Ayant trouvé la liberté, l’Eglise va formuler avec précision
la doctrine sur certaines questions fondamentales de la foi chrétienne :
la Très Sainte Trinité, le mystère du Christ et le problème de la grâce.
La définition du dogme catholique a été élaborée apres de durs combats théologiques contre les hérésies. Les conciles œcuméniques ont été un instrument essentiel pour la définition de la foi. Il y a 8 conciles entre les siècles 4 et 9
325 Nicée : le Fils consubstantiel au Père.
381 Constantinople I : la divinité de
l’Esprit Saint.
La théologie
trinitaire fut complétée lors du Ier concile de Constantinople, qui affirma la divinité de l’Esprit Saint, contre le
macédonianisme.
Aussi, avant le fin du IVe siècle, la doctrine catholique de la Très Sainte Trinité a été consignée dans le « Symbole de Nicée-Constantinople.
Cependant, les relations du Saint-Esprit avec le Fils, n’ont pas été l’objet d’une déclaration explicite dans le Symbole. Ce point allait plus tard être à l’origine du célèbre problème du Filioque, destiné à devenir, pendant plusieurs siècles, la pomme de discorde entre l’Orient et l’Occident chrétiens.
431 Éphèse : la maternité divine de Marie.
451 Chalcédoine : les deux natures en la seule personne du Christ.
553 Constantinople II : non à une doctrine attribuée à Théodore de Mopsueste
CEC 468 : Après le
Concile de Chalcédoine, certains firent de la nature humaine du Christ une
sorte de sujet personnel.
Contre eux, le
cinquième Concile œcuménique, à Constantinople en 553, a confessé à propos du
Christ : " Il n’y a qu’une seule
hypostase [ou personne], qui est notre Seigneur Jésus-Christ, un de la
Trinité ".
Tout dans l’humanité du Christ doit donc être attribué à sa personne divine comme à son sujet propre, non seulement les miracles mais aussi les souffrances et même la mort : " Celui qui a été crucifié dans la chair, notre Seigneur Jésus-Christ, est vrai Dieu, Seigneur de la gloire et Un de la sainte Trinité ".
CEC 469 : L’Église confesse ainsi que Jésus est inséparablement vrai Dieu et vrai homme. Il est vraiment le Fils de Dieu qui s’est fait homme, notre frère, et cela sans cesser d’être Dieu, notre Seigneur :
" Il
resta ce qu’Il était, Il assuma ce qu’il n’était pas ", chante la liturgie
romaine.
680 Constantinople III : deux volontés dans le Christ.
787 Nicée II : le culte des images
869 Constantinople IV: fin du
schisme de Photius (qui avait séparé pour la 1ère fois les
orthodoxes).
Pour un étudiant qui cherche la vérité au milieu de multiples courants religieux, le Concile de Nicée n'est pas seulement un événement du passé, c’est la boussole qui empêche de se perdre
Le Roc de Nicée : Pourquoi 325 change tout ?
Lorsque vous discutez avec des amis qui doutent de la divinité de Jésus (comme les témoins de Jéhovah ou certains courants unitaires), rappelez-leur ce moment où l'Église a dit "Stop" à la confusion.
Le défi d'Arius : Il disait que Jésus était "le plus grand des hommes", une sorte de "super-créature", mais pas Dieu. C’est séduisant parce que c’est plus facile à comprendre rationnellement.
La réponse de Nicée : Les évêques (dont beaucoup portaient encore les cicatrices des persécutions) ont affirmé que Jésus est « de même nature que le Père » (le fameux Homoousios).
L'enjeu pour nous : Si Jésus n'est pas Dieu, Il ne peut pas nous sauver. Un simple homme, aussi parfait soit-il, ne peut pas faire le pont entre le Ciel et la Terre. À Nicée, l'Église a protégé notre salut.
Le Crédo : Notre "Code de Sécurité"
À Kemi, vous apprenez la rigueur scientifique. Le Crédo (le Symbole de la foi) est la rigueur de l'âme. C’est un texte qui définit les frontières de la réalité chrétienne.
Consubstantiel au Père : C’est le mot-clé. Cela signifie que quand nous voyons Jésus, nous voyons Dieu. Il n'y a pas de "Dieu caché" derrière Jésus qui serait différent de Lui.
La Sérénité du Dogme : Contrairement aux "prophéties" qui changent tous les matins au gré des humeurs d'un pasteur, le Crédo de Nicée n'a pas bougé depuis 1700 ans. C’est la stabilité dont un intellectuel a besoin pour construire sa vie intérieure.
Un argument pour vos discussions
Si un camarade vous dit que « la divinité de Jésus a été inventée plus tard par les prêtres », montrez-lui que Nicée n'a rien "inventé" : le Concile a simplement mis en mots ce que les Apôtres vivaient déjà en mourant pour le nom de Jésus.
Conseil pédagogique : Vous pouvez suggérer aux étudiants de réciter le Crédo de Nicée-Constantinople très lentement ce soir, en s'arrêtant sur chaque mot, pour savourer la précision de leur foi.

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