DIEU LE PÈRE
SOUFFRE LORSQU’IL VOIT QUE NOUS POUVONS NOUS PERDRE.
Par notre souffrance
volontaire nous nous unissons à Lui et nous collaborons à ce que sa Volonté (sa
Grâce !, sa Miséricorde !) touche les cœurs des âmes, afin qu'elles trouvent la manière d'entrer en Communion d'Amour avec Lui.
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Saint Josémaria
Escrivá enseigne que la prière sans mortification est peu efficace car
la mortification est essentielle pour la purification de l'âme qui
prépare à une véritable rencontre avec Dieu dans la prière.
La mortification,
comprise non seulement comme de grands sacrifices mais surtout comme la lutte
quotidienne pour maîtriser les sens et la volonté, est le moyen de :
- Viriliser la volonté : La prière exige de la persévérance
et de la force spirituelle. La mortification (le renoncement à soi) rend
la volonté plus forte et capable d'être fidèle à l'engagement de
l'oraison, même quand cela coûte.
- Contrôler les sens et les pensées : Sans la discipline et la maîtrise
de soi apportées par la mortification, les distractions, la frivolité ou
les pensées inutiles peuvent facilement envahir l'esprit, rendant la
prière superficielle, vide ou inconstante.
- Vivre la charité : La prière est un dialogue d'amour
avec Dieu. La mortification, qui implique de renoncer à son égoïsme, est
l'expression concrète de l'amour de Dieu et du prochain. Une prière qui
n'est pas traduite en actes d'amour et de sacrifice dans la vie quotidienne
risque d'être vaine ou hypocrite.
- S'identifier au Christ : La sainteté passe par la Croix. La
mortification unit le chrétien au sacrifice rédempteur du Christ,
préparant le cœur à recevoir la grâce de Dieu dans l'oraison.
·
Chemin 91 : Tu m’as écrit : “ Prier, c’est
parler avec Dieu. Mais de quoi ? ” — De quoi ? De Lui, de
toi : joies, tristesses, succès et défaites, nobles ambitions, soucis
quotidiens…, faiblesses ! actions de grâces et demandes, Amour et
réparation.
·
En deux
mots, Le connaître et te connaître : “ se fréquenter ” !
Exemple de
Mortification et de son Lien avec l'Efficacité de la Prière
Saint Josémaria
met souvent l'accent sur les petites mortifications intérieures de la
vie ordinaire, qui sont des expressions concrètes de renoncement et d'amour.
L'Exemple du «
Bon Mot »
Un exemple
typique souvent mentionné par Saint Josémaria est :
Ce bon mot,
cette blague qui n'est pas sortie de ta bouche ; le sourire aimable pour qui
t'agace ; ce silence devant l'accusation injuste ; une conversation
bienveillante avec les « raseurs » et les importuns ; le fait de passer, chaque
jour, sur les détails ennuyeux et impertinents de ton entourage… Tout cela,
avec persévérance : voilà de la bonne mortification intérieure. (Chemin, n°
173).
Si une personne
prie régulièrement, mais qu'elle ne se mortifie pas en s'abstenant de
prononcer une critique acerbe ou un « bon mot » méchant sur le
dos d'un collègue, sa prière manque d'efficacité et de sincérité.
- Prière sans mortification : La personne consacre du temps à parler à Dieu (prière), mais au moment où la charité est mise à l'épreuve (l'occasion de critiquer), elle cède à son égoïsme ou à sa vanité. Sa volonté est faible. Le dialogue d'amour avec Dieu n'a pas été assez fort pour transformer son comportement. La prière est peu efficace car elle ne parvient pas à transformer la vie.
- Prière avec mortification : Si, par amour pour Dieu et pour se
conformer à Lui (fruit de la prière), la personne se tait ou offre
un sourire aimable (mortification), elle prouve que son cœur est
engagé dans la lutte ascétique. Elle a renoncé à sa propre satisfaction
pour la charité. Cette mortification fortifie l'âme et rend la
prière plus profonde et plus méritoire, car elle est en cohérence avec
l'Amour de Dieu.
La mortification
est donc la pierre de touche de la sincérité et de la force de la vie
spirituelle et de la prière. Elle est ce qui permet à l'âme de s'unir
réellement au Christ et d'être disponible pour l'action de l'Esprit Saint.

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