Il n’en restera pas pierre sur pierre
Mardi, 26 novembre 2024. Mardi de la dernière
semaine du Temps Ordinaire
La veuve est partie sans se rendre compte que Jésus l'avait regardée. C'est
un instant qui a disparu dans le temps.
Mais cette image est restée dans le cœur de Jésus.
L'autre jour, je montrais un album avec mes photos et je leur disais : cet
enfant, c'est moi ; ce joueur, c'est moi ; ce vieillard, c'est moi. Le « moi »
est une image qui disparaît avec le temps.
Mais derrière le « moi », il y a la personne que je suis.
Je suis fils de Dieu et Dieu ne
m'oublie pas dans son cœur.
Seigneur, je te donne toutes mes photos, toutes mes images, pour que tu me
gardes dans ton Cœur.
Luc 21, 5-11
En ce temps-là,
comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le
décoraient, Jésus leur déclara : « Ce que vous contemplez, des jours
viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera
détruit. »
Ce discours est
motivé par l'admiration des disciples pour la beauté du Temple « orné de belles
pierres et d'offrandes votives » (v. 5).
Hérode le Grand
avait entrepris en 20 av. J.-C. la reconstruction et l'agrandissement du
Temple, construit après l'exil babylonien (VIe siècle av. J.-C.). Les travaux
ont été achevés en 64 après J.-C., c'est-à-dire peu avant sa destruction par
Titus.
La reconstruction
devait être bien avancée à l'époque de ce dialogue. Les proportions colossales,
l'ornementation harmonieuse et la richesse des matériaux utilisés faisaient de
l'édifice la fierté de tout Juif de l'époque (cf. Flavius Josèphe, De bello
iudaico 184-237 ; Antiquitates iudaicae 15,11). D'où les paroles admiratives de
ces hommes et la réponse surprenante de Jésus.
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Apocalypse de saint Jean 14, 14-19
Moi, Jean, j’ai
vu : et voici une nuée blanche, et sur cette nuée, quelqu’un siégeait, qui
semblait un Fils d’homme. Il avait sur la tête une couronne d’or et, à la main,
une faucille aiguisée. Un autre ange sortit du Sanctuaire. Il cria d’une voix forte
à celui qui siégeait sur la nuée : « Lance ta faucille et
moissonne : elle est venue, l’heure de la moisson, car la moisson de la
terre se dessèche. » Alors, celui qui siégeait sur la nuée jeta la
faucille sur la terre, et la terre fut moissonnée.
La description anticipée
du Jugement dernier est présentée en deux scènes : la moisson (cf. 14, 14-16)
et la vendange (cf. 14, 17-20), suivant sans doute la prophétie de Joël sur le
jugement de Dieu sur les peuples ennemis d'Israël : « Réveillez-vous, et que
les nations montent à la vallée de Josaphat ! Car c'est là que je m'assiérai
pour juger toutes les nations d'alentour. Mettez la faucille, car la moisson
est mûre ; venez, foulez, car le pressoir est plein et les cuves débordent,
tant est grande leur méchanceté » (Joël 4, 12-13).
Dans la première
scène, c'est le Christ lui-même, sous le titre de Fils de l'homme (cf. Dn 7,
13), qui exécutera le jugement présenté sous l'image de la moisson, comme dans
la parabole du blé et de l'ivraie (cf. Mt 13, 24-30).
Dans le second,
c'est un ange, émissaire de Dieu, qui fait la moisson et prépare la cuve qui
sera foulée par Dieu - suivant la prophétie d'Is 63, 3 qui dit : « Moi seul ai
foulé la cuve » - ou par le Christ, comme il sera dit plus loin en Ap 19, 15.
Dans les deux
cas, on enseigne que Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, a reçu le pouvoir
d'accomplir le Jugement universel qui, selon la tradition juive, aurait lieu
aux portes de Jérusalem (cf. par ex, Zach 14,4) et dans un effroyable bain de
sang (cf. Ap 14,20).
Dans les deux
scènes, la présence d'un ange qui donne l'ordre est soulignée (cf. v. 15, 18).
Le fait que cet ange sorte du sanctuaire et de l'autel signifie que cette fin
est liée aux prières des saints et des martyrs, qui poussent le Christ à agir
(cf. Ap 8, 3-4).
C'est pourquoi l'Église, immédiatement après que
le Christ a été rendu présent sur l'autel par la consécration des espèces
eucharistiques, crie sa seconde venue - la Parousie - qui sera son triomphe
définitif : « Nous proclamons ta mort, nous proclamons ta résurrection. Viens,
Seigneur Jésus » (Missel
romain, Acclamation eucharistique après la consécration).
Psaume 95
Les arbres des
forêts dansent de joie
devant la face du
Seigneur, car il vient,
car il vient pour
juger la terre.
Le Seigneur vient
pour juger la terre.
Il jugera le
monde avec justice, *
et les peuples
selon sa vérité !

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