à l’Église, son Épouse bien-aimée, le mémorial de sa mort et de sa résurrection : sacrement de l’amour, signe de l’unité, lien de la charité, banquet pascal dans lequel le Christ est reçu en nourriture, l’âme est comblée de grâce et le gage de la gloire future nous est donné " (Sacrosanctum Concilium 47).

 

L’Eucharistie est un sacrement qui, par l’admirable conversion du pain et du vin dans le Corps et dans le Sang de Jésus-Christ, contient vraiment, réellement et substantiellement le Corps, le Sang, l’Âme et la Divinité de Jésus-Christ Notre Seigneur sous les espèces du pain et du vin, pour être notre nourriture spirituelle.

 

L’Eucharistie est le plus grand de tous les sacrements : Il contient l'auteur des sacrements, le Christ.

— Les autres sacrements sont des moyens ou des instruments par lesquels nous parviennent le pouvoir de l’Humanité du Christ et la grâce qui nous sanctifie ; l’Eucharistie cependant contient l’auteur même de la grâce, le Christ. « Le mode de présence du Christ sous les espèces eucharistiques est unique. Il élève l’Eucharistie au-dessus de tous les sacrements » (Catéchisme, 1374).

— Les autres sacrements donnent ou augmentent la grâce au moment de les recevoir dignement ; en outre dans l’Eucharistie le Christ reste présent sous les espèces sacramentelles tant qu’elles ne se corrompent pas.

— L’Eucharistie est la source et le sommet de toute la vie chrétienne. Tous les autres sacrements et toutes les œuvres de l’Église sont ordonnés à l’Eucharistie, car sa finalité est de conduire les fidèles à l’union avec le Christ présent dans ce Sacrement (cf. Catéchisme, 1324).

 

Les noms qui servent à désigner ce sacrement :

L'Eucharistie reçoit dans l'Écriture Sainte et dans la Tradition de l'Église divers noms qui reflètent les multiples aspects de ce sacrement et expriment son incommensurable richesse, mais aucun n’épuise tout son sens. Voyons quels sont les plus significatifs :

a) quelques noms rappellent l’origine du rite : Eucharistie Le terme eucharistie signifie action de grâces et renvoie aux paroles de Jésus lors de la Dernière Cène : « Il prit ensuite du pain, le rompit après avoir rendu grâces (c’est-à-dire prononça une prière eucharistique et de louange à Dieu le Père), et le leur donna en disant… » (Lc 22, 19 ; cf. 1 Co 11, 24) ; ; Fraction du Pain ; Mémorial de la passion, de la mort et de la résurrection du Seigneur ;Cène du Seigneur .

b) d’autres soulignent le caractère sacrificiel de l’Eucharistie : Saint Sacrifice, Saint Sacrifice de la Messe, Sacrement de l’Autel, Hostie (= Victime ! La plupart des gens l’ignore que Hostie signifie Victime) ;

c) d’autres essayent d’exprimer la réalité de la présence du Christ sous les espèces consacrées : Sacrement du Corps et du Sang du Christ, Pain descendu du ciel (cf. Jn 6, 32-35 ; Jn 6, 51-52), Très Saint Sacrement (parce qu’Il contient le Saint des Saints, la sainteté même du Dieu incarné) ;

d) d’autres font référence aux effets de l’Eucharistie dans chaque fidèle et dans toute l'Église : Pain de Vie, Pain des fils, Calice du salut, Viatique (pour ne pas défaillir en chemin vers la Patrie), Communion. Ce dernier nom indique qu’à travers l’Eucharistie nous nous unissons au Christ (communion personnelle avec Jésus-Christ) et à tous les membres de son corps Mystique (communion ecclésiale avec Jésus-Christ) ;

e) d’autres désignent toute la célébration eucharistique par le terme qui indique, dans le rite latin, l’envoi des fidèles après la communion : Messe, Sainte Messe. (Ite, missa est ! : allez, c’est l’envoi !)

Parmi tous ces noms le terme Eucharistie est celui qui a prévalu toujours plus dans l'Église d’Occident, jusqu’à devenir l’expression commune qui désigne aussi bien l’action liturgique de l'Église qui célèbre le mémorial du Seigneur, que le sacrement du Corps et du Sang du Christ.

En Orient la célébration eucharistique, surtout à partir du Xième siècle, est désignée habituellement par l’expression Sainte et Divine Liturgie.

 

Importance du sacrement de l'Eucharistie.

« L’amour de la Trinité pour les hommes fait que, de la présence du Christ dans l’Eucharistie, naissent pour l'Église et pour l’humanité toutes les grâces ».

L’Eucharistie est le sacrement le plus parfait, parce qu’en lui « est contenu tout le trésor spirituel de l'Église, à savoir le Christ lui-même, notre Pâque, le pain vivant, Lui dont la chair, vivifiée et vivifiante par l’Esprit Saint, donne la vie aux hommes » Concile Vatican II, Décret Presbyterorum Ordinis, 5.

Les autres sacrements, s’ils possèdent une vertu sanctificatrice qui provient du Christ, ne sont pas comme l’Eucharistie, qui rend présent véritablement, réellement et substantiellement la Personne même du Christ - le Fils incarné et glorifié du Père Éternel -, avec la puissance salvifique de son amour rédempteur, pour que les hommes puissent entrer en communion avec Lui et en Lui (cf. Jn 6, 56 57).
En outre l’Eucharistie constitue le sommet vers lequel sont tournés tous les autres sacrements pour la croissance spirituelle de chacun des croyants et de toute l'Église. En ce sens, le Concile Vatican II affirme que l’Eucharistie est la source et le sommet de la vie chrétienne, le centre de toute la vie de l'Église Cf. Concile Vatican II, Const. Lumen gentium, 11.

Tous les autres sacrements et toutes les œuvres de l'Église sont ordonnés à l’Eucharistie parce que leur fin est de conduire les fidèles à l’union avec le Christ, présent dans ce sacrement (cf. Catéchisme, 1324).

Bien qu’elle contienne le Christ, source à travers laquelle la vie divine parvient à l’humanité, et même en étant la fin vers laquelle tous les autres sacrements sont ordonnés, l’Eucharistie ne remplace aucun d’eux (ni le baptême, ni la confirmation, ni la pénitence, ni l’onction des malades), et elle ne peut être consacrée que par un ministre validement ordonné.
Chaque sacrement joue son rôle dans l’ensemble sacramentel et dans la vie même de l'Église. En ce sens l’Eucharistie est considérée comme le troisième sacrement de l’initiation chrétienne. Dès les premiers siècles du christianisme, le baptême et la confirmation ont été considérés comme une préparation à l’Eucharistie, comme des dispositions pour entrer en communion sacramentelle avec le Corps du Christ et avec son sacrifice, et pour s’insérer plus vitalement dans le mystère du Christ et de son Église.

10 mars, 2020

La promesse de l’Eucharistie et son institution par Jésus-Christ. Matière et forme de ce Sacrement.

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2. La promesse de l’Eucharistie et son institution par Jésus-Christ. Matière et forme de ce Sacrement.


Le Seigneur a annoncé l’Eucharistie durant sa vie publique :

« Je suis le pain vivant descendu du ciel. Qui mangera ce pain vivra à jamais. Et le pain que, moi, je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde (...). Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle » (Jn 6, 51-54).

Le Seigneur a annoncé l’Eucharistie durant sa vie publique dans la Synagogue de Capharnaüm, devant ceux qui l’avaient suivi après avoir été témoins du miracle de la multiplication des pains, par lequel il avait nourri la multitude (cf. Jn 6, 1-13).

Jésus a profité de ce signe pour révéler son identité et sa mission, et pour promettre l’Eucharistie. « En vérité, en vérité, je vous le dis, non, ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain qui vient du ciel ; mais c’est mon Père qui vous donne le pain qui vient du ciel, le vrai ; car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde.
Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là ».
Jésus leur dit : « Moi, je suis le pain de vie. …Moi je suis le pain vivant, descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Et le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde…Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour.
Car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment une boisson. Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé et que je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. » (cf. Jn 6, 32-35; 51; 54-57).

 


Il institua ce sacrement au cours de la Dernière Cène. (Catéchisme, 1339).


Jésus-Christ a institué ce sacrement durant la Dernière Cène.
Les trois évangiles synoptiques (cf. Mt 26, 17-30 ; Mc 14, 12-26 ; Lc 22, 7-20) et saint Paul (cf. 1, Co 11, 23-26) nous ont transmis le récit de l’institution.

Voici la synthèse de la narration qu’offre le Catéchisme de l'Église Catholique « Vint le jour des Azymes, où l’on pouvait immoler la Pâque. [Jésus] envoya alors Pierre et Jean : « Allez, dit-il, nous préparer la Pâque, que nous la mangions. » … Ils s’en allèrent donc …et préparèrent la Pâque. L’heure venue, Il se mit à table avec ses apôtres et leur dit : « J’ai désiré avec ardeur manger cette Pâque avec vous avant de souffrir ; car je vous le dis, Je ne la mangerai jamais plus jusqu’à ce qu’elle s’accomplisse dans le Royaume de Dieu » …Puis prenant du pain et rendant grâces, Il le rompit et le leur donna en disant : « Ceci est mon Corps, qui va être donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. » Il fit de même pour la coupe après le repas, disant : « Cette coupe est la Nouvelle Alliance en mon Sang, qui va être versé pour vous » (Lc 22, 7-20) (Catéchisme, 1339).

Jésus célébra donc la Dernière Cène dans le contexte de la Pâque juive, mais la Cène du Seigneur possède une nouveauté absolue : ce n’est pas l’agneau de la Pâque Ancienne qui est au centre, mais le Christ lui-même, son Corps livré (offert en sacrifice au Père, en faveur des hommes)… et son Sang versé pour beaucoup pour la rémission des péchés.
Nous pouvons donc dire que Jésus, plus que célébrer la Pâque Ancienne, annonça et réalisa (en l’anticipant sacramentellement) la Pâque Nouvelle.

 

La matière de ce sacrement est le pain de farine de blé et le vin de raisin. On ajoute au vin un peu d’eau.

Les paroles prononcées par le prêtre lorsqu’il ajoute de l’eau dans le vin, manifestent le sens de ce rite : « Comme cette au se mêle au vin pour le sacrement de l’Alliance, puissions-nous être unis à la divinité de celui qui a pris notre humanité »

Dans le rite latin le pain doit être du pain azyme (c’est-à-dire non fermenté).

Les éléments essentiels et nécessaires pour constituer le signe sacramentel de l’Eucharistie sont : d’une part le pain de farine de blé, Cf. Missel Romain, Institutio generalis, n. 320. Dans le rite latin le pain doit être azyme, c'est-à-dire non fermenté ; et le vin de raisin; et d’autre part les paroles de la consécration que le célébrant prononce in persona Christi, dans le contexte de la « Prière Eucharistique ».

En vertu des paroles du Seigneur et de la puissance de l’Esprit Saint, le pain et le vin se transforment en signes efficaces, avec une plénitude ontologique et non seulement de signification, de la présence du « Corps livré » et du « Sang versé » du Christ, c’est-à-dire de sa Personne et de son sacrifice rédempteur (cf. Catéchisme, 1333 et 1375).

 

La forme du sacrement est constituée par les paroles de la Consécration prononcées par le prêtre in persona Christi, ce qui veut dire plus qu’au nom ou à la place du Christ.

Le prêtre parle à la première personne, car il prête à Jésus-Christ son corps, ses mains et tout son être.
In persona : c’est-à-dire dans l’identification spécifique, sacramentelle avec le Prêtre Suprême et Éternelle » JEAN-PAUL II, Lettre, Dominicæ cenæ, 24 février 1980, 8.

L’institution de l’Eucharistie à partir du pain et du vin donne un signe vivant de :
— la Passion de Jésus-Christ, chez qui le Sang et le Corps furent séparés ;
— l’Eucharistie comme nourriture et boisson spirituelles, nourriture de l’âme.
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