Leçon 24
Situation. L'obéissance aveugle d'Adolf Eichmann
En 1960, les services secrets capturent Adolf Eichmann, un ancien responsable nazi caché en Argentine. Durant son procès, le monde découvre avec effroi que cet homme n'était pas une "brute" assoiffée de sang, mais un simple fonctionnaire qui "exécutait les ordres". Il organisait la mort de milliers de personnes comme s'il classait des dossiers, sans jamais se demander si ce qu'il faisait était bien ou mal.
Q.
Qu'auriez-vous fait à la place d'Adolf Eichman ?
A. La
"banalité du mal" : quand la conscience se tait
La philosophe
Hannah Arendt a analysé le cas d'Eichmann. Elle a compris qu'il est devenu un
monstre non par méchanceté pure, mais parce qu'il a arrêté de penser.
- Eichmann n'écoutait plus sa conscience,
cette voix intérieure où Dieu nous parle.
- Il a agi comme une machine. Pour une
infirmière, c'est un grand danger : faire des soins de façon mécanique,
sans regarder le patient, c'est risquer de perdre son humanité.
- La prière est justement ce qui nous aide à réveiller
cette voix intérieure pour rester des êtres humains sensibles.
B. Plutarque
: éduquer, c'est allumer un feu
Comment éviter de
devenir un "Eichmann" ? Cela commence par l'éducation. Le philosophe
Plutarque expliquait que :
- L'esprit de l'étudiante (ou de
l'enfant) n'est pas un vase qu'on remplit de théories.
- C'est un foyer qu'il faut
enflammer : le professeur doit donner une "étincelle" pour
que l'étudiante aime la vérité et cherche à faire le bien par elle-même.
- Le rôle des parents : Pour éduquer la conscience des
enfants, les parents doivent leur donner du temps. Il ne s'agit pas
d'imposer des ordres, mais de parler "les yeux dans les yeux",
d'écouter leurs révoltes et de leur expliquer les raisons du bien. On
n'éduque pas par la force, mais en apprenant à l'autre à être libre et
responsable.
C. Thomas More
: le martyr de la conscience
À l'opposé
d'Eichmann, nous avons l'exemple de Saint Thomas More.
- Il a préféré être emprisonné et
condamné à mort plutôt que de trahir ce qu'il croyait juste.
- Dans ses lettres à sa fille
Marguerite, il explique que sa paix vient de son union avec les
souffrances du Christ.
- Sa leçon : Il ne faut jamais abandonner la prière, car
c'est elle qui nous donne la force de rester fidèle à notre conscience,
même quand tout le monde autour de nous fait le mal.
Conclusion pour
l'infirmière :
Votre conscience
est votre boussole. À l'hôpital, vous rencontrerez des situations difficiles.
Ne soyez pas de simples "exécutantes" de techniques, mais soyez des
femmes de conscience qui cherchent toujours le bien du patient.

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