28 octobre 2025.
Mardi de la semaine 30 du Temps ordinaire. Impair
Luc 6, 12-19
Fête de Saint Simon et Jude.
NOUS CÉLÉBRONS demain la fête des apôtres Simon et
Jude Thaddée, qui partagent une date dans le calendrier parce que, dans le
Nouveau Testament, ils sont toujours mentionnés ensemble lorsque l’on cite la
liste des Douze.
En outre, selon certaines traditions anciennes, ils ont
tous deux prêché et ont été martyrisés en Mésopotamie, une région du
Proche-Orient située entre le Tigre et l’Euphrate, qui coïncide avec certaines
zones de l’Irak et de la Syrie d’aujourd’hui.
L’Évangile de Luc nous apprend que Simon était appelé «
le Zélote » (Lc 6, 15), un mot qui, en araméen, signifiait littéralement « zélé
», « passionné ».
Il désignait aussi ceux qui appartenaient ou
sympathisaient avec un mouvement, alors en vogue en Israël, qui s’opposait à la
domination romaine en encourageant le non-paiement des impôts et en promouvant
diverses formes de révolte.
Il est tout à fait possible que Simon ait partagé les
idées de ce groupe. Son surnom indique qu’il se distinguait « par un zèle
ardent pour l’identité juive et, par conséquent, pour Dieu, pour son peuple et
pour la Loi divine. Si tel est le cas, Simon est aux antipodes de Matthieu qui,
au contraire, en tant que publicain, était issu d’une activité considérée comme
totalement impure. C’est un signe clair que Jésus appelle ses disciples et
collaborateurs des couches sociales et religieuses les plus diverses, sans
exclusion. Il s’intéresse aux personnes, et non aux catégories sociales ou aux
étiquettes ».
Le prélat de l’Opus Dei nous invite à vivre une
fraternité chrétienne qui évite « la discrimination dans nos relations
mutuelles, qui pourrait survenir lorsque l’on constate des différences. En
réalité, cette diversité est souvent une richesse de caractères, de
sensibilités, d’intérêts, etc. » La figure de saint Simon nous montre qu’il est
possible d’aimer les autres au-delà de la sympathie ou de l’antipathie
naturelle, en s’aimant « comme de vrais frères et sœurs, avec la bonté et la
compréhension propres à ceux qui forment une famille unie » .
SAINT JUDE Thaddée, dont le surnom signifie « magnanime
», a posé une question à Jésus lors de la dernière Cène : « Seigneur, que se
passe-t-il ? Est-ce à nous que tu vas te manifester, et non pas au monde ? » Jn
14, 22) C’est une question que nous pourrions également nous poser aujourd’hui
: pourquoi le Seigneur ne s’est-il pas montré ressuscité de manière plus
spectaculaire ? Pourquoi ne s’est-il pas montré victorieux de ses adversaires ?
Pourquoi n’a-t-il choisi qu’un petit nombre de disciples pour être les témoins
de sa résurrection ?
Parfois, nous aimerions que Jésus intervienne de manière
plus visible ou plus immédiate dans notre vie, ainsi que dans les grands
événements qui marquent l’histoire du monde.
Mais ce n’est pas la voie de Dieu. Jésus-Christ, mort et
ressuscité pour nous, se présente à la fois lumineux et discret.
Comme le prêchait Saint Josémaria, nous comprenons ainsi
qu’Il «désire régner sur nos cœurs d’enfants de Dieu. Mais ne pensons pas aux
royautés humaines ;
Le Christ ne domine pas et il ne cherche pas à s’imposer.
Son royaume, c’est la paix, la joie, la justice. Le Christ, notre Roi, n’attend
pas de nous de vains raisonnements, mais des actes, car ce n’est pas
celui qui dit Seigneur, Seigneur ! qui entrera au royaume des cieux, mais celui
qui fait la volonté de mon Père du ciel, celui-là entrera».

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