05 août, 2025

ISSI. Leçon 26. La coopération au mal.

 


Leçon 26.  La coopération au mal.

1. LA SITUATION

Maggy, étudiante à l'ISSI, est approchée par Pierre, un agent d'une clinique privée. Il lui propose de donner ses ovules contre une forte somme d'argent pour aider des femmes qui ne parviennent pas à avoir d'enfants (fécondation artificielle). Maggy est tentée, car elle a besoin d'argent pour ses études. Mais sa collègue Glody l'avertit : « Maggy, tu ne peux pas accepter. En faisant cela, tu coopères à une action qui n'est pas moralement bonne, même si l'intention semble généreuse. »

2. THÈME DE RÉFLEXION

La coopération au mal : Comprendre que notre responsabilité est engagée lorsque nous aidons, facilitons ou approuvons une action mauvaise commise par un autre.

3. QUESTION À RÉPONDRE DANS VOTRE CAHIER

Est-on responsable du mal si l'on ne fait qu'apporter une "pièce" (comme un ovule ou un service technique) à une action réalisée par d'autres ? Pourquoi l'intention d'aider des femmes sans enfants ne suffit-elle pas à rendre cet acte bon ?


4. EXPLICATIONS DU PROFESSEUR

A. Qu'est-ce que la coopération au mal ? Le péché est toujours un acte personnel, mais nous devenons responsables du mal commis par les autres si nous y participons de l'une des manières suivantes :

  • En participant directement : Fournir le matériel nécessaire (comme des ovules) pour une action moralement problématique.
  • En conseillant ou en approuvant : Dire que c'est une bonne chose ou encourager quelqu'un à le faire.
  • En protégeant ou en se taisant : Aider ceux qui font le mal à se cacher ou ne pas empêcher l'acte quand on en a le devoir.
  • Le principe : Si j'aide volontairement à la réalisation d'un acte mauvais, je partage la responsabilité de cet acte.

B. Pourquoi la fécondation artificielle pose-t-elle un problème éthique ?

  1. La dissociation de la parenté : Faire intervenir une tierce personne (don d'ovules ou de sperme) blesse le droit de l'enfant à naître d'un père et d'une mère qu'il connaît et qui sont liés par le mariage.
  2. La domination de la technique : Dans la fécondation artificielle, la vie humaine n'est plus le fruit d'un acte d'amour entre deux personnes, mais devient un produit fabriqué par des médecins et des biologistes. L'embryon est alors traité comme un objet technique.
  3. L'enfant est un don, pas un "dû" : On n'a pas un "droit à l'enfant". L'enfant est une personne libre, pas un objet de propriété qu'on peut commander ou acheter par la technologie.

C. La souffrance de l'infertilité et la fécondité spirituelle La stérilité physique est une épreuve douloureuse, mais elle n'est pas un mal absolu.

  • S'associer à la Croix : Les couples qui ne peuvent pas avoir d'enfants sont invités à transformer cette souffrance en une fécondité différente.
  • L'adoption et le service : On peut être "parent" de bien d'autres manières : en adoptant des enfants délaissés ou en se donnant au service des autres (par exemple, dans le métier d'infirmière).
  • La dignité avant tout : Vouloir un enfant est une bonne chose, mais on ne peut pas utiliser n'importe quel moyen pour l'obtenir. La fin ne justifie jamais les moyens.

5. TROIS RÉSOLUTIONS PRATIQUES

  1. Réfléchir avant d'agir : Avant d'accepter un travail ou une mission médicale, se demander : « Est-ce que cette action respecte la dignité de la personne humaine du début à la fin ? »
  2. Protéger son intégrité : Ne pas vendre son corps ou ses capacités biologiques pour de l'argent, car la personne humaine n'a pas de prix, elle a une dignité.
  3. Encourager la vraie fécondité : Accompagner avec douceur les patientes qui souffrent d'infertilité, en les aidant à découvrir que leur valeur ne se réduit pas à leur capacité de procréer, et en les orientant vers des formes de don de soi.

 

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