LEÇON 23 : La souffrance
des enfants
1. LA SITUATION
Dorothée est une maman éprouvée. Son premier enfant souffre d'une anémie grave et les crises se succèdent depuis ses 3 ans.
Épuisée, elle se confie à Katy, une infirmière diplômée de l'ISSI. Dorothée pleure en racontant les paroles de son mari, Vincent : « Nous n'aurions jamais dû nous marier... Regarde la souffrance que nous avons provoquée en lui donnant la vie. »
Vincent se sent coupable et ne voit plus que le malheur de son fils.
2. QUESTION À RÉPONDRE
DANS LE CAHIER
Si vous étiez à la place
de Katy, que diriez-vous à Dorothée pour l'aider ? Et comment
conseilleriez-vous à Dorothée de parler à son mari Vincent pour apaiser sa
culpabilité ?
3. THÈME DE RÉFLEXION
Découvrir le sens de la
souffrance et transformer la culpabilité en un amour plus grand.
4. EXPLICATIONS DU
PROFESSEUR
A. La valeur chrétienne de
la souffrance des enfants
La souffrance d'un petit
enfant semble "inutile" ou injuste, mais pour le chrétien, elle a un
sens caché.
- Jésus a dit : « Laissez les enfants venir
à moi ». Il ne s'éloigne pas de l'enfant qui souffre, au contraire, Il
souffre avec lui.
- La douleur d'un enfant n'est jamais
perdue : elle est unie à celle de Jésus sur la Croix pour le salut du
monde. Dieu n'aime pas la douleur en elle-même, mais Il aime l'amour
immense qui naît de cette épreuve.
B. Trois regards sur la
douleur : Stoïcisme, Bouddhisme ou Christianisme.
Il existe différentes
façons de réagir face au malheur :
- La résignation (Stoïcisme) : On se dit : « C'est le destin, je dois
rester froid comme une pierre. » Mais cela durcit le
cœur.
- L'évasion (Bouddhisme) : On essaie de ne plus rien désirer ou de
ne plus s'attacher pour ne plus souffrir. C'est fuir la réalité.
- Le sens (Christianisme) : On cherche à comprendre comment cette
épreuve nous aide à aimer davantage. On agit pour soigner, tout en
cherchant Dieu dans la nuit.
C. L’Amour demande
d'accepter
L'amour n'est pas
seulement un sentiment de plaisir. Aimer quelqu'un, c'est accepter de souffrir
avec lui.
- Vincent a tort de regretter le mariage :
la vie de son enfant est un don, même si elle est marquée par la maladie.
- Dieu le Père a "accepté" la
souffrance de son Fils Jésus, par amour pour nous.
- Dans toutes les dimensions de
notre vie (corps, âme, esprit), l'acceptation de la réalité est le seul
chemin vers la paix.
5. CONSEIL PRATIQUE POUR
L'INFIRMIÈRE (KATY)
Comment aider Vincent à
travers Dorothée ?
Katy peut suggérer à
Dorothée de dire à son mari :
- « Vincent, notre fils n'est pas une
"erreur" ou une "souffrance provoquée". C'est une
personne que nous avons appelée à la vie. »
- Il faut l'aider à passer de la
culpabilité (se reprocher le passé) à la responsabilité (aimer l'enfant
aujourd'hui).
- Le conseil de Katy : « Dites à Vincent que son fils a besoin
d'un père qui l'aime tel qu'il est, et non d'un père qui regrette son
existence. L'enfant sent si son père l'accepte ou s'il se sent
coupable de sa naissance. »
6. TEMPS DE DIALOGUE AVEC
JÉSUS
Seigneur, aide-moi à ne
pas avoir peur de la souffrance. Apprends-moi à être une infirmière qui sait
consoler les cœurs brisés.
Mes 3 résolutions :
- Prier aujourd'hui pour les pères de famille
qui se sentent découragés ou coupables face à la maladie de leurs enfants.
- Écouter avec patience le prochain patient ou
parent qui viendra me parler de sa peine, sans l'interrompre.
- Accepter joyeusement une tâche difficile
aujourd'hui en l'offrant pour les enfants malades de Monkole.

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