Leçon 26. La coopération au mal.
1. LA SITUATION
Maggy, étudiante à l'ISSI, est approchée par Pierre, un agent d'une
clinique privée. Il lui propose de donner ses ovules contre une forte somme
d'argent pour aider des femmes qui ne parviennent pas à avoir d'enfants
(fécondation artificielle). Maggy est tentée, car elle a besoin d'argent pour
ses études. Mais sa collègue Glody l'avertit : « Maggy, tu ne peux pas
accepter. En faisant cela, tu coopères à une action qui n'est pas moralement
bonne, même si l'intention semble généreuse. »
2. THÈME DE RÉFLEXION
La coopération au mal : Comprendre que notre responsabilité est engagée
lorsque nous aidons, facilitons ou approuvons une action mauvaise commise par
un autre.
3. QUESTION À RÉPONDRE DANS VOTRE CAHIER
Est-on responsable du mal si l'on ne fait qu'apporter une
"pièce" (comme un ovule ou un service technique) à une action
réalisée par d'autres ? Pourquoi l'intention d'aider des femmes sans enfants ne
suffit-elle pas à rendre cet acte bon ?
4. EXPLICATIONS DU PROFESSEUR
A. Qu'est-ce que la coopération au mal ? Le péché est toujours
un acte personnel, mais nous devenons responsables du mal commis par les autres
si nous y participons de l'une des manières suivantes :
- En
participant directement : Fournir le matériel nécessaire (comme des
ovules) pour une action moralement problématique.
- En
conseillant ou en approuvant : Dire que c'est une bonne chose ou
encourager quelqu'un à le faire.
- En
protégeant ou en se taisant : Aider ceux qui font le mal à se cacher ou
ne pas empêcher l'acte quand on en a le devoir.
- Le
principe : Si j'aide volontairement à la réalisation d'un acte mauvais, je
partage la responsabilité de cet acte.
B. Pourquoi la fécondation artificielle pose-t-elle un problème éthique
?
- La
dissociation de la parenté : Faire intervenir une tierce personne (don
d'ovules ou de sperme) blesse le droit de l'enfant à naître d'un père et
d'une mère qu'il connaît et qui sont liés par le mariage.
- La
domination de la technique : Dans la fécondation artificielle, la vie
humaine n'est plus le fruit d'un acte d'amour entre deux personnes, mais
devient un produit fabriqué par des médecins et des biologistes. L'embryon est
alors traité comme un objet technique.
- L'enfant
est un don, pas un "dû" : On n'a pas un
"droit à l'enfant". L'enfant est une personne libre, pas un
objet de propriété qu'on peut commander ou acheter par la technologie.
C. La souffrance de l'infertilité et la fécondité spirituelle La stérilité
physique est une épreuve douloureuse, mais elle n'est pas un mal absolu.
- S'associer
à la Croix : Les couples qui ne peuvent pas avoir
d'enfants sont invités à transformer cette souffrance en une fécondité
différente.
- L'adoption
et le service : On peut être "parent" de bien
d'autres manières : en adoptant des enfants délaissés ou en se donnant au
service des autres (par exemple, dans le métier d'infirmière).
- La dignité
avant tout : Vouloir un enfant est une bonne chose, mais
on ne peut pas utiliser n'importe quel moyen pour l'obtenir. La fin ne justifie
jamais les moyens.
5. TROIS RÉSOLUTIONS PRATIQUES
- Réfléchir
avant d'agir : Avant d'accepter un travail ou une mission
médicale, se demander : « Est-ce que cette action respecte la dignité de
la personne humaine du début à la fin ? »
- Protéger
son intégrité : Ne pas vendre son corps ou ses capacités
biologiques pour de l'argent, car la personne humaine n'a pas de prix,
elle a une dignité.
- Encourager
la vraie fécondité : Accompagner avec douceur les patientes qui
souffrent d'infertilité, en les aidant à découvrir que leur valeur ne se
réduit pas à leur capacité de procréer, et en les orientant vers des
formes de don de soi.

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