14 septembre, 2025

Notes pour le 15 septembre 2025. Notre Dame de Douleurs

 

15 septembre 2025.

Notre Dame des Douleurs

Lundi de la 24 semaine du Temps Ordinaire. Impair


 

*Évangile* : Jean 19, 25-27

 Jean 19, 25-27 décrit la scène poignante de Marie, la mère de Jésus, au pied de la croix. La phrase centrale est la suivante :

« Jésus, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : "Femme, voici ton fils." Puis il dit au disciple : "Voici ta mère." Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. »

 

Résolution : Je dois prendre chez-moi Marie avec toutes ses douleurs pour la conversion des enfants de Dieu (trop distraits).

 

La fête de Notre-Dame des Douleurs, célébrée le 15 septembre, commémore les souffrances que la Vierge Marie a endurées tout au long de sa vie, en particulier lors de la passion de Jésus. Jean 19, 25-27 et Hébreux 5, 7-9 sont deux passages qui, bien que distincts, convergent pour illustrer la souffrance salvifique, l'obéissance, et la compassion divine et humaine.


La phrase principale dans Jean 19, 25-27

Jean 19, 25-27 décrit la scène poignante de Marie, la mère de Jésus, au pied de la croix. La phrase centrale est la suivante :

« Jésus, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : "Femme, voici ton fils." Puis il dit au disciple : "Voici ta mère." Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. »

Ce passage révèle deux dimensions de la Passion :

·        La douleur maternelle : Marie est là, debout, près de son fils mourant. Sa présence exprime une douleur profonde et une solidarité sans faille. Elle est la première à communier de manière si intime à la souffrance de Jésus, réalisant la prophétie de Siméon : « et toi, ton âme sera traversée d'un glaive. » (Luc 2, 35).

·        Le don de la maternité spirituelle : Les paroles de Jésus ne sont pas un simple acte filial de prendre soin de sa mère. En confiant Marie au disciple et le disciple à Marie, il établit une nouvelle relation spirituelle. Marie devient la Mère de tous les disciples et, par extension, la Mère de l'Église. Le « disciple bien-aimé » représente chaque chrétien, appelé à accueillir Marie dans sa vie.




Rapport avec Hébreux 5, 7-9

Le passage d'Hébreux 5, 7-9 se concentre sur la souffrance de Jésus en tant que Grand Prêtre :

« C'est lui qui, pendant les jours de sa vie dans la chair, a offert des prières et des supplications, avec de grands cris et des larmes, à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé en raison de sa soumission filiale. Bien qu'il fût le Fils, il a appris l'obéissance par les souffrances qu'il a endurées. Et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause d'un salut éternel. »

La relation entre ces deux passages se situe dans la compréhension de la souffrance et de l'obéissance.

·        Jésus, le serviteur souffrant : Hébreux décrit Jésus offrant ses prières « avec de grands cris et des larmes » (une évocation de Gethsémani), soulignant la réalité de sa souffrance humaine. Dans Jean, la présence de sa mère et les paroles qu'il prononce sont le point culminant de cette souffrance, où il se montre pleinement homme, non un surhomme insensible, mais un Fils vulnérable.

·        La leçon d'obéissance : Hébreux affirme que Jésus a « appris l'obéissance par les souffrances ». Son obéissance n'est pas une simple soumission passive, mais un apprentissage actif et une adhésion profonde à la volonté de son Père. La présence de Marie au pied de la croix illustre cette obéissance, non seulement celle de Jésus, mais aussi la sienne propre. Marie a dit « Oui » à l'Annonciation et elle le maintient dans la souffrance, unissant sa volonté à celle de son Fils. Son « Fiat » (Luc 1, 38) se prolonge jusqu'au Calvaire.

·        La compassion et le salut : Hébreux montre que la souffrance de Jésus le conduit à la « perfection » et en fait la « cause d'un salut éternel » pour ceux qui lui obéissent. Dans Jean, la souffrance de Marie n'est pas stérile : elle est intégrée à l'acte de rédemption de son Fils. En recevant la maternité spirituelle de l'Église, elle devient elle-même un instrument de salut et de compassion, montrant aux disciples comment endurer la souffrance et l'offrir à Dieu en union avec le Christ.

 


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