6 juin 2025. Vendredi de la 7ème semaine de Pâques.
*Écoute, Seigneur* :
Demain, 8ème jour du décenaire au Saint Esprit.
Les 9 Fruits de l’Esprit Saint. Demain les trois premiers : amour,
joie et paix.
Selon la lettre aux Galates (Galates 5:22-23), les
fruits du Saint-Esprit sont :
1. *L'amour* (Agapè) (charité) : C'est un amour
inconditionnel, désintéressé, qui cherche le bien de l'autre avant le sien. Ce
n'est pas un amour basé sur l'émotion, mais sur une décision et une volonté.
C'est l'amour que Dieu a pour nous et celui qu'il nous appelle à avoir pour lui
et pour notre prochain.
2. *La joie* (Chara) : Ce n'est pas une simple gaieté ou un
bonheur passager dépendant des circonstances, mais une joie profonde et durable
qui vient de notre relation avec Dieu, quelles que soient les épreuves. C'est
une paix intérieure qui transcende les difficultés.
3. *La paix* (Eirènè) : Il
s'agit d'une tranquillité d'esprit, d'une sérénité qui vient de la
réconciliation avec Dieu et de la confiance en Lui. C'est aussi la capacité de
vivre en harmonie avec les autres, malgré les différences.
J’ai ordonné de le garder en prison jusqu’au
renvoi de sa cause devant l’empereur.
Paul en prison car il a dit que Jésus est vivant.
Jésus est vivant ! Aussi pour moi.
Il ne m’abandonnera
jamais.
Voici mon espérance.
*Jean 21, 15-19*
Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que
ceux-ci ?
Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime.
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Méditation pour le 8ème jour du
décenaire.
SAINT PAUL énumère la douceur parmi les fruits de l’Esprit Saint
(cf. Ga 5, 23).
Saint Thomas d’Aquin signale que la douceur « réprime l’emportement de
la colère ».
Peut-être nous sommes-nous
souvent demandé pourquoi certaines situations ou certaines personnes nous
agacent. Parfois, nous sommes pris de court par un sentiment de colère ou bien
nous sentons qu’elle est en train de naître dans notre cœur. Il est clair
qu’elle peut être présente dans notre vie et menacer efficacement notre paix et
la paix de ceux qui nous entourent.
Un des effets de la colère est d’« empêcher au plus haut point, à cause
de son impétuosité, l’esprit de l’homme de juger librement de la vérité ».
Par conséquent, un premier pas pour la surmonter est de se connaître le
mieux possible : savoir comment sont nos coups de colère, comment ils se
produisent, comment ils arrivent et disparaissent.
Cette connaissance, accompagnée de la grâce que nous demandons à Jésus,
« doux et humble de cœur », constitue un fondement solide pour livrer ces
combats et parvenir à la paix intérieure. Notre comportement n’est pas spontané
mais se prépare dans le cœur, parfois inconsciemment. Un obstacle, souvent
difficile à déceler, ce sont les jugements que nous portons sur nous-mêmes ou
sur les autres, spécialement les jugements critiques ou négatifs.
D’un côté, notre mission n’est pas de juger les autres ; nous ne voulons
pas devenir comme des dieux dans cette tâche, nous préférons regarder les
autres comme des enfants du même Père et penser au bonheur qu’ils atteindront
dans le ciel.
D’un autre côté, la critique de nous-mêmes sans espérance peut
facilement devenir le bouillon de culture de la colère. Si je me sens jugé, si
j’éprouve de la frustration devant les résultats obtenus, il est facile que ces
sentiments aient une influence sur la manière dont je gère les événements de la
journée.
C’est pourquoi, les coups de colère peuvent servir à prendre
conscience que notre cœur a besoin de calme et de paix intérieure. Nous
demandons à l’Esprit Saint de nous aider à bien connaître les ressorts les plus
cachés de nos actions.

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