27 septembre, 2024

Notes pour la Messe du samedi, 28 septembre 2024. CEC 555

 


Luc 9, 43b-45    2ème annonce de la passion  Le disciples ont peur de l’avenir douloureux…

 

En ce temps-là, comme tout le monde était dans l’admiration devant tout ce qu’il faisait, Jésus dit à ses disciples : « Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant : le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. » Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole, elle leur était voilée, si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens, et ils avaient peur de l’interroger sur cette parole.

 

La liturgie de cette année paire saute le grand événement de la Transfiguration et nous présente la deuxième annonce de la Passion. 

Logiquement, les apôtres ont peur. 

Mais la pédagogie du Seigneur est merveilleuse. La Trinité s'est manifestée dans le Baptême de Jésus (qui est un avant-goût de notre Régénération) et la Trinité s'est aussi manifestée dans la Transfiguration (qui est un avant-goût de notre Résurrection). 

Le Seigneur veut que nous n'oubliions pas que le plan de Dieu est de réparer les péchés de l'humanité par sa douleur d'Amour, par sa Pâque. 

Nous sommes vraiment devant *le Mystère de notre Foi*.

 

La mention de la Passion, malgré l'incompréhension des disciples, est un rappel du chemin de souffrance qui mène à la Rédemption. 

La Passion doit être vue dans le cadre plus large du plan salvifique de Dieu, manifesté aussi bien dans le Baptême que dans la Transfiguration.

 

Pour ce qui est de la première lecture de Qohèleth (Ecclésiaste), elle semble décrire la fragilité et la brièveté de la vie humaine, avec une exhortation à ne pas perdre de temps, mais à vivre pleinement avant que la vieillesse et la mort ne viennent. 

Cette méditation sur la vanité de la vie terrestre est en contraste avec l'enseignement de Jésus sur le plan divin, où la souffrance et la mort trouvent un sens dans la perspective de la Résurrection.

 

La relation entre ces deux lectures peut se trouver dans la compréhension du temps et de la destinée

Le Qohèleth nous rappelle que tout est éphémère sous le soleil, tandis que l'Évangile éclaire ce mystère par la foi en la Passion et la Résurrection de Jésus. 

Là où Qohèleth insiste sur la vanité de la vie humaine, Jésus montre que même la souffrance et la mort ont une place dans le dessein éternel de Dieu

Les disciples ne comprennent pas encore cette perspective, tout comme beaucoup dans la vie humaine ont du mal à saisir le sens profond de la souffrance et du sacrifice.

 

Quant au Psaume 89, il reprend le thème du temps et de la fragilité humaine. 

Le psalmiste se tourne vers Dieu pour obtenir la sagesse du cœur (« Apprends-nous la vraie mesure de nos jours »). 

Il prie pour la miséricorde de Dieu et sa bienveillance, afin que la vie éphémère de l'homme trouve sa consolation en Lui. 

Ce psaume résonne donc bien avec les deux autres lectures. Il exprime le cri de l'humanité consciente de sa faiblesse, mais cherchant refuge dans la miséricorde divine, de même que Jésus invite ses disciples à se confier au plan de Dieu, même face à la souffrance.

 

En résumé, voici la relation :

 

Qohèleth : la fragilité et la brièveté de la vie humaine.

 

Évangile : la souffrance humaine trouve un sens dans le plan de Dieu à travers la Passion et la Résurrection.

 

Psaume : une prière pour la sagesse et la miséricorde de Dieu, face à la brièveté de la vie.

 

 

Tous ces textes pointent vers la nécessité d’accepter notre condition humaine tout en ayant foi dans le plan divin qui transcende le temps et la mort.

 

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Le CEC nous fait un résumé de ce Mystère : Un avant-goût du Royaume : La Transfiguration

 

CEC 554

À partir du jour où Pierre a confessé que Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant, le Maître " commença de montrer à ses disciples qu’il lui fallait s’en aller à Jérusalem, y souffrir (...) être mis à mort et, le troisième jour, ressusciter " (Mt 16,21) : 

Pierre refuse cette annonce (cf. Mt 16,22-23), les autres ne la comprennent pas davantage (cf. Mt 17,23 Lc 9,45). 


C’est dans ce contexte que se situe l’épisode mystérieux de la Transfiguration de Jésus (cf. Mt 17,1-8 par. ; 2P 1,16-18), sur une haute montagne, devant trois témoins choisis par lui : Pierre, Jacques et Jean. Le visage et les vêtements de Jésus deviennent fulgurants de lumière, Moïse et Elie apparaissent, lui " parlant de son départ qu’il allait accomplir à Jérusalem " (Lc 9,31). 

Une nuée les couvre et une voix du ciel dit : " Celui-ci est mon Fils, mon Élu ; écoutez-le " (Lc 9,35).

 

CEC 555

Pour un instant, Jésus montre sa gloire divine, confirmant ainsi la confession de Pierre. 

Il montre aussi que, pour " entrer dans sa gloire " (Lc 24,26), il doit passer par la Croix à Jérusalem. 

Moïse et Elie avaient vu la gloire de Dieu sur la Montagne ; la Loi et les prophètes avaient annoncé les souffrances du Messie (cf. Lc 24,27). La passion de Jésus est bien la volonté du Père : le Fils agit en Serviteur de Dieu (cf. Is 42,1). La nuée indique la présence de l’Esprit Saint : " Toute la Trinité apparut : le Père dans la voix, le Fils dans l’homme, l’Esprit dans la nuée lumineuse " (S. Thomas d’A., s. th. III 45,4, ad 2) :

 

CEC 556

Au seuil de la vie publique : le Baptême ; au seuil de la Pâque : la Transfiguration. 

Par le Baptême de Jésus " fut manifesté le mystère de notre première régénération " : notre Baptême ; la Transfiguration " est le sacrement de la seconde régénération " : notre propre résurrection (S. Thomas d’A., s. th. III 45,4, ad 2). 

Dès maintenant nous participons à la Résurrection du Seigneur par l’Esprit Saint qui agit dans les sacrements du Corps du Christ. 

La Transfiguration nous donne un avant-goût de la glorieuse venue du Christ " qui transfigurera notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire " (Ph 3,21). 

Mais elle nous rappelle aussi qu’" il nous faut passer par bien des tribulations pour entrer dans le Royaume de Dieu " (Ac 14,22) :

 

Cela Pierre ne l’avait pas encore compris quand il désirait vivre avec le Christ sur la montagne (cf. Lc 9,33). 

Il t’a réservé cela, Pierre, pour après la mort. 

Mais maintenant il dit lui-même : Descend pour peiner sur la terre, pour servir sur la terre, pour être méprisé, crucifié sur la terre. La Vie descend pour se faire tuer ; le Pain descend pour avoir faim ; la Voie descend, pour se fatiguer en chemin ; la Source descend, pour avoir soif ; et tu refuses de peiner ? (S. Augustin, serm. 78, 6 : PL 38, 492-493).

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