26 octobre 2025.
30 dimanche du Temps ordinaire. C
Luc 18, 9-14
L’ÉVANGILE de la messe d’aujourd’hui rapporte une
parabole de Jésus qui oppose deux attitudes possibles devant Dieu. Deux hommes
montèrent au Temple pour prier : l’un était pharisien, l’autre publicain.
L’humilité est essentielle dans la vie chrétienne.
Comme l’enseignait saint Augustin, cette vertu « est la
demeure de la charité ». Et le saint d’Hippone ajoutait :
« Si vous me
demandez ce qui est le plus essentiel dans la religion: la première chose,
c’est l’humilité ; la deuxième, l’humilité ; la troisième, l’humilité. »
Cervantes: « l’humilité est mère de la modestie et sœur de la
tempérance ; avec elle, les vices ne
peuvent triompher, car dans sa douceur se brisent les flèches du péché. »
LORSQU’IL VOIT approcher la fin probable de sa vie, saint
Paul, écrit à Timothée : « J’ai mené le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai
gardé la foi » (2 Tm 4, 7).
Dans ces mots, il n’y a rien de la vanité du pharisien de
la parabole. Depuis le moment de sa conversion, Paul s’est reconnu pécheur et a
compris la centralité de la grâce.
C’est pourquoi, alors qu’il s’apprête à achever son chemin ici-bas, il
reconnaît avec gratitude l’action de Dieu : « Le Seigneur m’a assisté et m’a
fortifié.
La vertu de l’humilité ouvre en nous un espace pour que le Seigneur puisse agir.
Ce
n’est qu’en nous reconnaissant pécheurs, tels que nous sommes, que nous pouvons
faire l’expérience de la miséricorde de Dieu et nous remplir d’espérance.
Nous ne pouvons rien sans la grâce de Dieu. Mais, avec
son aide, si nous nous fions à son amour pour nous, nous sommes capables de
parvenir à la sainteté.


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